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 «Fais de ta plainte un chant d’amour pour ne plus savoir que tu souffres.» [Zéo]

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Sambre

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MessageSujet: «Fais de ta plainte un chant d’amour pour ne plus savoir que tu souffres.» [Zéo]   Lun 28 Mai - 13:53

Sambre courait dans les rues. Elle courait à perdre haleine car on l'avait appelé en urgence. En général, ça ne signalait rien de bon. Elle savait mieux que personne qu'un dragon souffrant ou en colère pouvait faire de gros dégâts et plus vite il serait calmé, mieux cela vaudrait. Elle n'habitait pas loin des écuries et pourtant, ce jour là le chemin lui sembla interminable. Elle tourna à l'angle d'une petite rue dans un tourbillon de mèches blanches et les lourdes portes de bois furent en vue. Elle arrivait enfin.
Ce fut pour elle l'occasion d'entendre le vacarme qui provenait de l'endroit. Des rugissements mêlés aux cris des hommes qui tentaient de dompter la bête ne laissaient pas de place au doute: il y avait entre ces murs une wyverne de très mauvais poil. La demoiselle se jeta sur la porte et tambourina pour qu'on vienne lui ouvrir. Elle n'avait pas encore le droite et le privilège de posséder sa propre clé. Mais cela viendrait. Quelqu'un devait être posté là pour l'attendre car immédiatement les charnières grincèrent en pivotant et l'elfe put se glisser dans l'ouverture. Un soldat referma derrière elle et l'emmena au trot vers les stalles couvertes. On appelait pas cet endroit "écurie" pour rien. Le bâtiment était fait sur le même modèle qu'une écurie pour chevaux. A quelques changements près bien-sur. Déjà la taille. Pour loger un dragon, il faut beaucoup de place. Ensuite, on peut oublier les murs en bois car à la première flammèche, tout partirait en fumée. Enfin, les étages. Si la construction en forme de L longeait deux murs d'enceinte, elle possédait pour l'instant trois étages. Et chaque "box" à partir du premier étage était pourvu d'une courte rampe de décollage afin que personne ne se bouscule au portillon en voulant entrer et sortir avec sa monture. Le dernier étage était réservé aux créatures des cavaliers wyverne quand ceux-là décidaient de vivre en ville. Un peu plus vaste et plus calme, les rampes étaient ouvertes matin et soir. En revanche, dans les étage inférieurs ont ne laissait tout ouvert que lorsque les cavaliers étaient là pour maîtriser leur dragon.

Au bruit, Sambre déduit que c'était au premier qu'il y avait du grabuge. Le soldat à ses côtés lui ouvrit à nouveau la porte et entama la montée avec elle en lui expliquant du mieux possible la situation.


« C'est un jeune mâle. La saison des amours est proche mais on ne peut pas le laisser en liberté à cause d'une maladie detectée il y a peu. »

« Je me souviens de lui. Il n'arrêtait pas d'éternuer et avaient les yeux rouges et gonflés. Le traitement doit prendre fin dans un mois. »

« C'est ça. Malheureusement, un page à mal refermé sa porte et il est sortit pour se balader dans le coin des femelles. On l'a attrapé alors qu'il essayait de forcer une porte. Ça l'a mit en fureur et depuis, on se bat pour qu'il retourne dans son propre box. »

Sambre et le soldat arrivèrent dans le couloir de pierre d'où provenaient les rugissements. La créature avait les écailles sombres, bleues ou grises et tentait de balayer d'un revers de patte les assaillants devant elle. Une petite dizaine d'homme se tenait caché derrière de larges boucliers et menaçaient le dragon avec des perches métalliques. De quoi lui chatouiller les côtes sans lui faire plus que quelques bleus.
La jeune femme accourut et analysa la situation d'un rapide coup d'oeil. Dans l'état où il était, inutile de chercher à capter son regard. Elle ne l'apaiserait pas non plus avec des herbes ou des paroles douces, il était trop aveuglé par sa frustration. Il ne restait qu'une solution efficace.


