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 Ashill

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Ashill

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Race : Ruhhain
Age du personnage : 24
Maître/Ecuyer : Aucun
Armes : Flissa
Armes magiques : Aucune
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Date d'inscription : 22/04/2012
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MessageSujet: Ashill   Ven 13 Juil - 19:31





Nom : Vahlok
Prénom : Ashill
Âge : 189 ans
Race : Ruhhain
Royaume de naissance : Vahrgath
Rôle : Kar'narok, chef de clan Ruhhain
Camp : Rébellion d'Ardhès
Armes : Flissa



Description Physique : Regardez bien cet homme, vous trouvez qu’il n’a pas la carrure d’un souverain ? Et pourtant, c’est bien le Kar’narok ! Ashill ne ressemble, en effet, aucunement à ses prédécesseurs.

Déjà, il paraît jeune, alors qu'il est plutôt bien avancé vu son âge. Malgré cette étrange vigueur physique dont il fait preuve, il reste un homme ayant vécu beaucoup de choses, et cela se voit sur son corps qui est marqué par de nombreuses cicatrices un peu partout. Blessures de guerre, brûlures, marques de torture, griffures, morsures, bleus, il semble y être passé à toutes les sauces, toute son histoire pourrait se lire sur l'intégralité de son corps. Toujours sur cet aspect de vétéran, Ashill a toujours le dos légèrement courbé, ne parvenant que rarement à se tenir parfaitement droit. Ce problème de dos vient de sa carapace dorsale : en tant que Ruhhain, il ressemble en tout point à un humain, mais sa peau est endurcie à quelques endroits où elle paraît noire et dure comme le roc. Pour citer toutes ces parties écailleuses : son dos, sa nuque, ses pieds jusqu’aux genoux, son bras droit avec l’épaule, et ses yeux. Son dos est la partie la plus résistante, personne auparavant a réussi à percer cette carapace tellement elle est solide, ses yeux sont aussi presque increvables, bien qu’on peut percer cette protection optique à force de frapper, les autres parties restent également solides mais ne resteront pas indemnes aux blessures et autres mutilations. Sa main droite laisse entrevoir des griffes aux bouts des doigts, ces dernières peuvent servir même si elles ne sont pas non plus si longues et aiguisées, c’est également la même chose pour ses pieds avec ses orteils. Sa nature de Ruhhain lui offre également des cornes sur la tête, mais elles ont été coupés pratiquement à ras, on peut difficilement les voir à cause de ses cheveux à présent.

Tout son héritage racial à présent évoqué, on peut noter qu’il n’est pas très grand, plutôt chétif même, n’égalant même pas la taille moyenne d’un adulte. Malgré cela, il est plutôt musclé, il faut bien que sa force naturelle soit expliquée par sa carrure. Ses ennemis font alors souvent l’erreur de le sous-estimer, avant de voir de leurs propres yeux sa véritable puissance ; après tout, les apparences sont trompeuses. Sa peau est horriblement pâle, grisée même, ce qui montre bien qu’il est déjà mort une fois, le faisant apparaître tel un cadavre ambulant. Ashill n’est effectivement pas très coloré comme bonhomme, et ce n’est pas qu’à cause de son épiderme : ses yeux sont également teintés d’un acier grisé, tandis que ses cheveux mi-longs, lui arrivant jusqu’aux épaules, ont perdu toute coloration, devenant également gris, bien que plus foncés. Parfois, sa chevelure peut paraître blanche, mais ce n’est qu’un effet visuel causé par la lumière, ils sont définitivement gris, pas besoin d’aller chercher plus loin. Toujours sur ses cheveux, ces derniers sont pour ainsi dire décoiffés, il n’en prend pas grand soin, ainsi de nombreuses mèches rebelles viennent masquer ses yeux, lui offrant une certaine part de mystère sous ce masque capillaire. Pour rebondir sur ses yeux, ils sont vidés de toute émotion, on ne peut rien lire à l’intérieur, peu importe la situation. Ashill affiche alors toujours un air totalement neutre sur le visage, parfois un peu blasé, mais il ne montre que très rarement ses sentiments. Cela n’est pas dû à son état cadavéreux, il a toujours été ainsi et il n’est pas prêt de se refaire.

Pour parler un peu de son état de mort-vivant, il n’en possède absolument aucune caractéristique : oui, il a été ressuscité, mais ce n’est pas un zombie mangeur de cervelle malgré son surnom ! Ashill possède toujours son sang bien conservé dans ses veines, il a une odeur corporelle parfaitement normale, sa respiration n’est pas saccadée, il n’est pas insensible à la douleur, il n’est pas en plein stade de décomposition... Bref, c’est un homme comme tant d’autre, bien qu’il vienne d’une autre époque et qu’il ressemble à ces monstres sans volonté par sa tenue. D’ailleurs, même s’il n’est pas insensible à la douleur, il possède une endurance très élevée, à mettre sur le compte de son lignage racial ; en effet, en plein effort, il ne montre jamais sa fatigue, il respire normalement en toutes circonstances, même lorsque son corps pisse le sang ou qu’il transpire énormément. En clair, sa neutralité faciale reste aussi intacte en combat qu’en dehors, ce qui, du coup, le rend assez dérangeant à regarder et à affronter, par contre on peut relever que ses sourcils se froncent lorsqu’il se bat, néanmoins même ce détail ne semble pas démontrer qu’il est en colère lors d’un duel.

Ses vêtements à présent, parce qu’il faut bien qu’il se couvre, le bougre. Sa tenue vestimentaire est indéniablement légère, à quoi bon porter des pièces d’armure lorsque son propre corps est une armure en soi ? Ashill ne porte vraiment aucune protection malgré son rang de grand guerrier, il lui arrive tout de même d’en emporter lorsque la situation l’exige, par exemple lorsqu’il partira au front à Valor. En tout cas, il porte des vêtements pour la plupart sombres, peu colorés. Son haut fétiche est une longue veste noire, lui arrivant jusqu’aux genoux, elle ne possède qu’une manche, celle de gauche, recouvrant alors son bras "fragile" mais qu’il utilise pour porter les armes, vu qu’il est ambidextre à tendance gaucher. Cette veste possède également un col relevé, lui arrivant jusqu’au niveau de la bouche, et elle reste ouverte, les deux parties au niveau du torse sont reliées par l’intermédiaire de trois anneaux centraux, maintenus par des lanières jointes à la veste. Sous ce long manteau ne se cache rien, il n’a pas besoin de se couvrir davantage étant donné sa résistance aux conditions climatiques, et du climat d’Ardhès. En guise de bas, il se contente d’un sarouel blanc, dont la ceinture en ruban est noire et ce même pantalon ample est serré aux niveaux des talons par d’autres rubans noirs. Comme à son habitude, absolument rien aux pieds, exhibant fièrement ses orteils griffus de Ruhhain ; c’est surtout parce qu’il préfère porter le strict minimum, ne s’encombrant de presque rien pour laisser libre à ses mouvements.

En guise d’accessoires, si on peut dire, la première chose qu’on voit et entend de lui, ce sont les cliquetis de sa chaîne au bras droit. Les maillons de cette chaîne en fer sont à moitié implantés dans sa peau écailleuse, impossible de la retirer ; cette chaîne s’étend depuis son poignet jusqu’à son épaule, elle est donc enroulée tout le long de son bras. Il l’exhibe tout le temps, cela le gêne de la cacher en fait, d’où le fait qu’il n’y aura certainement jamais une manche qui viendra couvrir ce bras droit. A part ce truc, aucun bijou, pas de tatouage, rien de ce qui pourrait faire considérer son corps comme une œuvre d’art, ses cicatrices suffisent amplement. Pour ce qui est de ses armes, il garde sa flissa, c’est une épée courte à un seul côté tranchant, dont la pointe de la lame est effilée et courbée, sans garde, et dont le manche zoomorphe représente une tête de wyverne. Il la rengaine à la ceinture de son sarouel, mais son arme principale est surtout son corps, qu’il conjugue avec ses pouvoirs. Ashill est alors un combattant surtout axé au corps-à-corps, penchant également pour le désarmement et à la soumission pouvant mener à la mutilation, afin de désavantager ses adversaires ; toutes les armes, sans exception, lui vont bien, tant qu'il les vole à son ennemi, c’est qu’il a un talent pour rapidement assimiler le fonctionnement d’une arme, acquis par son expérience de guerrier Ruhhain.


