--Forum fermé--
 

Partagez | 
 

 Attribution

Aller en bas 
AuteurMessage
Lucius Esteban

avatar

Race : Humain
Age du personnage : 27
Armes : Épée large
Messages : 6
Date d'inscription : 07/04/2012

Feuille de personnage
Niveau:
11/20  (11/20)

MessageSujet: Attribution   Mer 9 Mai - 23:35

[Ce sujet sert à toute attribution, peu importe l'intendant.]



Lucius rajusta ses manches, s'assurant que sa chemise dépasse de très exactement un quart de pouce de son manteau, puis croisa les mains derrière son dos, sans se retourner vers les trois chefs.

— « Allez. Dans l'ordre. » Les trois soldats lui firent une révérence, même s'il ne les regardaient pas, puis quittèrent la pièce, dos droit, mais en discrétion. Après que les portes se refermèrent doucement, dans un bruit à peine audible, l'intendant soupira, fermant les yeux, se balançant de l'avant vers l'arrière doucement. Un geste à peine visible. Cela risquerait de prendre quelques temps avant que le jeune garçon n'arrive. Il avait tout le temps du monde pour se préparer.

Ç'allait certainement être une surprise pour ce jeune monsieur. Ç'allait surtout être tout un honneur pour le jeune. Le premier écuyer officiel de Valor. Le premier à être attribué. Il allait marquer l'histoire; tant de pression allait reposer sur ses épaules, maintenant. Il devait faire la fierté de l'Ordre, de la ville. Tous les regards allaient se reposer sur lui. Même si Lucius appréciait d'avoir toutes les vues sur lui (ou plutôt, il le remarquait à peine, il était mieux que cela...), il compatissait avec le jeune enfant. C'était que pression, attendes démesurées, il allait devoir gérer beaucoup de stress. C'était bien parce qu'il était un enfant que le politicien montrait une certaine compassion. Il savait fort bien que, s'il avait une quinzaine d'années, il se serait dit « eh bien, il serait peut-être temps que tu apprennes à te comporter en adulte ».

Mais Lucius avait espoir. Lucius avait confiance en ce jeune homme. Même si... ce n'était pas à cause de cela qu'il l'avait sélectionné en premier.

L'intendant, toujours habillé de son manteau brun, un foulard bleu au cou, pris siège à sa place habituelle. C'était le fauteuil le plus près de la fenêtre, à l'opposé des grandes portes. Si jamais un assassin passerait par-là, il se ferait frappé par le dos! Lucius préférait de loin voir ses... interlocuteurs de face. Il n'était certainement pas du genre à se retourner, se tordant le cou pour parler aux intrus. Certes, il pourrait toujours avoir une visite surprise par la fenêtre, mais il était assez rare que des gens grimpent par là. Qui sait, peut-être qu'un jour, cela arrivera, mais il adorait tout de même sa place ainsi.

Il croisa sa jambe droite sur celle de gauche, reposant son dos sur le fauteuil, suivit d'un deuxième soupir. S'il était heureux d'une chose, c'était qu'il était aussi le premier. Il savait très bien qu'il n'allait pas pouvoir attribuer chaque enfant de l'histoire de l'Ordre, mais au moins, c'était le premier à le faire. Même pas son père, non. L'honneur revenait à lui, d'inaugurer une tradition, un moment qui marquait la vie de ces jeunes, une journée que tous attendaient.
Il avait décidé, soutenu de ses confrères du conseil, de ne pas faire de cérémonies, de ne pas rendre ces instants festifs. Après multiples rapports, le conseil était venu à la conclusion qu'il était mieux d'attribuer les enfants individuellement. Certains jeunes n'étaient pas encore tout à fait prêt à devenir chevalier, selon les enseignants, et nécessitaient encore quelques semaines d'apprentissage avant d'être donné à un chevalier. Comme certains n'allaient être que retarder dans leurs apprentissages, il fut jugé qu'il était mieux d'attribuer ceux qui étaient déjà prêts, et d'attendre pour les autres.

Il y avait pour le moment que trois personnes prêt à amener leur cheminent à un niveau supérieur. Deux jeunes hommes, et une fille. On aurait pu croire qu'il avait décidé de convoquer Sirius en premier, laissant la fillette derrière, parce que l'intendant était sexiste, mais c'était pour une raison tout à fait différente.
C'était à cause de son futur maître.