« Bouchez-vous tous les oreilles ! »

Tout le monde ici la connaissait et avait au moins entendu parler de ses talents. Y comprit ses facultés avec l'Ether. Sambre posa sa lourde sacoche dans un coin et s'approcha du dragon sans le quitter du regard. Les uns après les autres, les gardes mirent dans leurs oreilles de petits bouchons de cire d'abeille que la jeune elfe avait recommandé dans l'équipement de base de toute personne travaillant dans l'écurie. Elle ne pouvait pas assommer tous les hommes alentour quand elle travaillait quand même.
Quand chacun fut prêt, on lui adressa un signe de main. La belle inspira et ouvrit les lèvres. Un son pur et vibrant en sortit, mélodieux, envoutant. Dès la troisième note le dragon s'était tût et vacillait sur ses pattes. Il ne fallut qu'un instant de plus pour qu'il ne s'effondre au sol, endormit. La jeune femme s'appliquait sur chaque note pendant que les gardes tiraient et poussaient pour trainer la bête imposante dans son box. L'opération dura un moment mais finalement on put refermer la lourde porte sur la queue de la jeune wyverne qui roupillait comme un bien heureux.

Le chant s'éteignit dans une dernière note veloutée qui résonna un instant sur les murs avant de mourir. Les soldats retirèrent tous leurs bouchons et remercièrent la jeune femme qui venait de leur rendre un fier service. Sambre rougit derrière son petit sourire gêné et leur permit de partir. Elle même souhaitait rester un peu seul à présent pour profiter du calme et de l'endroit. Un rapide tour des stalles lui confirma que toutes les wyvernes présentes étaient plus ou moins endormies, ce qui lui tira un sourire attendrit. Arrivée au bout du couloir, elle avisa un box ouvert. La porte donnant à l'extérieur était également ouverte et la demoiselle en profita pour aller s'assoir au bout de la rampe de pierre. Les pieds dans le vide, elle se mit à fredonner d'une voix claire en laissant le vent se glisser dans ses cheveux. Elle avait le temps à présent de profiter de la belle journée qui commençait.



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Zéo

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MessageSujet: Re: «Fais de ta plainte un chant d’amour pour ne plus savoir que tu souffres.» [Zéo]   Sam 23 Juin - 14:29

Spoiler:
 

À Ardhes , c’était une belle journée. En fait pour Zéo s’était le cas. Il avait bien dormi et s’était réveillé de bonne humeur. Son humeur massacrante qu’il dégageait de manière habituelle laissait plutôt place à une humeur …glaciale. C’est déjà mieux non? Passer d’un blizzard à une simple tempête de neige. En fait bon, il n’allait quand même pas gambader en chantonnant, mais il était de bonne humeur. Rien qu’en l’abordant, on aurait pu le voir vu la manière dont il aurait prononcé les mots.

En cette belle journée, il avait décidé de veiller à ses occupations habituelles. Un déjeuner copieux suivit d’un entrainement acharné. Quoi de mieux que s’entrainer lorsqu’on est heureux? Le tout paraissait beaucoup moins ennuyant et on s’y donnait à cœur joie. Après deux heures, le tout devenait malheureusement redondant et il fallait passer à autre chose. C’était justement là qu’il y avait un problème. Zéo ne savait nullement quoi faire. En temps normal, il serait allé se promener ou simplement se reposer. Toutefois, il voulait profiter de son humeur pour changer un peu de routine. Le jeune glacier se dit alors qu’il finirait par trouver quelque chose en se décontractant. Pour ce faire, il se dirigea dans la forêt où coulait merveilleusement une belle rivière. Celle-ci était juste assez grande pour se désaltérer. Le premier réflex de l’homme aux cheveux pâles fut de tester la température de l’eau. Contrairement aux autres qui regardaient si l’eau était trop froide, Zéo regardait si l’eau était trop chaude. C’était assez inaccoutumé, mais propre à lui. De toute façon, pourquoi un glacier aimerait-il fondre? Bref, l’eau était juste à point. Il enleva ses vêtements qui étaient parfumés de l’intensité de son entrainement et il plongea. Aussitôt, il ressentit un confort inouïe. Se prélassant doucement dans les eaux froides de cette rivière, il put réfléchir de manière calme. L’homme froid y passa une quinzaine de minutes. Ce fut le nombre de temps qu’il passa avant d’avoir un éclair de génie. Aller voir Morgane. Après tout, il était de bonne humeur et serait surement apte à la supporter plus longtemps. Si ça se trouvait, celle-ci aussi risquait de l’être.

De manière peu hâtive qui démontrait son enthousiasme, il sortit de l’eau . Revêtant de nouveau ses vêtements qui avaient pris le temps de respirer, il se dirigea vers les écuries.

Le trajet ne fut aucunement long . La distance séparant la rivière de l’écurie était assez minime. Assez qu’il percute de puissants sons rien qu’après cinq minutes de marche. Ces bruits n’avaient rien d’humain et semblaient provenir d’une bête. La première question qui traversa l’esprit de l’homme pâle fut :

-Est-ce Morgane?...