Description Psychologique : Tout ce qu’on peut dire sur cet homme-là, c’est qu’il est bizarre, étrange, qu’il est bien difficile de croire qu’il est le Kar’narok. Ashill semble bel et bien ne pas avoir sa place au sommet du peuple des volcans, cependant il y est bien assis.

Pour commencer, il n’est vraiment pas exempt de défauts, il en a même beaucoup en fait, pas étonnant de constater qu’il n’a que peu de relations du coup. Son plus gros défaut est sans doute son pessimisme extrême, poussé à un point assez élevé. Ashill ne verra en effet que les points noirs d’une situation et les conséquences les plus graves qu’on puisse imaginer, le plus irritant étant de le voir avoir raison sur son intuition. En réalité, il n’est pessimiste qu’en se limitant aux véritables conséquences, celles qui paraient le plus plausible de se produire selon lui. En outre, si on veut recevoir de la compassion, ce serait l’une des dernières personnes à aller voir, il ne dira que la réalité des choses en face, mieux vaut donc l’éviter si la dépression est quelque chose que vous évitez comme la peste.

Ashill dit alors toujours la vérité, il ment seulement lorsqu’on le lui demande, il ne voit pas pourquoi il devrait masquer la vérité lorsqu’on la lui quémande. Bien évidemment, il ne révélera pas de précieuses informations pour le bien des autres, il n’est pas stupide à ce point. Mais par exemple, lui demander son opinion sur votre propre personne, c’est se risquer à se faire descendre énormément par lui. Cette honnêteté est donc autant un défaut qu’une qualité, cela dépend du contexte actuel. Question d’informateur, c’est quelqu’un de très doué, il faut dire que son pouvoir aide pas mal ; attention aux secrets mal gardés du coup, il se peut qu’Ashill les ai déjà révélé à quelqu’un de trop curieux, ayant un certain don pour satisfaire pleinement la curiosité de ses semblables sans remords. Lui-même possède un certain caractère d'espion, toujours à écouter d'une oreille attentive les pensées et les conversations télépathiques autour de lui, puis il les enregistre de son mieux dans son esprit afin de pouvoir s'en servir dans un futur proche. Les mots sont autant des armes qu'une épée pour lui.

En tant que Kar’narok, le revenant n’est plus un homme soumis aux autres, un serviteur qui fait en sorte de satisfaire le moindre de vos désirs. Il a même plutôt développé un caractère de je-m’en-foutisme : non pas qu’il ne vous tendra aucune oreille en votre direction, mais il n’émettra aucun commentaire sur vos problèmes, choix, avis, et autres, sauf si vous le lui demandez. Ce n’est pas quelqu’un de très bavard, il prime plutôt le silence en fait, à cause des pensées qu’il ne cesse de toujours capter, il n’est alors pas facile de maintenir une conversation avec lui. C’est pourquoi il est du genre solitaire, il ne recherchera jamais le premier contact auprès de quelqu’un, sauf si cela rentre dans ses plans, ou celui des autres. Malgré tout, Ashill n'hésitera pas à tendre sa main lorsque cela paraît nécessaire, il conserve une part de son caractère d’obéissant, bien qu’il tentera d’honorer son rang et de ne plus se rabaisser au statut de serviteur. S’il veut toujours aider ses alliés, c’est parce qu’il se nourrit exclusivement du bonheur de sa patrie, c’est en quelque sorte un chevalier blanc. Très protecteur et loyal envers ses alliés, il assistera sans relâche ceux qui en ont besoin et qui sont dans son camp ; par contre, l’inverse lui est très pénible, il déteste qu’on prenne soin de lui ou qu’on se soucie de son cas, soi-disant qu’un mort n’a plus personne sur qui compter. Après, question d’utilité, Ashill se montre être un expert, il se qualifiait lui-même d’objet ou d’arme disponible pour tous ceux qui ont besoin de lui avant, faisant le travail bien et rapidement, obéissant dans la mesure où votre demande ne nuit pas trop à autrui ; ce n’est plus trop d’actualité depuis sa promotion, mais qui ne tente rien n’a rien, comme on dit. Eh oui, même un Kar’narok peut se montrer plus proche du peuple qu’on peut le penser. Quoiqu’il en soit, du fait qu’il est chef du clan Ruhhain, il se montre aussi droit et noble que ses prédécesseurs, endossant fièrement le rôle de chef afin de satisfaire autant ses pairs que ses alliés, diriger tout un peuple ne lui fait donc pas peur.

Cet antique aspect de servant révélé, il reste à souligner que c’est quelqu’un de plutôt ambitieux. En effet, il n’a vraiment pas froid aux yeux, beaucoup affirmeront qu’il est plutôt suicidaire : il se jettera lui-même dans une mission suicide si la récompense à la fin se montre gratifiante. Tout comme face à une demande, Ashill ne participera à une mission seulement s’il est sûr de sa réussite, c’est là où son côté pessimiste joue dans la balance, ayant une certaine phobie face à l’échec qui risque d’engendrer le mécontentement des autres. Mais bon, si on le pousse beaucoup, il finira par céder aux directives et fera tout son possible. C’est là qu’on s’aperçoit que c’est quelqu’un d’énormément passif : il n’agit que peu souvent de son plein gré, ses grandes actions seront toujours, pour la plupart, dirigées par l’envie des autres. Ainsi donc, Ashill se fiche de ses propres problèmes tant qu’ils ne nuisent pas à ses projets et missions, il restera inactif et encaissera volontiers s’il n’a rien à craindre. Remarque, il n’affiche que très rarement une expression faciale : qu’importe la situation, il restera parfaitement calme, sans montrer une once de colère, de joie, de tristesse… Mais bien évidemment, toutes ses émotions sont contenues en lui, il suffit de savoir lire en lui pour le comprendre. A part ça, c’est un être paresseux, il n’est pas étonnant de le voir dormir ou patienter les bras croisés dans un coin, attendant sagement qu’on souhaite ses services. Un peu masochiste sur les bords, il ne faut pas croire non plus qu’il vous aidera à mieux le tuer, lui qui sait que ô combien sa mort entraînera la déception et la tristesse de bon nombre de ses congénères.

S’il s’occupe grandement du cas des autres, il est vrai qu’Ashill ne s’occupe pas bien de lui-même, il est en quelque sorte la marionnette du monde qui prend la poussière au placard tant qu’on ne s’en sert pas pour divertir le public. En réalité, il n’aime pas sa seconde vie, il ne comprend pas pourquoi on l’a ramené à la vie lui et non pas un autre. Il trouve qu’il n’a rien à faire ici et que sa place est dans l’autre monde, ou du moins dans la tombe ; après tout, il vient d’une autre époque, même si l’espace est le même il n’arrive pas à reconnaître le monde de ses souvenirs. En même temps, il fait en sorte qu’on ne lui pose pas trop de questions, ne révélant alors jamais ses émotions ou son avis à autrui, pensant que les gens de cette époque ne sont pas censés le connaître personnellement ; il n'est donc pas aisé de maintenir des liens avec lui, vu qu’il n’aura de cesse de rester tout à fait neutre avec tout le monde, bien qu’il sache distinguer ses ennemis de ses alliés. Dans de rares cas, il arrive qu’il éprouve plus d’empathie pour certaines personnes, même si cela reste difficile à acquérir. De plus, Ashill n’a jamais été quelqu’un qui goûte les petits plaisirs de la vie dans son propre intérêt : la faim, la richesse, la gloire, l’amour, tout cela n’aura jamais été des principes qui ont conduit sa vie, étant donné qu’il nourrit son corps que du minimum, qu’il garde l’argent qu’il lui faut, qu’il n’a jamais voulu se rendre célèbre et que ses goûts sexuels n’ont jamais été stricts. Tout ce qu’il se contente de faire, c’est de se laisser guider par le destin pour voir de ses propres yeux ce qu’il l’attend, errant librement dans la vie des autres tel un fantôme du passé. Ainsi donc, Ashill fait de "la liberté" son maître mot et son but principal, d’où son combat sous l’emblème des wyvernes en faveur des rebelles d’Ardhès.