L'intendant amena son pouce et son index sur son front, les serrant contre sa tête, puis les glissa jusqu'à ses yeux. Il devait le faire. Il avait eu le choix, certes, mais malheureusement, sa vie n'était que politique. Même dans un simple Ordre, qui prônait l'égalité, la politique avait priorité. Peu importe son opinion, même les quelques membres présents jugeaient qu'il était mieux qu'elle passe en premier. On parlait d'honneur, alors la princesse devait recevoir cet honneur la première. Ah, qu'est-ce que ç'allait être, si jamais les rebelles devaient attaquer Concordia. Allaient-ils la retourner chez elle, afin de la protéger?
Ah, les femmes... et princesse en plus. C'était sûrement l'une des pires choses qui pouvait lui tomber dessus. Arrivait-elle à tenir une épée en main? Les armures étaient-elles trop lourdes pour son altesse?

On ouvrit les portes tranquillement, afin qu'elles ne grincent pas. Deux domestiques entrèrent, puis présentèrent le chevalier et son futur écuyer. Après une révérence, ils prirent place aux côtés des portes, sans les fermer. Personne n'avait besoin d'intimité, en ce moment. Il n'y avait rien de secret.


— « Bonjour, Sirius, » commença-t-il, prenant soin d'ignorer la femme. L'intendant se redressa, croisant ses mains sur la table, devant les multiples rapports que le conseil avait sur ses deux invités (et ses prochains de la journée). Affichant un petit sourire, Lucius semblait doux et gentil, bien que ce n'était que pour le jeune Sirius. Ou n'importe quel autre enfant. « Je suis sûr que tu sais pourquoi tu es ici, n'est-ce pas? Tu devais certainement être impatient. Ne t'inquiètes pas, votre convocation sera brève. »

Lucius baissa le regard vers ses papiers, sortant le rapport qu'on avait fourni sur Sirius au conseil. « Tout le château s'entend pour dire que tu es un excellent magicien, et qu'il est temps pour toi d'être placé sous la responsabilité d'un chevalier. Nous avons de grandes attendes pour toi, mon cher Sirius, mais je sais que nous serons tous très fier de toi. Tes maîtres nous ont expliqué que tu es très intelligent, et que tu surprends tout le monde. Tu es plus que prêt de devenir écuyer. »

Toujours souriant, l'intendant allait retourner le rapport, afin d'avoir celui de la princesse elfique sous ses yeux, lorsqu'un petit détail attira son attention, l'espace d'un moment. « Aime les fraises. » Ma foi, quel détail pertinent... Il allait devoir réprimander ces maîtres, franchement. Perte de temps, perte d'encre! C'était bien pour ça que la bureaucratie était mal vue par le public!

Néanmoins, il reporta rapidement son attention sur le jeune garçon, sans perdre son sourire, puis plaça le rapport de côté.
« Je ne t'étonnerai pas en te présentant ton nouveau maître; le chevalier Adria. C'est... » Il marqua une courte pause, qui fut remarquée, certes, il n'allait pas le nier. Lucius n'avait jamais rencontré la princesse elfique en face ainsi, même s'il la connaissait de nom et de réputation, par les rapports qu'on fournissait au conseil. Il devait dire qu'il était assez étonné de la voir si... humaine! Elle passerait certainement inaperçue aux travers des foules humaines, contrairement à ses confrères blonds, minces et mous. Certes... elle était une femme, mais elle semblait tout de même plus robuste que les elfes. Ne manquerait que de la force physique quoi. C'était bien pour ça que les hommes étaient supérieurs à ces créatures. Ils pouvaient se battre comme du monde.

Tout de même, il se demandait si on ne les avait pas associé ensemble parce qu'ils avaient l'air le parfait opposé de l'un de l'autre. L'un doux, faible, presque féminin, et l'autre... vulgaire.


« ... une très belle femme, qui t'apprendra de la rigueur et de la discipline. Elle t'entraînera à devenir fort et robuste. Et ne t'inquiètes pas, elle va pouvoir t'aider à mieux contrôler tes pouvoirs, j'en suis certain. » continua-t-il, sans aucune gêne. Oh, il était plus que certains qu'elle pourrait l'aider, niveau magique. Les femmes n'étaient-elles pas meilleures en magie, vu qu'elles détestaient fournir des efforts physiques? Elles devaient bien exceller en quelque chose, tout de même. Toutes ces femmes qui n'arrivaient pas à cuisiner, ne se rabattaient-elles pas sur la magie? À moins qu'elles ne soient ces cas exceptionnels, où elles étaient plus musclées qu'un homme, elles ne pouvaient pas juste être inutiles. Ou peut-être que si, il n'en savait pas trop.