Ses sourcils piquèrent d’un seul coup vers le bas. Quoi de mieux pour retomber dans son humeur habituelle. Ce fut dès lors de manière nonchalante qu’il entra dans l’écurie. Les cris bestiaux se faisaient de plus en plus insupportables. Était-ce quelqu’un qui maltraitait la bête ou quoi? Peu importe, le chef d’Ardhes espérait simplement qu’elle arrêterait de chialer.

C’est donc en parcourant doucement l’écurie qu’il put constater que ce n’était pas Morgane qui rallait, mais une autre wyverne. Morgane quant à elle était juste en face du wyverne qui semblait posséder. La wyverne se battait avec les gardes pour garder une liberté auquel elle n’avait pas le droit. Zéo ne prêta nullement attention à cette scène. Il préféra regarder Morgane pour le moment. Celle-ci attribua un rapide coup d’œil à son maître avant de le toiser rapidement. Son regard semblait véhiculer des paroles assez directes du genre.

-Quoi tu pensais que c’était moi qui rallais? Toujours ma faute hein… maître indigne

Pour répondre à ce regard irrespectueux au gout du chevalier, le jeune chef avait décidé d’ignorer sa monture. La voir agir ainsi le dégoutait et il se demandait d’où elle tenait son caractère désagréable et même exécrable.


De manière inattendue, il aperçut une femme pénétrer dans l’écurie. Le fait que ça soit une femme n’avait rien d’inhabituel. C’était surtout le fait que celle-ci n’était aucunement un chevalier ou un cavalier wyverne. Encore moins un soldat. Sa carrure était beaucoup trop mince et frêle pour cela. Son corps ne semblait pas avoir été entrainé pour le combat. Elle semblait même provenir de la noblesse. Encore plus inaccoutumé, les gardes semblaient lui prêter respect. Intéressant pensa Zéo. Ce n’était pas dans son habitude, mais il décida de tendre l’oreille afin de capter leurs conversations. Peut-être comprendrait-il la raison de la venue de la femme. Se faisant discret et faisant taire son aura imposante, il se mit à épier doucement la conversation qui se révéla révélatrice. Hmm alors c’était la saison chaude pour ce wyverne qui ne pouvait contrôler ses hormones. Intéressant, tellement que Zéo put dès lors faire un lien avec les humains en se disant que ceux-ci devaient avoir un lien de parenté avec ses bêtes. Après tout, un homme en chaleur était si difficile à arrêter qu’ils allaient jusqu’à commettre des actes impitoyables comme des viols. Plus sérieusement, il comprit que la femme aux cheveux blancs n’était nul autre que celle dont tout le monde vantait les mérites. La mère des Wyvernes.. la guérisseuse d’Ardhes. Cependant, une question lui traversa le cortex. Qu’allait-elle faire pour calmer cette bête? L’apaiser? Avait-il une aiguille entre les pattes? Le tout restait assez intrigant et le jeune chevalier préférait observer. Lorsque celle-ci poussa l’ordre de boucher ses oreilles, il obtempéra avec hésitation. Son hésitation lui couta une seconde de trop et il put entendre une fraction du chant. Une chance qu’il avait aussitôt bouché ses oreilles puisqu’il se serait retrouvé dans la même situation que les wyvernes environnants. C’était impressionnant… très impressionnant. Elle mérita ainsi l’intrigue de Zéo pour la journée. Pauvre elle…

Aussitôt qu’elle fut partie, le jeune chevalier se dirigea vers sa proie. Il la trouva assise sur une rampe de pierre grise. Le jeune homme entra dès lors en scène . Tapant des mains en la regardant avec ses yeux froids il entama la conversation.

-C’était un beau spectacle que vous nous avez fait là. Toutefois, j’aimerais beaucoup que vous me disiez quel était ce chant que vous avez exécuté. À mon avis, si ce n’était qu’une berceuse, les gardes n’auraient pas bouchés leurs oreilles je me trompe? Donc si je suppose que vous avez un pouvoir en lien avec le chant. C’est très intéressant, mais je me trompe peut-être.


N’étant jamais habitué à garder ses pensées pour lui-même, il poursuivit en disant.

-Qui êtes-vous …?

Il tentait de confirmer son hypothèse. Si elle était vraiment une guérisseuse, peut-être trouverait-elle un moyen de changer le caractère de Morgane aussi. Quoi qu’il en soit, Zéo était très intéressé par la jeune femme. Dans ses saphirs on pouvait voir une lueur qui se dégageait. Ses iris ne ressemblaient en rien au miroir auquel les gens se heurtaient en temps normal. Au contraire, ils brillaient..
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