Pouvoirs :
Dons raciaux :
¤ Résistance physique : Ashill possède la constitution particulière des Ruhhains, le rendant plus résistant aux attaques physiques que n'importe quelle autre race.
¤ Facultés physiques supérieures : Son sang Ruhhain lui confère des capacités physiques plus poussées, lui permettant de courir plus vite et longtemps, se fatiguer moins rapidement, et bien d'autres avantages encore.
¤ Résistance aux conditions extrêmes : Tout comme les Ruhhains, Ashill résiste plus aisément aux lois de la nature (chaleur, froid, etc...). Il peut également retenir son souffle plus longtemps sous l'eau, au moins une dizaine de minutes.
¤ Lien faible avec l’Éther : Issue d'une race forgée dans la force, Ashill n'a pas des pouvoirs aussi importants que les autres races, bien qu'il peut se priver du contrôle de l'Éther étant donné ses autres aptitudes.

Dons magiques :
¤ Omniscience (soutien) : " Je sais tout sur vous. "
Sous-pouvoir semblable à l’empathie : Ashill peut capter toutes les pensées d'autrui dans le périmètre d’un royaume. Il ressent donc en quelque sorte l'humeur des gens et entend également les conversations télépathiques. Ce pouvoir est dit "permanent", c’est-à-dire qu’il est sans cesse activé et qu’Ashill peut entendre toutes les pensées sans pouvoir les faire taire ; en gros, il n’obtiendra jamais le silence. Dans le cas où une protection mentale est présente, il ne ressentira que les pensées les plus fortes, les autres seront plus difficiles d'accès. Cette capacité est toutefois inactive au combat, son esprit étant trop embrouillé pour se préoccuper correctement des autres.

¤ Distorsion (soutien) : " Le temps n'est qu'illusion. "
Pouvoir en partie lié au temps et à l'espace, Ashill peut canaliser l'Éther afin d'effacer un évènement s’étant produit s’il n’implique pas de trop grandes conséquences (par exemple, si une arme s’est cassée, il peut effacer cet évènement pour qu’elle revienne à son état d’antan). A savoir que les personnes présentes lors de l'évènement se rappellent toujours qu'il s'est produit, en outre ce don ne peut que rarement agir sur les personnes. Ce don ne prend en compte que le(s) conséquence(s) directe(s), pas celles qui s’étendent dans un avenir moins proche. A titre d'exemple, impossible pour lui d'annuler une mort déjà produite, la conséquence de l'évènement est trop importante, mais dans le cas d'une personne blessée, il peut annuler l'évènement qui a provoqué ces blessures, en admettant qu'elles ne soient pas assez graves, sinon ces dernières pourraient provoquer la mort de la personne, cette conséquence étant alors trop importante et trop proche du moment présent. L'opération de ce pouvoir est toutefois assez complexe, Ashill peut difficilement l'utiliser plusieurs fois à la suite, étant donné qu'il est couteux en magie et concentration. En conséquence, impossible de l'utiliser en plein combat.

¤ Impact (offensif) : " Ma force vous dépassera. "
Un don qui justifie sa force assez surhumaine. Lors d’une action quelconque (par exemple, l’entrechoquement d’une lame adverse contre la sienne), il peut faire glisser son énergie dans son arme afin d’aggraver le choc, la puissance d’impact en devient plus forte, comme s’il donnait l’allure de frapper plusieurs fois en un seul coup, le contact en devient presque une explosion en soi ; à noter qu'il peut imprégner n'importe quel objet de cette énergie (une flèche prête à être tirée, par exemple). Il peut aussi faire glisser cette énergie dans son corps pour frapper plus fort avec son poing ou son pied par exemple, ce qui donne lieu parfois à des spectacles cocasses où il envoie facilement valser un plus baraqué que lui. L'énergie qui glisse sur son corps ou sa lame se manifeste sous la forme d'une aura blanchâtre s'il utilise beaucoup d'énergie, sinon elle reste relativement invisible. Aussi, il peut utiliser cette énergie pour dévier les sorts adverses de leur direction, donc Ashill peut d’un coup de bras renvoyer une attaque magique en relâchant une certaine quantité d’énergie au contact (par contre, les effets de l’attaque adverse ne seront pas totalement annulés, une boule de feu lui laissera quelques brûlures par exemple, si la dite boule de feu n'est pas importante dans la taille et la puissance).




Dernière édition par Ashill le Sam 21 Juil - 17:44, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Ashill   Mer 18 Juil - 19:59



Histoire :


On raconte que par delà ces montagnes de feu, qu’à travers cette chaîne volcanique qui enserre les vénérables terres d’Ardhès, se trouve un autre continent, du nom de Valor. Peu de natifs en avaient connaissance, seuls les érudits en parlaient, mais beaucoup trouvait que toutes ces fables ne les concernaient pas. Non, ce qui préoccupait réellement les esprits à cette époque, c’était leurs propres intrigues. Car si on disait que les relations interraciales n’étaient pas parfaites là-bas, ici c’était tout aussi pire.

Ce fut à une époque reculée, sur le continent des terres arides, qu’on pouvait assister à l’échange sanglant entre deux nobles espèces : Arimapsis et Ruhhains. Si ces deux races étaient dotées d’habitude d’un tempérament calme, malgré leurs nombreuses différences, elles ne purent réfréner les pulsions instinctives de leurs semblables ; et quand ce sont des dissidents emblématiques qui se querellent pour une parcelle de territoire à cause de l’expansion de leur propre espèce, il n’y a pas d’autre destin qu’une route tracée vers le massacre. On ne raconte presque plus ce petit bout d’histoire aux générations actuelles, mais cette chronique reste gravée dans l’Histoire. Et parmi les hommes et femmes y ayant pris part, il y avait un soldat en particulier.

Jeune, Ruhhain, cheveux blonds, yeux grisés, peau pâle, un guerrier banal comme tant d’autre. Presque rien ne le démarquait des autres, si ce n’est son allure un peu étrange. Il était habillé comme la plupart de ses frères et sœurs d’arme : un haut blanc à manche unique, celle de gauche pour être plus précis, entrouvert au niveau de son torse, un pantalon ample et noir retenu par une ceinture en ruban rouge, une lourde écharpe noire masquant une partie de son visage ainsi que ses cheveux, et c’est tout, il n’avait rien d’autre. On pouvait quand même noter cette étrange chaîne qu’il avait au bras droit, enroulée tout le long autour, les maillons étaient enfoncés à moitié dans son épiderme. Ce devait être cette caractéristique qui le faisait sortir du lot, néanmoins ce n’était pas cela qui allait le faire survivre, car il avait autant de chance de mourir que n’importe qui dans ce clan.

D’ailleurs, à cela, tout le monde semblait faire ses adieux, car on racontait que la prochaine bataille sera la plus meurtrière et la plus décisive. Un homme plus âgé que le soldat blond se détacha d’un groupe pour s’approcher de lui, déposant une main ferme sur son épaule avant de l’embrasser ardemment sur la bouche, lui susurrant d’hypothétiques dernières paroles, le suppliant de ne pas mourir aujourd’hui. Face à cette demande, le soldat hocha la tête. Tout son clan comptait sur lui, dont cet homme, et il ne comptait pas les décevoir en retour de cette confiance aveugle. Les Ruhhains obtiendront ce lieu abondé de sables et de cactus sur lequel ils se tenaient debout, les Arimapsis n’auront pas d’autres choix que de reculer, de céder à ce besoin territorial, sinon le peuple des volcans s’assureront de les exterminer, jusqu’au dernier.

Pour l’heure, le cor sonna, l’assaut devint imminent. Comme toute bonne chair à canon, le jeune Ruhhain se jeta tête baissé dans la mêlée, droit dans les bras des Arimapsis qui les attendaient sagement. Dégainant sa longue lame, qui était d’ailleurs reliée à la chaîne de son bras par le pommeau, il trancha le premier ennemi sur sa route, mettant fin à son existence. Rapidement, ce fut le chaos autour de lui : Ruhhains et Arimapsis tombèrent comme des mouches tandis que d’autres renforts arrivaient, sorts et sang fusèrent dans tous les sens, la bataille tourna alors en un orchestre de lames s’entrechoquant frénétiquement. Ne sachant plus vraiment où donner de la tête, le soldat se contenta de se jeter sur le premier venu, bien décidé à survivre à cet enfer pour un avenir plus paisible.