— « Ce n'était pas trop long, n'est-ce pas? Te voilà le premier écuyer de l'Ordre de Valor! Le premier apprenti d'un chevalier de notre Ordre! Tu marques notre histoire, jeune homme. Sois-en très fier. » Il eut un court rire, presque étouffé, l'espace d'un mince moment, puis rangea les deux rapports sous la paperasse, exposant les prochains heureux élus. « Je te laisse donc faire connaissance avec ton nouveau maître, à moins que tu n'aies des questions à me poser. »

Même si sa proposition était clairement destinée au nouvel écuyer, il daigna poser enfin son regard sur la princesse Löneariel. Bien sûr, elle pouvait bien s'exprimer, elle aussi, mais elle n'allait certainement pas oser, n'est-ce pas? Même si ses cheveux étaient de feu, tout son être était froid. Allait-elle au moins se présenter à son apprenti? Allait-elle se contenter que de lui fournir des ordres et de l'entraîner bêtement? Cela ne le dérangeait pas, c'était comme ça qu'on entraînait les soldats, après tout. À la dure. Pauvre Sirius. Oh, il devait y survivre, après tout, s'il voulait devenir chevalier.


[hj: si j'ai oublié de quoi dites-le moi]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sirius



Race : Sylène|Demi Dieu
Messages : 204
Date d'inscription : 26/02/2012

Feuille de personnage
Niveau:
8/20  (8/20)

MessageSujet: Re: Attribution   Ven 11 Mai - 3:18

    Si l’on s’approche d’une fenêtre, et qu’on regarde par celle-ci, on peut apercevoir la chambre d’un jeune garçon ; c’est une chambre simple, modeste, comme si l’occupant avait inconsciemment envie de partir rapidement de celle-ci. C’était au sûrement le cas d’ailleurs, car l’occupant, un jeune garçon répondant au nom de Sirius Audren était claustrophobe, plus habitué à batifoler dans les hautes herbes de son royaume d’origine, Rahva, que de marcher dans les rues de cette ville aux habitants nombreux et cosmopolites. Ce n’est pas qu’il n’aimait pas les gens, c’est plutôt car les gens ne l’aiment pas. Mais ils étaient tous jaloux de la beauté naturelle et masculine de Sirius. Les femmes voulaient ses belles boucles blondes et châtains, ses cils parfaitement recourbés, long, se posant sur sa joue dès qu’il fermait ses paupières sur ses yeux délicieusement beiges et les hommes mourraient d’envie devant les muscles saillants du jeune homme.

    Ce dernier était d’ailleurs debout près de son lit, en train de s’admirer devant la glace. La nuit lui avait été belle, il était magnifique. Ses cheveux étaient plus longs, son visage aussi fin mais plus altier, son port de tête et sa carrure… royale. On pouvait voir en lui le lion tout puissant. Sirius content de sa réflexion se passa une tunique beige sur son corps halé par le soleil, et passa négligemment sa main dans ses belles boucles blondes. Il ne pouvait voir au loin le ciel se couvrir, mais il le voyait par ses cheveux qui prenaient une étrange teinte grise. Ensuite, Sirius sortit et matérialisa deux fraises qu’il mangea rapidement avant d’aller voir ce qu’il se passait dans la cours. Grâce au vent qui lui avait apporté les bruits, Sirius savait qu’il se passait quelque chose d’habituelle. En arrivant dans la cour, il vit une bande de brute entourer une forme fragile et ces hommes avaient tous l’air de bêtes sauvages. En étant une bête sauvage, Sirius n’apprécia pas que le commun des mortels puisse associer son illustre et glorieuse personne à ces hommes vulgaires et pitoyables. Ouvrant très légèrement son orifice buccale, Sirius sentit une fumée sortir de ses lèvres douces et fines et d’un regard vif vers les hommes, la fumée augmenta son volume, et vint attraper trois hommes et les envoyer valser à l’autre bout de la cours. Il envoya ensuite une tornade faire voler les deux hommes restant et Sirius, confiant s’approcha de la forme qui se redressa.