Le jeune homme ne se laissa jamais impressionné par ses ennemis : qu’ils soient grands, qu’ils soient doués, qu’ils soient magiciens ou épéistes, aucun de ces Arimapsis ne le firent fléchir. En même temps, il semblait rapide, fort, tenace, ses propres opposants furent assez intimidés par son expérience de guerre. Ce n’était bien évidemment pas la première fois qu’il guerroyait et il le prouvait valeureusement. Le soldat esquiva toutes les sphères d’énergie projetées en sa direction, avant d’empaler subtilement celui qui osait s’en prendre à lui. Dès qu’il se retrouva tout près d’un de ses ennemis, il l’immobilisa en lui maintenant les bras avant de le soumettre, fracturant violemment les os de ces géants pour les neutraliser. Ce guerrier était une véritable tornade, ne se laissant pas une seule seconde de répit avant de passer au prochain adversaire. Il faisait parti des soldats ayant eu la chance ou l’audace de rester le plus longtemps vivants, pouvant dès à présent constater par lui-même que son clan se faisait tailler en pièce sévèrement, il aperçut même le cadavre de son amant plus loin. Pour autant, il ne se découragea, il se battrait jusqu’à son dernier souffle s’il le faut.

C’est alors qu’une voix féminine cria son nom au loin. Se retournant vivement vers l’origine de cet appel, qu’il reconnaitrait d’ailleurs entre milles, il fit face à une Arimapsi qu’il connaissait bien. Contrairement aux autres membres de sa race, cette femme ne voulait pas attenter à la vie du jeune guerrier, mais elle n’avait pas d’autre choix : c’était ça ou la mort ; puis le soldat comprenait parfaitement sa décision de toute manière. Faisant tournoyer son épée entre ses doigts, le Ruhhain la jeta sur l’Arimapsi qui la renvoya par le biais de la magie. Un pas sur le côté et le soldat prit d’une main la chaîne de son bras avant de la faire tournoyer aussi, de ce fait il fit également tournoyer sa lame qui était reliée à la longue chaîne de maillons. Il savait qu’il ne pourrait pas s’approcher d’elle car elle s’éloignera toujours le plus possible de lui, alors il tenta une tactique plus axée sur la distance, la frappant de loin grâce à son arme. De son côté, elle comprit ce qu’il tentait de faire mais ne se laissa pas avoir aussi facilement, enchaînant sorts et esquives dans l’espoir de l’atteindre.

Ce combat s’étendit durant de longues minutes, il n’y avait plus beaucoup de Ruhhains présents sur l’étendue désertique, c’était pour ainsi dire une pitoyable défaite. Le blond ne baissa pas les bras pour autant, il n’était pas question pour lui d’abandonner le combat sous prétexte que son clan n’avait plus lieu d’être. Faisant fi de ses nombreuses blessures, le soldat tenta une nouvelle percée avant de pousser fortement sur ses pieds afin de se rapprocher dangereusement de l’Arimapsi. Dès à portée, elle ne savait plus comment riposter, avant que l’épée du Ruhhain la transperce de part en part au niveau de l’abdomen. Le jeune homme allait en finir avec elle, mais il reçut une vague d’énergie de plein fouet dans le dos, son équilibre déstabilisé le fit avancer de plus en plus vers la femme qui posa ses mains sur son torse avant de lui faire endurer une magie offensive, elle aussi. Projeté plus loin, le soldat ne pouvait plus se relever, il avait déjà perdu trop de sang.

Lors de ses incessantes tentatives de continuer le combat, il vit que l’Arimapsi luttait pour sa survie, elle était en meilleur point que lui et pourrait très bien s’en remettre, il venait de réaliser son baroud d’honneur autrement dit. Au moins, il aura emporté beaucoup d’ennemis dans la tombe, avec lui. Se couchant de dos sur le sable chaud du désert, il regarda la lune éclairant ce macabre spectacle avant de rendre son dernier souffle. Son clan fut décimé peu de temps après cette bataille et une paix durable prit naissance entre les deux races prédominantes d’Ardhès.


Ce fut des années, même des siècles plus tard, qu’on retrouva de nouveau ce soldat, sa légende n’était, pour ainsi dire, pas encore éteinte.

Ardhès, plus d'une centaine d’années plus tôt, bien avant que les rebelles arrivent sur ces terres. Dans ces eaux-là, c’était le précédent Kar’narok qui régnait, qu’on surnommait "Nahkriin", littéralement "Vengeance". C’était un terme bien excessif pour un homme de sa carrure, il est vrai qu’il avait une allure de guerrier et qu’il était plus radical que ses prédécesseurs sur le plan politique. Des rumeurs circulaient à son sujet, on soupçonnait qu’il attiserait de vieilles rancunes entre Ruhhains et Arimapsis, afin de déclencher des conflits territoriaux. Mais comme la plupart des rumeurs, c’était totalement faux. Nahkriin n’avait, certes, pas une bonne réputation auprès du peuple, mais ce n’était aucunement pour ces faits non avérés. La preuve, son fils est encore pire, il ne nie pas vouloir s’emparer du trône afin d’installer une dynastie, alors que les Kar’narok ne sont élus que pour leur force et leur valeur, pas pour leur sang. Le fils a même déclaré son souhait de succession en public, ce qui n’échappa pas aux oreilles de Nahkriin qui s’empressa de lui proposer un pari : il n’avait pas à prouver sa force, il était déjà un très bon combattant, mais encore devait-il prouver sa valeur ; c’était également une manière au Kar’narok de redorer sa réputation. Ainsi, le lendemain, une épreuve à l’arène fut montée en son honneur.

La majorité des habitants de Vahrgath se réunit pour assister au test du fils du Kar’narok. Beaucoup espérait qu’il obtienne son humiliation tant attendu. C’était bien ce que voulait prévoir Nahkriin, il avait rassemblé des guerriers des bas-fonds, des gens prêts à tuer pour obtenir leur liberté. Alors il n’y avait que deux alternative à cette épreuve : soit le fils survit, et il prouve sa valeur, soit il meurt, et l’un de ces prisonniers est plus valeureux que lui. Ce test était simple à mettre en place : dix adversaires, chacun motivé à l’idée d’obtenir sa liberté. Pour la plupart, ce n’étaient que des voleurs ou des assassins, d’autres ont été tirés dans le lot pour des délits mineurs mais dont on connait leurs talents martiaux. Même si c’était son fils, Nahkriin n’était pas fier de lui, et il espérait bien qu’il apprenne de ses erreurs, dans la mort.

La foule était en délire, peu était du côté de l’improbable héritier. Lui-même le savait, c’était bien l’occasion de leur fermer le clapet à ces idiots du peuple. Il était là, au milieu de l’arène, à attendre impatiemment que ses ennemis soient lâchés pour n’en faire qu’une bouchée. Faisant quelques passes fictives avec son épée, il finit par constater que les fauves arrivaient. Au nombre de dix, comme prévu, tous des hommes bien baraqués, portant des loques noires de prisonnier, et à qui on a tous offert une arme ; il n’y en avait qu’un qui semblait plus faible que les autres, vu qu’il était plus maigre et également moins grand. Malgré tout, il était bizarre, avec ses cheveux gris, son air neutre sur le visage, sa chaîne au bras, le fait qu’il ait le dos courbé aussi… Enfin, c’était un Ruhhain comme les autres, avec ses longues cornes sur la tête, qui partaient en arrière. Quoiqu’il en soit, il comptait bien tous les tuer, lorsque le gong finit par sonner !