    C’était une femme, une femme magnifique. Elle avait des cheveux rouges comme une fraise, qui tombaient en de délicieuses boucles dans le creux de ses reins, des yeux verts feuilles, et une peau parfaite. Sirius reprit rapidement ses esprits et tendit la main pour aider la jeune femme qui eut un sourire d’une blancheur éclatante. Un petit rougissement apparu sur les joues de la jeune femme quand le Sylène lui rendit son sourire.


    -Qui que vous êtes mon sauveur, je vous serais reconnaissante toute ma vie. Ces hommes vils et cupides ne voulaient que mon argent. Oh, mais je ne me suis pas présentée, pardonnez-moi Sire. Je m’appelle Strawberry, et mon père possède la terre la plus riche en fraise du monde. Sans vous, ces délicieuses fraises auraient été dévorées par … ces hommes. Je vous en remercie encore, Sire…

    -Audren, Sirius Audren. C’est un plaisir d’aider une jeune femme telle que vous. Et puis c’est mon devoir d’aider les gens, je suis là pour ça.

    -J’ai cru que mon cœur allait exploser de joie en vous voyant arriver. C’est étrange je n’ai jamais connu cela auparavant. Enfin, les fraises me font cet effet, mais jamais un être humain…

    - Oserais-je y croire ?! Une personne comme moi, aimant autant les fraises que moi… non c’est trop beau. Ne me faites pas souffrir d’avantage, Lady Strawberry, je ne serais tolérer que vous me mentiez de cette vile façon.

    -Pourquoi mentirais-je à un homme tel que vous… Sirius, vous êtes tout ce qu’une femme peut désirer !

    Et alors que les deux amoureux des fraises se penchaient pour découvrir physiquement leur amour, Sirius entendit une voix et un coup de tonnerre.

-Sirius ! Oh, le Sylène, tu te dépêches ou quoi ? On n’a pas que ça à faire !

Sirius se réveilla en sursaut, faisant un bon et se cognant la tête contre le rebord de son lit. Alors qu’il allait se passer la main sur la tête pour savoir s’il saignait, Sirius s’aperçut qu’il était sous sa forme de lion. Ou plutôt sous sa forme de lion sans crinière donc lionne. Grognant, le jeune garçon reprit sa forme humaine, et alla ouvrir sa porte, ses oreilles percevant le moindre bruit et cela lui causait un mal de tête. Sirius ouvrit donc la porte et tomba nez à nez avec trois soldats qui lui dirent d’aller tout de suite dans la salle du conseil. Sirius était encore trop assoupi pour essayer de parler et grommela quelque chose qui devait ressembler à « plus vite qu’une fraise ». Soudain, Sirius se rendit compte qu’il venait de dormir son quota d’heures et cela le rendit heureux, et il put donc se dépêcher, s’habillant prestement et allant dans le couloir. Le jeune Sylène se souvint qu’hier il était allé se coucher sous sa forme animale. Se rendant compte qu’il devait être en retard, Sirius reprit sa forme de lion et courut vers la salle du conseil, son esprit embué par les effets du sommeil. Arrivé devant la salle, il reprit sa forme de lion et vit une jeune femme approcher avec de longs cheveux roux. Malgré les apparences, Sirius n’était pas idiot, et il fit le rapprochement tout de suite.

On l’avait appelé, il était venu, et il n’était pas seul. Il était avec un Chevalier. Et donc il allait se faire attribuer à ce Chevalier qui sentait comme une elfe et qui était une elfe. Sirius aurait pu sauter de joie, et il l’aurait fait si les choses avaient été autrement. Oh, combien il espérait retourner dans ce magnifique rêve, où il était beau et où Strawberry était belle à croquer… comme une fraise. Une fraise juteuse et magnifique. Penser aux fraises, d’une couleur rouge, ramena l’esprit du jeune garçon à l’elfe devant lui et il la regarda avec un air horrifié. Il savait qui elle était. Après tout, avec son odorat et son ouïe, Sirius avait pris soin d’espionner les Chevaliers afin de les connaître. Il pensait qu’il allait être avec Ethan, le Sylène, mais apparemment le sort en avait décidé autrement, parce qu’il était avec l’elfe aux cheveux roux. Et on pouvait penser que comme c’était UNE elfe, elle était douce et préférait la magie- ce qui aurait été le paradis pour Sirius. Et bien non, c’était tout le contraire. En voyant les portes s’ouvrirent, Sirius maîtrisa son visage et ne laissa apparaître qu’une certaine nervosité ce qui donnait l’impression qu’il n’avait pas du tout de caractère. Il murmura aussi des prières à son père, Dieu du Vent.