Sans attendre, le fils se mit en garde, laissant le premier suicidaire se jeter sur lui pour l’empaler aisément. Cette première cible trop facile, les autres se rendirent bien compte qu’il ne fallait pas prendre cet homme à la légère. Ce qui n’empêcha pas à deux d’entre eux de tenter une combine afin de le déstabiliser, une attaque en équipe qui ne fonctionna malheureusement pas. Déjà trois morts en l’espace de quelques secondes, le fils se tourna vers son père qui le regardait d’en haut, sur un balcon réservé spécialement au Kar’narok et à ses amis de la noblesse. Le regard que lui lança "l’héritier" montrait qu’il était las de cette besogne, à croire qu’on le pensait plus faible que ça, au point de lui envoyer des sous-fifres de la sorte. Déçu par cette décision, le fils se retourna vers les sept autres prisonniers restants, il planta son épée dans le sol et leur ordonna de s’entretuer : un seul devra survivre, celui qui mériterait le plus de l’affronter. Cet ordre fut mal pris par la foule qui se mit à huer le fils, même Nahkriin trouvait que cette demande était indigne de lui. Pourtant, le fils s’en contreficha, se retournant pour regarder la foule tandis que les prisonniers se regardaient entre eux, prêts à en découdre pour devenir l’illustre élu du duel.

Le temps que le fils mit à détourner son regard de ses adversaire dura environ quinze secondes, il entendait bien les bruits de lames qui s’entrechoquent et les cris d’agonie, mais il ne se retourna pas pour autant, c’était une façon bien à lui de sous-estimer les prisonniers. Néanmoins, ce fut bien au bout de ces quinze secondes que la clameur des combats cessa et que la foule s’était complètement tu. Surpris par ce poignant silence, le fils se retourna vers le milieu du terrain et constata de ses propres yeux qu’un seul était toujours debout : c’était le Ruhhain supposé faible, celui qui était plus maigrichon. Le fils écarquilla grandement les yeux, cet homme n’était même pas blessé et il avait quand même réussi à tous les tuer, rien qu’avec sa flissa ou ses poings. Couvert de sang de la sorte, il faisait très peur à voir. A l’instar de la majorité des spectateurs, Nahkriin trouvait que ce prisonnier était intéressant et comptait bien découvrir ce qu’il leur réserverait encore.

Outré, le fils sentit qu’on était en train de lui voler la vedette. Il se rua alors frénétiquement sur le jeune guerrier, en s’emparant au passage de son épée plantée dans le sol, et abattit la lame sur son adversaire. Ce dernier bloqua le coup avec une facilité déconcertante, ayant juste eu à lever son bras gauche sans bouger le reste de son corps, sans prendre un seul appui sur ses jambes. Cette espèce de zombie, vu que le prisonnier était plus que pâle comme neige, commençait à lui foutre les chocottes. Le fils ne se laissa pas paralysé pour autant par cette performance, il tenta maintes fois de le frapper avec son arme, son ennemi bloqua tous les coups, reculant parfois devant la charge écrasante du fils. Ce dernier essaya également parfois de le prendre par le col pour le balancer plus loin, mais c’est qu’il était souple, le jeune homme, et apparemment très têtu. Le fils du Kar’narok finit tout de même par lui faire perdre l’équilibre un moment, une occasion se présenta pour le successeur de planter sa lame dans le dos du Ruhhain, ce qu’il fit immédiatement. Cependant, sa lame se heurta contre une sorte de bouclier, elle fut violemment repoussée lorsqu’il l’avait abattu sur le dos. Reculant, il analysa ce qui venait de se passer et comprit, en regardant à travers la tunique déchirée du prisonnier, que son dos était complètement recouvert d’une carapace noire. Si jeune et déjà en possession d’un magnifique héritage racial…

Quoiqu’il en soit, le prisonnier se tint enfin prêt à attaquer à son tour. Il se releva et se rua rapidement vers l’homme qui le séparait de la liberté, abattant à son tour sa lame sur celle du fils. Ce dernier parvint à éviter ses assauts tout en contre-attaquant, sa carrure plus imposante que son adversaire était un avantage pour le repousser efficacement, mais il était également moins rapide que le prisonnier, celui-ci finit d’ailleurs par l’entailler au bras suite à une belle ruse de sa part. Touché mais pas vaincu, le fils à se laisser aller à la fureur du combattant, balançant son bras dans tous les sens dans l’espoir de le toucher. Ce qui finit par arriver, en quelque sorte, vu que lors d’une estocade, la pointe de sa lame se heurta contre l’œil droit du prisonnier, mais comme avec l’épisode du dos, la lame ne s’enfonça pas plus loin, comme si une sorte de bouclier était dressée sur les pupilles grisées de son adversaire. Apeuré par ce phénomène nouveau, il laissa une ouverture au prisonnier qui ne laissa pas passer : le bras du jeune guerrier donna un coup sec et vertical sur l’épée du fils. Une étrange petite explosion, semblable à une onde-de-choc, s’était créée lorsque la main avait touché la lame. Faisant plusieurs pas en arrière à cause de cette autre étrangeté, le fils se rendit compte que sa lame avait été littéralement coupée en deux, par la main du prisonnier ! En regardant de nouveau son adversaire, celui-ci montrait que sa main saignait à peine et elle dégageait également une drôle de fumée blanche, comme de la vapeur.

Là, le fils ne savait plus quoi faire, cet homme devait être un sorcier ou un autre prodige dans le genre. A ce rythme, il va se faire bousiller ! Le jeune Ruhhain négligea pour le moment sa blessure à la main, tournant son regard vers le Kar’narok actuel ; doté de la capacité à lire dans les pensées, il comprit que l’actuel souverain des Ruhhains acceptait qu’il tue son fils. Ainsi donc, sans demander son reste, le prisonnier pointa son arme vers l’héritier, qui prit peur sur le coup. Tendant son bras gauche armé en arrière, il concentra une bonne dose de magie dans sa main avant de lancer la flissa sur son adversaire : la courte épée fut propulsée si vite à cause de la magie que le fils n’eut aucune chance d’esquiver, la lame s’enfonçant très profondément dans son ventre. Il tomba à terre en tentant en vain de se remettre de cette puissante attaque, mais il rendit son dernier souffle lorsque le prisonnier s’approcha de lui pour le frapper fortement au niveau de la tête, par le biais d’un coup de pied, lui aussi chargé magiquement pour que le choc soit important. C’était terminé, l’unique fils du Kar’narok était mort.

L’ensemble de la foule était abasourdi devant ce spectacle bien cocasse, l’un des guerriers les plus puissants de Vahrgath venait de se faire humilié et assassiné publiquement par un parfait inconnu. Contre toute attente, Nahkriin ne s’en offusqua, bien au contraire : il était un sourire amusé, il espérait bien que son fils se fasse tuer, mais par un tel génie du combat… C’était stupéfiant et inattendu. Le prisonnier leva alors les yeux vers la foule qui l’applaudit, il comprit en planant dans leurs pensées que l’homme qui venait de tuer n’était vraiment pas dans leur cœur. Enfin, s’il avait pu leur faire plaisir tout en gagnant sa liberté, ce n’était pas si mal. Il vit d’ailleurs le Kar’narok qui ne se gêna pas pour aller à sa rencontre, descendant rapidement sur le terrain pour parler avec ce Ruhhain aux cheveux gris, lui demandant son nom.

" Ashill Vahlok. "

Nahkriin sourit à ce nom "Vahlok" qui signifiait "Gardien" dans leur langue. C’est vrai qu’il ferait une excellent bras-droit, lui qui attendait tellement de trouver quelqu’un en qui il pouvait faire confiance en son expérience. Pour le souverain, c’était totalement clair : cet Ashill venait de faire ses preuves et méritait une place dans leur société. Il lui proposa alors de servir à ses côtés, faisant de lui son "Zun", son "arme". C’était une offre trop rare pour être refusée, puis le jeune prisonnier ne pouvait rien se priver en ce moment. Il accepta donc cette promotion en se mettant respectueusement à genoux devant son nouvel employeur, imprimant ses premiers pas dans sa nouvelle vie.


Une résurrection, voilà ce qui s’était produit. C’était la réponse à la raison de son existence ici, en cette époque bien avancée par rapport à la sienne. Depuis qu’Ashill était devenu l’agent du Kar’narok, son bras droit et garde du corps accessoirement, on devint curieux à son sujet, ses exploits à l’arène n’étaient bien évidemment pas passé inaperçus. On le surnommait le "Zol", le "zombie", d’après ses propres mots il serait déjà mort, puis sa propre allure rappelait celle des macchabées. Néanmoins, beaucoup voulait savoir si ces dires étaient vraies, et non de simples rumeurs. Fidèle à lui-même, il répondit honnêtement, à eux de croire ou non ses paroles.