-Si tu as un côté paternel, je t’en pris, viens me chercher !... Bon d’accord, t’es pas cool, comme père.
L’intendant du royaume se trouvait devant lui, et Sirius fit comme ses professeurs lui avaient appris et inclina la tête. Sirius n’avait pas peur de lui ; pourquoi donc ? D’accord, il était puissant pour Valor, mais c’était tout. Et puis il était drôlement jeune pour gouverner Aurhyne quand même. A Rahva, seuls les anciens avaient le plus de pouvoir. Et Sirius était persuadé que l’humain était encore jeune. Enfin d’ici une centaine d’année, l’intendant sera sûrement mort, et Sirius non. Enfin il n’espérait pas.

Sirius fixa son regard beige sur Lucius et remarqua que ce dernier ne regardait que lui et ignorait le Chevalier près du jeune garçon. Sirius n’était pas un grand maniaque de la politesse, mais il se demanda pourquoi Sire Esteban faisait comme si le Chevalier n’existait pas. Peut-être que l’Intendant savait qu’il condamnait Sirius à l’enfer en lui donnant un maître très physique et qu’il voulait se racheter. Oui c’était sûrement ça ! Un sourire apparut sur les traits du Demi Dieu qui écouta Lucius.

Il n’était pas un excellent magicien, il était le meilleur. Il était fait à partir de l’éther, cela devait bien compter pour quelque chose hein ?! Peut-être qu’il pourrait le dire au Sire Esteban, il avait l’air gentil comme humain. Enfin il était gentil, mais il savait comment manipuler les gens afin qu’ils se rendent compte qu’ils doivent travailler plus. Sirius n’avait jamais senti autant de pression sur lui et il n’aimait pas cela. Il préférait s’amuser sans que les gens comptent trop sur lui… Et dire qu’il était effrayé quand Lucius termina de parler était un doux euphémisme. Courageux, téméraire, mais pas suicidaire. Heureusement pour lui, Sirius cacha bien ses émotions.

«Rigueur et de la discipline ». C’est justement ce qui faisait peur au jeune garçon. La rigueur d’accord. La discipline, pas d’accord. « Devenir fort et robuste. » C’était pas prévu dans le contrat, ça ! Regardons cela avait un esprit clair et ordonné. Sirius, fort et robuste ? Non c’était pas possible tout simplement. Premièrement, parce que Sirius était un demi dieu et donc quand ses parents l’avaient conçu ils avaient définitivement rayés la catégorie « fort et robuste » de son avenir. « Contrôler tes pouvoirs »… Comme l’avait dit Lucius la spécialité de Sirius était la magie, et sans vouloir vexer le Chevalier Adria, il préférait ne pas contrôler ses pouvoirs et fuir maintenant pour sauver sa vie. Sirius déglutit le plus silencieusement possible, mais il n’était pas sûr que cela ait marché.

Et oui il était le premier écuyer à être attribuer, et aussi le premier écuyer à mourir en suivant l’entrainement de son maître. Et en plus, il allait mourir si jeune qu’il n’aura pas connu l’amour dans les bras de Strawberry… Avec ses cheveux roux, ses yeux verts comme les feuilles au-dessus des fraises. Puis, il posa son regard sur Adria et se rendit compte d’une certaine ressemblance avec Strawberry. Et cela le remplit de joie. Alors sa peur de son maître s’évanouit dans la nature et il se tourna avec un grand sourire vers Lucius devant lequel il s’inclina.


-Merci beaucoup Sire Esteban, mais je n’ai pas de questions. Je vous remercie pour votre soutien et j’espère ne pas vous laisser tomber.

Encore tout heureux de savoir que son maître ressemblait à une grosse et grande fraise, il tourna les yeux vers Adria. Ses yeux brillaient de l’intérieur ce qui lui donnait un air un peu étrange. Il s’inclina devant l’elfe et parla à toute vitesse. Enfaite, il ressemblait à une grande boule jaune qui voulait sauter partout. Il était si heureux d’avoir comme maître une fraise, qu’il avait oublié à qui il parlait et surtout que Sirius était… Sirius.

-Enchanté de faire votre connaissance Chevalier Straw-…- Adria. Je suis heureux que vous soyez mon maître et j’espère apprendre vite et bien ce que vous allez m’apprendre. Et si nous commencions l’entraînement dès maintenant ? Après tout, le temps c’est des fraises en plus !