Il est né à l’époque où les Ruhhains et les Arimapsis firent leur première rencontre. Tous restaient calmes et pacifistes, les deux espèces étaient respectueuses entre elles et ne comptaient pas se lancer dans des conflits sans intérêt, ni de se mêler à un malheureux génocide. Il fallait remercier le Kar’narok et la Matriarche de l’époque pour cette décision. Néanmoins, comme on pouvait s’y attendre, tous ne se passa pas comme prévu. Il y eut des complications, des dissensions, certains Ruhhains et Arimapsis n’étaient pas d’accord sur ce partage du continent. Cela n’aurait pas été un problème si ce n’étaient que des civils manifestant en vain, mais cela devint bien plus grave lorsque ce sont des membres haut placés dans la hiérarchie qui soutiennent cette rébellion. Ainsi, les dirigeants ne purent contenir cette dissidence et des clans se formèrent pour se livrer à des batailles sanglantes pour du territoire.

Ashill Vahlok faisait parti de l’un de ces clans Ruhhain qui cherchait le conflit plutôt que la coopération. Il ne l’avait pas choisi, toute la famille des Vahlok s’était portée volontaire dans cette dissidence, alors il avait suivi. Il était ainsi un des hommes et des femmes qui se fichaient bien de ces combats, ces quelques personnes qui n’avaient rien à faire là. Sa mémoire lui faisait défaut, certainement à cause de sa résurrection, mais il se souvenait que les conflits s’étaient éternisés durant quelques années et qu’il avait fini par prendre contact avec une Arimapsi qui était dans la même situation que lui : guidée par sa famille contre son gré. Cette femme et lui collaborèrent avec les politiciens afin d’en finir avec cette guerre futile. C’est là qu’il fit un gros coup contre son clan : il révéla aux Arimapsis dissidents le plan qu’ils comptaient mettre en place contre eux, ainsi l’ensemble de sa famille et tout son clan périt une nuit dans le désert. Ashill portait également les armes ce jour-là, contre le souhait de l’Arimapsi qui voulait qu’il se retire, celui-ci répliquant alors qu’il avait fait le serment de mourir pour son clan, qu’importe s’il les a trahis ou pas. La suite, il ne la connaissait pas, vu qu’il était mort.

Officiellement, la dissidence Ruhhain avait été exterminé, les Arimapsis dissidents étaient donc vainqueurs mais plus tard ils furent pris entre deux feux : les forces armées Ruhhains et Arimapsis les tonnaient de se rendre ou de mourir. Beaucoup finirent par abandonner cette folie, d’autres continuèrent et moururent. Tout cela, c’est ce que lui avait raconté la déesse des wyvernes en personne.

En effet, la première personne qu’il rencontra après son retour chez les vivants, c’était elle. Ashill était bouleversé, perdu, complètement confus par ce phénomène dont il en était le centre, et la déesse était là pour le remettre sur le droit chemin. Elle lui expliqua sommairement ce qui était dit plus haut : les évènements suivants sa mort. Elle en vint finalement au vif du sujet : la raison de sa résurrection. Elle insista sur le fait que ce n’était pas elle qui l’avait fait revenir, mais d’autres dieux dont il n’a pas besoin de connaître l’identité. Tout ce qu’il devait savoir, c’est qu’il devait accomplir son destin pour qu’elle lui offre quelques réponses, lui qui peut contrôler le cours des évènements et tout savoir… Sur le coup, Ashill ne comprenait pas ce qu’elle voulait de lui et il ne put même pas lire dans ses pensées. La déesse se mit alors à rire et le rassura qu’il n’avait concrètement rien à faire : tout ce qu’elle attendait de lui, c’est qu’il vit jusqu’à son retour, le carcan du destin se chargera du reste. Elle finit par se volatiliser, quelques minutes plus tard, il fut emprisonné car il s’était introduit dans une zone interdite ; ce n’était pas de sa faute s’il a été ressuscité ici-même, mais il se doutait bien que c’était prévu par la déesse. Après quoi, il resta des jours en prison avant qu’on vienne le balancer dans l’arène. La suite, tout le peuple la connaissait.

Donc Ashill était bien un mort-vivant, même s’il restait parfaitement mortel. Il s’était rendu compte peu de temps après sa renaissance que ses cheveux étaient devenus gris, mais à part ça il n’y avait aucun changement. Bien évidemment, personne ne crut à cette histoire, quelques naïfs avalèrent la vérité mais les plus raisonnables se doutaient que c’était beaucoup trop surnaturel pour être vrai. Le Zol ne s’en offusqua pas, il n’allait pas leur imposer la vérité s’ils ne voulaient pas l’accepter. Quoiqu’il en soit, tout cela n’était que du passé : ce qu’il comptait pour lui à présent, c’était l’avenir, son but étant de vivre jusqu’à ce que cette déesse daigne revenir pour lui offrir quelques éclaircissements.

Pour le moment, le revenant n’avait concrètement qu’une vingtaine d’année, ce qui lui laissait largement le temps pour accomplir son nouveau destin. Il commença d’abord par se renseigner sur cette époque, il découvrit alors que les relations raciales n’avaient pas bougé, les Arimapsis et les Ruhhains se respectaient contre toute attente. La déesse disait donc vrai, les dissidences avaient été éradiquées. Il continua d’en apprendre un peu plus sur son monde pour rattraper son retard. Mais il concentra surtout son temps à être le gardien du Kar’narok : Nahkriin lui demanda notamment de garder un œil sur l’un de ses rivaux, du nom de Nehro. Il avait entendu quelques rumeurs sur le fait que cet homme voulait s’emparer du trône, Ashill devait les confirmer ou les infirmer. Le Zun de Nahkriin se chargea donc d’être les oreilles de son employeur, surveillant les moindres faits et gestes de ce Ruhhain. Selon ses pensées, Nehro voulait bel et bien évincer Nahkriin, mais ce dernier ne pouvait pas le châtier sans preuves, vu que son rival était trop aimé du peuple, les Ruhhains le prendraient très mal et finiraient par s’en prendre au Kar’narok ; Nehro pourrait être même le parfait successeur, même si le Kar’narok n’est pas en bons termes avec lui. Nahkriin laissa donc Ashill continuer d’espionner Nehro et de lui rapporter toutes informations à son sujet. Et c’est notamment un jour que le Zol se rendit utile.

Cela se passa quelques années plus tard, Nehro avait décidé d’agir pour l’intérêt de son peuple en empoissonnant le Kar’narok. Vu son rang, ce fut aisé pour lui de préparer son plan et de l’exécuter. Mais il avait nié un détail important : Ashill. Le zombie continuait toujours de le surveiller et il découvrit ainsi rapidement ses intentions. La fonction du gardien était de protéger son chef, alors il attendit que le poison soit introduit dans la boisson du souverain avant le repas, et à ce moment-là il se servit de son pouvoir de distorsion pour annuler cet évènement : normalement, le poison n’aura jamais été versé dans son verre. Le revenant resta donc anxieux durant le repas, surveillant autant Nehro que Nahkriin, celui-ci finit par porter le récipient à ses lèvres et but sans crainte. Selon les informations récoltées, le poison agira lors de son sommeil. Ashill ne préféra toujours rien révéler à son employeur, de crainte de le faire paniquer pour rien. Le Zol resta donc éveillé jusqu’au réveil de son souverain et fut soulagé de constater qu’il était toujours en vie, au grand dam de son rival. N’ayant plus aucune raison de le cacher, il rapporta cela à son Kar’narok et celui-ci fut bien remonté contre Nehro. Malheureusement, il n’avait toujours aucune preuve, Ashill n’avait rien pu faire pour affirmer ses accusions. Nahkriin le crut tout de même, il n’y avait que peu de gens en qui il pouvait faire confiance à présent.

C’est d’ailleurs le même jour que le Kar’narok lui révéla que ce soit lui qui le succède au trône, le jour où il périra, même si ce n’était malheureusement pas de son ressort. Ashill fit alors une hypothèse : peut-être que la déesse l’avait fait revenir pour que ce soit lui qui devienne le Kar’narok. Mais pourquoi ? Ça, il n’en savait trop rien, mais comptait bien le découvrir en restant toujours en vie, tout en faisant en sorte que son chef triomphe face à son rival, bien évidemment. Peut-être même que le Zol se trompait, ce n’était après tout qu’une hypothèse, mais il ne voyait pour l’instant rien de plus important pour une résurrection que de devenir le souverain de tout un peuple.


Nombreuses ont été les tentatives d’assassinat, toutes ont fini par échouer. Bientôt, Nehro finit par se rendre compte de l’importance du gardien. Il savait déjà que cet homme était doué de miracles, mais si tous ces miracles se retournaient contre lui… Le rival n’en pouvait plus, il comptait bien de se débarrasser de ce pion dérangeant afin de s’en prendre enfin à la pièce maîtresse : Nahkriin.

C’est donc lors d’une journée parfaitement banale que tout son plan prit place. Malheureusement pour Ashill, le rival avait découvert sa capacité à capter les pensées, il s’était donc préparé de manière à ce qu’il ne puisse pas prédire sa nouvelle attaque. Ainsi, le revenant ne comprit pas lorsque des sbires de Nehro se jetèrent sur lui pour l’enfermer dans des cachots. Au lieu que ces traîtres le tuent, ils firent durer le plaisir en le torturant à leur guise, allant même jusqu’à coupé à ras les cornes du jeune Ruhhain, qui se rapprochait à présent plus d’un pitoyable humain. Rien de plus honteux ne pouvait arriver à un Ruhhain de se voir priver de ses cornes, Ashill n’en fit pas exception : il luttait tant bien que mal à se libérer tout en supportant la douleur, ne hurlant ni geignant jamais, même si ses tortionnaires voyaient bien qu’il souffrait beaucoup.

Et pendant ce temps, Nehro en profita pour tuer Nahkriin, sans se gêner : il le fit publiquement, dans le cornal principal. Les deux grands avaient livré un combat titanesque, faisant frémir les mordus de duel, mais le Kar’narok finit par céder à ses blessures, bien avant le rival qui était moins amoché que lui. Cette humiliation mit à terme, Nehro continua sur sa lancée de gloire en déclarant qu’il souhaitait devenir le Kar’narok, argumentant que le fait que le peuple n’appréciait pas Nahkriin et qu’ils avaient besoin d’un chef plus exemplaire, lui notamment. Devant cette décision, personne ne put s’opposer car personne ne faisait le poids, Nehro étant déjà quelqu’un de bien trop influent dans cette cité. Le peuple finit par se résigner, il allait accepter de faire de cet homme leur nouveau souverain… du moins, s’il parvient à se débarrasser de son ultime obstacle.

Des secousses se firent sentir autour d’eux, quelque chose de particulièrement imposant semblait approcher. Ce n’était nul autre qu’Ashill, qui usait de son pouvoir d’impact pour pouvoir enjamber de plus grandes distances. Il avait fait aussi vite qu’il avait pu, il avait capté les derniers pensées de son Kar’narok qui espérait que Nehro périsse avant de pouvoir prendre le pouvoir et que quelqu’un de plus digne prenne sa place. Ainsi, le Zol s’était senti totalement concerné : il allait tuer Nehro pour qu’un autre Kar’narok naisse. Énervé devant son échec, n’ayant pas pu protéger Nahkriin comme il le lui avait promis, il puisa dans ses ressources magiques pour se libérer de ses liens et se ruer dans le cornal principal. Maintenant qu’il était face à Nehro et ses sbires, il ne lui restait plus qu’une dernière chose à faire. Tout en s’emparant de l’épée du défunt Kar’narok qui traînait par ici, le rival fut surpris de voir cet individu ici et lui demanda ce qu’il était en train de faire.

" Selon la volonté de feu Nahkriin, tu vas mourir. "

Pour toute réponse, le rival ne reçut que ça de la part d’Ashill. Ce dernier se mit en garde, prêt à éliminer tous ces traîtres au Kar’narok. Nehro envoya naturellement tous ses sbires, se croyant déjà être le souverain du peuple Ruhhain. Les témoins furent d’ailleurs totalement tiraillés par ce qui était en train de se produire sous leurs yeux : qui choisir entre le puissant Nehro et le vénérable Ashill ? Apparemment, seule la voix des armes pourra apporter une réponse définitive. Et comme il fallait s’y attendre de la part du prodige, il envoya valser tous ses opposants sans grand mal, sans utiliser ses dons magiques non plus, ce n’était après tout que du menu fretin. Cet échauffement terminé, le véritable combat allait commencer. Les deux adversaires se mirent face à face, se fusillant du regard, avant de charger en même temps.

Les premiers échanges étaient tendus, ce n’était pour la plupart que des attaques, défenses et contre-attaques interminables qui ne firent jamais mouche. Le public retenait sa respiration lors de chaque échange avant que les deux prennent une petite pause. C’étaient deux fauves qui en voulaient beaucoup à l’autre, normal de les voir si enragés, même si Nehro était celui qui hurlait le plus de colère et qu’Ashill restait parfaitement calme et neutre devant cette agitation à laquelle il prenait part. A un moment, le revenant parvint à entailler sévèrement le bras armé de son ennemi, il ne put pas en rajouter vu que Nehro fit rapidement un pas en arrière. Avant qu’Ashill ne puisse riposter, le rival fit un tour de magie qui soigna l’intégralité de ses blessures, lui aussi était donc doté de quelques atouts liés à l’Éther. Le zombie ne se laissa pas intimider pour autant, ce n’était pas la première fois qu’il affrontait des magiciens et il s’assurera que ce ne sera pas la dernière non plus. Donc, il chargea de nouveau et tenta une nouvelle percée afin de le blesser gravement, de sorte que son ennemi n’ait pas le temps de se régénérer juste sous son nez. Pourtant, un imprévu se produisit : ce n’était pas qu’un pouvoir de soin, c’était une régénération instantanée. Chaque coup que portait Ashill blessait le corps de Nehro, mais ses blessures se refermaient aussitôt derrière. Peu importe le nombre de fois qu’il frapperait, cela ne servira à rien si le rival ne saigne pas. Le Zol comprit qu’il devait le tuer sur-le-champ, il tenta alors de viser la tête mais son adversaire savait déjà qu’il opterait pour cette tactique, il prit donc bien ses distances afin de ne pas lui laisser une seule occasion de lui porter le coup de grâce.

La confrontation sembla sans fin : avec Nehro qui se régénérait sans cesse et Ashill qui était trop rapide pour être touché, ils devaient bien se résigner à sortir leur meilleur atout pour en finir. Alors qu’il commençait à montrer des signes de fatigue, le revenant finit par avoir une idée lorsqu’il posa son regard sur une coulée de lave, qui faisait office de rivière décorative dans ce cornal : il comptait jeter son ennemi dans la lave, là où il ne pourra pas se régénérer et finira par périr pour de bon. Rassemblant ses dernières forces, le jeune Ruhhain utilisa plusieurs fois d’affilée son pouvoir d’impact afin de faire perdre l’équilibre à Nehro, tandis que ce dernier luttait tant bien que mal pour blesser sévèrement le zombie. L’échange qui suivit devint alors complètement sanglant, ils ne se défendaient même plus et se contentaient d’attaquer encore, et encore… Ce n’étaient plus que des bêtes assoiffées de victoires, et heureusement que le rival perdit tous ses moyens en s’enrageant de plus en plus, car Ashill pouvait alors en profiter pour le désarmer. Privé de son arme, le Zol en profita pour planter les deux épées en sa possession dans le poitrail de Nehro, ce qui ne servit qu’à l’immobiliser un peu plus longtemps. A ce moment-là, il rassembla toute son énergie dans son bras avant de diriger son poing droit sur son adversaire, le choc renforcé propulsa le rival sur la paroi rocheuse derrière, avant qu’il tombe lamentablement dans la lave. C’en était fini de lui.