Ecriture: #7D422C
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adria

avatar

Race : Elfe
Age du personnage : 30
Maître/Ecuyer : /
Armes : Arc (principal) / Dagues
Armes magiques : /
Messages : 289
Date d'inscription : 26/02/2012

Feuille de personnage
Niveau:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Re: Attribution   Mar 22 Mai - 23:18

Il y a des jours comme cela, où tout va mal… Pourtant, tout avait si bien commencé ! Adria s’était éveillée avant l’aube, pas plus fatiguée que cela, elle décida de jouer les lèves tôt. Après avoir profitée des eaux chaudes et confortables des bains, elle s’était vêtue troquant l’armure de l’Ordre à ses vêtements aux couleurs forestières, une tenue qu’on ne lui connaissait que trop bien. Le ciel étendait son bleu à perte de vue, aucun nuage ne venant le moucheter, une belle journée se présentait donc ! Une journée de permission qu’elle comptait bien passée loin de la ville joyau d’Aurhyne, le royaume des Humain. Concordia… Elle portait si mal la majorité de ses autres noms ! Mais cela, elle se gardait bien de le prononcer à voix haute. Se plaindre de la ville revenait à se plaindre de sa population et celle de la haute ville était si fière et hautaine qu’elle ne manquait pas de le prendre personnellement si l’on venait critiquer leur cité reine. Un instant, la jeune femme se demanda si elle penserait de la même manière si elle-même était née humaine et non elfe. Oui, si elle était née ailleurs qu’ici. Non, si elle faisait partie de la noblesse sans doute. Combien plaignait-elle ces filles de bonnes familles qui provenaient de la province et qui faisait de Concordia leur salut. Le lieu où leur beau prince charmant les attendait et les extirperait de leur vie si monotone de la « campagne » ou chez les « sauvages » comme se plaisaient à le dire certains. Ô combien déchantaient-elles par la suite… Soit car leur beau-prince charmant s’avérait être bien plus vieux et/ou laid que dans leurs beaux rêves, ou se rendaient-elles compte qu’au final, leur « prince » était plutôt un tortionnaire qui n’avait absolument rien à faire d’elles. Les joies de la noblesse !

A cette pensée, un léger rictus apparu sur le visage de la rouquine. Au final, naître et vivre dans la pauvreté pouvait s’équivaloir à une vie dans la noblesse, il suffisait juste de changer le mal de place. Au moins le petit peuple n’avait-il pas à fondre en mièvrerie et en hypocrisie, ce qui était un plus du point de vue de l’elfe.
Des mouvements la sortirent de ses pensées. Elle était déjà arrivée proche de la volière. La femme chevalier fronça doucement les sourcils, il régnait en ces lieux une activités hors norme. Un évènement devait se préparer sans doute… Peut-être qu’une personne importante devait arriver dans la matinée. En général, ils –les chevaliers- étaient prévenus de ce genre de choses, le Conseil aimant les exhiber aux personnes de l’extérieur. D’un côté cela pouvait paraître logique étant donner que l’Ordre n’avait pas encore vraiment fait son apparition dans les autres contrées. Le fait qu’il soit établit relevait encore d’une simple rumeur pour certains, alors que cela faisait plus d’une quinzaine d’années que le Conseil s’était exprimé sur ce sujet. Arrivant à proximité de l’escalier menant à la volière, un garde vint se placer devant elle, une main tendue vers elle.


« L’accès à la volière est interdit jusqu’à nouvel ordre. »

« Et pour quelle raison ? »

« Dégâts d’eau. L’orage de la veille a été particulièrement violent et il y a eu des infiltrations. »

« Si ce ne sont que des infiltrations pourquoi tant d’émoi ? Les maçons peuvent s’en charger non ? »

Le garde se pinça alors les lèvres et changea son appui d’un pied à l’autre. Il semblait mal à l’aise d’un coup mais le regard sévère d’Adria eut tôt fait de lui faire reprendre la parole alors qu’elle ne l’avait pas explicitement demander, ni voulu d’ailleurs.