Complètement essoufflé, et à raison vu que son bras en a beaucoup pâti lorsqu’il avait abusé de magie, Ashill arrivait à peine à se tenir sur ses jambes, mais il tint le coup suffisamment longtemps pour voir les témoins le féliciter en s’agenouillant devant lui. Des guerriers hauts placés dans la hiérarchie s’approchèrent de lui et assurèrent qu’il venait de prouver sa valeur, sa force ayant déjà été testé il y a des années dans l’arène. Alors, le verdict tomba : Ashill était le nouveau Kar’narok de Vahrgath.


Quelques années s'écoulèrent depuis ce grand combat, Ashill pensait que c’était sa nomination en tant que Kar’narok qui allait faire revenir la déesse des wyvernes, mais ce n’était pas le cas. Il avait donc continué d’attendre, à diriger efficacement ses frères et sœurs pour maintenir la paix sur le continent d’Ardhès. Autrefois, personne n’aurait cru qu’il puisse atteindre une telle gloire, et pourtant il était bien là et il faisait contre toute attente honneur à son peuple. Et encore aujourd’hui, les Ruhhains allaient faire honneur à leur race, grâce à la venue de visiteurs méconnus.

Ce jour-là signa l’arrivée des rebelles de Valor sur Ardhès, accompagnés de wyvernes. C’est d’ailleurs le fait que les créatures volantes aident ces inconnus qui étonnèrent les natifs des volcans. Aussi curieux que ses congénères, le Kar’narok leur interdit tout contact hostile avec ces visiteurs, les laissant alors librement passer sans qu’ils ne se rendent compte des Ruhhains les observant aux alentours. Au passage, Ashill tentait de rassembler quelques pensées de ces visiteurs, découvrant alors qu’ils étaient bien pacifistes et qu’ils voulaient prendre pied ici, si c’était possible. Les rebelles rencontrèrent d’abord les Arimapsis durant leur exploration des lieux, les détails de leurs conversations furent transmis ensuite aux Ruhhains, Ashill autorisa alors à son peuple de prendre contact avec ces rebelles pour écouter leur histoire.

Apparemment, il y aurait un autre continent, au-delà de l’océan, nommé Valor. Les rebelles décrivirent chaque race le peuplant : les elfes, les fées, les fiores, les sylènes, les dryades, les sirènes, mais surtout les humains. Ils se mirent à les convaincre que les humains étaient la pire espèce qu’on puisse rencontrer, qu’ils étaient orgueilleux et se permettaient de gouverner les autres races pour les réduire en esclavage. Ainsi, ces rebelles combattaient contre l’Empire de Valor depuis plus d’un siècle à présent. La Matriarche et le Kar’narok comprenaient bien leurs intentions, mais ils attendaient surtout les raisons de leur venue ici. Même si Ashill le savait déjà, il laissait ces rebelles s’exprimer : ils voulaient vivre sur ce continent pour en faire leur camp de base, un continent aussi étendu qu’Ardhès pourrait facilement accueillir toute la Rébellion et également les protéger de l’Empire grâce à la chaîne des volcans de Nargath. Suite à une longue discussion avec la Matriarche, le Kar’narok accepta de venir en aide à ces rebelles, leurs objectifs semblant parfaitement nobles à ces yeux.

" Les Ruhhains participeront à votre Rébellion. "

L’affaire était tranchée pour le peuple des volcans, il en était de même pour les Arimapsis qui offrirent leur aide aux rebelles. Pour la première fois depuis sa naissance et sa renaissance, Ashill allait participer à une collaboration entre Ruhhains et Arimapsis, un évènement qu’il n’aurait jamais cru vivre auparavant, ni même aujourd’hui. Il savait que cette guerre n’allait pas être la même, qu’elle allait être encore pire que celle qu’il avait vécu, car il était ici question d’une dissension à grande échelle. Le Kar’narok allait encore avoir beaucoup à apprendre, même s’il fut à présent reconnu comme le chef de clan des Ruhhains, l’une des grandes têtes pensantes qui allaient coordonner la Rébellion contre l’Empire. De cette coopération, Union était née, l’Ordre d’Ardhès commença également à se mettre en place, réunissant les meilleurs chevaliers et cavaliers parmi les rebelles, ainsi que les futurs génies de ce combat au nom de la liberté.

Peu de temps après cela, le moment tant attendu par Ashill arriva. La déesse des wyvernes se manifesta de nouveau devant lui, lors d’une nuit étoilée où il scrutait l’horizon, à la recherche d’un contact avec l’autre continent grâce à son pouvoir d’omniscience. Elle lui révéla que sa résurrection servait tout simplement à écarter Nehro de la Rébellion : si cet homme avait été le Kar’narok, il n’aurait pas collaboré avec les Arimapsis, puisqu’il avait des ancêtres dans l’antique dissidence des Ruhhains et qu’il n’aurait jamais accepté que les rebelles empruntent les passages des volcans, même avec l’avale des wyvernes. En clair, Ashill était la pièce maîtresse capable de pouvoir changer la donne, de pouvoir sauver la mise à la Rébellion que certaines personnes jugent trop importante pour être mise à mal de la sorte. Alors c’était ainsi, le revenant avait été jugé comme étant le Ruhhain le plus conciliant de tous ses prédécesseurs, ainsi que le plus qualifié pour diriger son peuple en temps de guerre. Mais à quel prix ? La déesse ne le fit pas languir plus longtemps : elle lui révéla alors que sa renaissance impliquait un sacrifice, celui de l’Arimapsi qu’il avait connu dans son ancienne vie. La déesse avait parlé de ce destin fâcheux à cette femme et avait eu vent de ses relations avec Ashill pour être convaincue qu’elle collaborerait certainement ; et elle eut raison, l’Arimapsi ne voulait pas que le nom du Ruhhain soit enterré de cette manière et elle fut honorée de participer à ce changement de destin. Alors, elle s’était sacrifiée, pour faire revenir son ami à la vie, des siècles plus tard, le processus semblait avoir été long. Ashill la reconnaissait bien, là, elle faisait en quelque sorte partie de lui maintenant. N’ayant plus rien à faire ici, la déesse des wyvernes partit, sans en dire davantage au souverain qui voulait toujours savoir l’identité des personnes ayant participé à ce sacrifice, mais peut-être que ces derniers voulaient garder l’anonymat, et qu'ils devaient certainement être très puissants pour savoir réaliser ce genre d'opération et prédire le destin du rival en tant que Kar'narok... Enfin, peu importait leur identité, il leur en était reconnaissant.

Le nouveau Kar’narok n’avait plus aucun doute à présent : on lui a offert une chance d’honorer la mémoire de cette femme et des nombreux rebelles qui ont péri au nom de leur liberté, pas question de laisser passer une telle occasion. Autrefois, il se battait pour la liberté de son peuple, maintenant il allait se battre pour la liberté de tous, un projet trop grand pour être laissé à l’abandon. Des inconnus, certainement de son côté, lui ont laissé une seconde vie pour suivre un véritable but, Ashill allait leur rendre la pareille en vivant pour cette Rébellion jusqu’à la mort. Pour le moment, il tenait bien sa promesse, car plus d'une centaine d'année plus tard, Ashill était toujours en vie et toujours aussi déterminé à combattre l'Empire.


" Le monde est sur le point de subir un grand changement, beaucoup de sang va être versé au nom d’une idéologie qui perdure dans le temps. Alors que je n’avais rien à faire là, j’ai été choisi parmi ces nombreux élus pour brandir mon arme sous l’emblème de la liberté. Bien que ce soit contre mon gré que je me tiens encore debout à cette époque reculée, je donnerai ma vie pour que les futures générations puissent jouir d’une vie paisible et libre. Le sacrifice d’autrui ne sera pas vain, mes épaules ne cèderont pas sous le poids des âmes qui guettent mes actes, j’en fais le serment. "




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MessageSujet: Re: Ashill   Lun 23 Juil - 17:14

Erreur temporelle corrigée. Je n'ai plus rien à dire sur ta présentation !
Je te valides donc avec le même niveau que pour Kateris ! (Ça m'évitera d'aller rebidouiller dans la fiche de perso *Zbaff*)

Bon re-RP Smile


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