« En fait, il faut croire qu’il y avait déjà eut des infiltrations auparavant mais que ces dernières soient passées inaperçues ou jugées sans importances. Il y a eu une accumulation et la partie de bois à commencer à pourrir, de ce fait il y a eu effondrement et… Mais il n’ya eu aucune perte, ni blessure soyez rassurée ! » s’était-il empressait d’ajouter en voyant que le visage de la grande rousse était devenu bien plus fermé et sérieux qu’il ne l’était à l’instant d’avant. « Les griffons ont été amenés aux enclos extérieurs des écuries. »

« Quand cela a-t-il eu lieu ? »

«Il y a déjà quelques heures il me semble, je viens d’être affecté… »

« Donc vous ne savez pas qui a été prévenu… »

« Non, mais je puis vous assurer que tout est sous contrôle. Les corps des charpentiers et des francs-maçons sont déjà sur place et leur travail bien entamé. »

« Bon… Merci. »

Et elle tourna les talons après que le garde ai incliné la tête en signe de politesse. Elle eut une pensée pour ceux qui devaient s’assurer du bon état des lieux, autant dire qu’ils n’avaient pas fait leur boulot convenablement et cela risquait, ou plutôt cela allait leur couter cher… En même temps, laisser pourrir le bois et ne pas s’en rendre compte alors qu’ils se devaient d’inspecter régulièrement l’infrastructure... Il fallait donc se rendre aux écuries qui se trouvaient fort heureusement pas très éloignées de la volière. Mais deuxième déception de la journée, ou plutôt de ce début de matinée, l’orage avait encore fait des ravages… cette fois-ci il s’agissait d’une rue rendue impraticable pour cause d’inondation. Les riverains, leur larbins en fait, s’afféraient déjà. Décidément… Et comme par hasard, LA rue pour se rendre aux écuries… L’elfe du donc faire nombreux détours pour parvenir à son but. Une fois rendue sur les lieux, elle jeta un coup d’œil aux enclos extérieurs et fut contente de voir que les griffons se trouvaient bel et bien ici !
Il ne lui fallut que quelques minutes de plus pour retrouver Saeth et lorsqu’elle fut à ses côté elle lui gratta l’arrière de l’oreille droite en guise de bonjour.


« Il est difficile de te mettre la main dessus aujourd’hui dis moi ! »

Le griffon se contente de baisser la tête et de la secouer en poussant un petit cri, une attitude qu’on pouvait sans doute assimiler à la phrase « ne m’en parles pas… ». Le geste fit sourire la rouquine qui avait commencé à défaire les liens qui retenaient Saeth prisonnier sur le sol. Une fois la corde détachée, elle allait se hisser sur le dos de sa monture lorsqu’elle entendit quelqu’un s’époumoner en hurlant son nom. L’elfe se laissa de suite retomber sur le sol et poussa un soupir.


« Qu’est-ce qu’il y a encore ?! »

Autant dire qu’elle devenait passablement irritée par tous ces évènements qui mine de rien commençaient doucement mais surement à lui pourrir sa journée ! Un serviteur du palais la rejoint alors au pas de course. Tout essoufflé il tenta tant bien que mal à articuler la directive qu’il avait pour elle.


« Chevalier Adria… Le… L’intendant désire vous voir. »

La grande femme inspira profondément, histoire de se calmer. Elle se contenta d’incliner la tête pour faire comprendre au serviteur qu’elle avait bien reçu l’informations et rattacha malheureusement Saeth qui semblait tout aussi déçu qu’elle de ne pas pouvoir se dégourdir les ailes. Sauf qu’Adria commençait à être passablement frustrée. Mais qu’est ce qu’il pouvait bien lui vouloir ?! Jusque là les entretiens avec le Conseil ou ne serait-ce qu’un seul et unique de ses membres avaient été inexistants. Le moyen de communication restant cette bonne vieille missive ! Et là ? Ne pouvait-il se contentait de lui en envoyer une de missive ? S’il la convoquait, c’était que l’affaire devait être urgente ou importante ou les deux. L’elfe se mit alors à craindre qu’une mauvaise nouvelle était parvenue de Löneariel. Le Roi son père décidait-il de faire front à Aurhyne ou peut être pire ! Sa mère était morte… Sa frustration laissant peu à peu place à un certain stress, Adria accéléra le pas, forçant le serviteur qui l’avait prévenue et qui se devait de la mener à bon port, à augmenter ses foulées, ce qui revenait à quasiment le faire courir, comme s’il n’avait pas déjà suffisamment couru pour la trouver, mais cela n’était pas son problème à elle…

Arrivés dans le couloir qui menait au bureau de l’intendant d’Aurhyne, Adria décéléra le pas. Le serviteur en profita pour la dépasser et lui lança un regard courroucé qu’elle ignora superbement. Son regard aux couleurs froides s’était posé sur un jeune garçon qui se faisait conduire au même endroit qu’elle. Il ne fallut qu’une fraction de seconde à l’elfe pour deviner de quoi il en retournait et elle dut se faire violence pour ne pas tourner les talons. De quoi aurait-elle l’air si elle l’avait fait ? D’une lâche qui fuyait devint son destin, devant sa tâche, devant un gamin de 14 ans, devant… Bon dieu, mais il était encore trop tôt ! Elle n’était pas prête à supporter un jeune en pleine adolescence ! Et inversement aussi d’ailleurs ! En fait, elle devait avouer qu’elle ne se sentirait jamais prête pour cela et voilà que le temps était arrivé… Une fois introduite dans le bureau de l’intendant d’Aurhyne, le « fameux » Lucius Esteban Valerert, la femme chevalier se contenta du salut standard qui suffisait amplement pour les politesses. Que l’intendant l’ignore dans toute sa magnificence ne l’offusqua pas. Les rumeurs qui couraient sur son sujet quand à son sexisme allaient bon train, mais cela n’avait rien à voir. Le peu de réaction de sa part venait tout simplement de son je-m’en-foutisme. Franchement… Qu’est ce qu’elle en avait à foutre qu’il soit sexiste, qu’il l’ignore ? Il serait de l’autre bord, rose avec des cheveux bleu, elle en aurait fichtrement rien à faire ! Tout ce qui comptait c’était que tout cela se finisse au plus vite ! Qu’on lui colle le môme aux fesses ! Mais qu’ils fassent cela vite !

Lorsque que l’homme d’importance se força enfin à lui accorder un minimum d’intention, l’elfe du se faire violence pour gratifier l’aîné d’une bonne réplique dégoulinante de cynisme. Ah… Qu’est ce qu’il ne fallait pas entendre… Les politiciens avaient bien de quoi être écœurants, tout était tellement faux chez eux ! Par chance, l’écuyer prit la parole avant que son visage et son regard puissent exprimer le dégoût que lui suscitaient le membre du Conseil. La jeune femme se contenta simplement de hocher la tête en signe de consentement quand à sa proposition d’aller commencer l’entrainement de suite, se disant qu’elle se poserait des questions sur l’étrange nom qu’il avait failli lui attribuer. Tout ce qu’il souhaitait du moment qu’ils quittent cette pièce étouffante, malgré qu’elle soit peu -mais richement- meublée. Elle inclina une nouvelle fois la tête en signe de politesse à l’intendant et prit la parole à la suite de celui qu’elle se devait désormais appeler « son écuyer ».


" Je vous remercie à mon tour Intendant Valerert, je devine que malgré la simplicité de la démarche vos décisions n’ont pas du être des plus faciles à prendre. Ils ‘agit bien d’un honneur pour moi que de me voir attribuer le premier écuyer de l’Ordre et j’espère sincèrement me montrer à la hauteur de vos attentes de mon côté aussi. Nous n’allons pas occuper votre temps plus qu’il ne le faut, celui-ci doit être déjà bien chargé. Mes salutations."

Elle n'était pas idiote non plus et comme elle venait de le dire, elle devinait bien que si elle était appelée la première c'était à cause de son statut hérité de ses royaux parents, mais pour elle cela importait peu, ils auraient pu l'appeler en dernière, elle n'en aurait pas fait une affaire d'état et son père non plus, c'était bien mal le connaître.
La jeune femme se tourna alors vers Sirius et posa ses mains sur ses épaules pour l’inciter à pivoter et à se diriger vers la sortie. Une fois certaine que personne ne pouvait l’entendre dans le bureau de l’intendant, elle s’autorisa un soupir. Elle ôta ses mains des épaules de Sirius et le devança, entamant une marche d’un bon rythme elle lâcha :


"Et plus il y a de fraises, mieux c’est n’est-ce pas ?"

ATTRIBUTION D'ADRIA ET DE SIRIUS TERMINÉE.



~~Présentation~~

Code couleur pour les paroles d'Adria : #003333
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shattered-emblem.forum-canada.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Attribution   

Revenir en haut Aller en bas
 
Attribution
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Samouraïs] Attribution XP
» DES ATTRIBUTIONS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ARTICLE 136
» Attribution des armures d'or
» Quel est le rôle d'un magistrat en Haiti ?
» Cérémonie d'attribution des équipes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shattered Emblem :: Concordia :: Le château :: L'aile du Conseil :: La salle du Conseil-
Sauter vers: