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 Aikanáro aep Easnillen.

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Aikanáro

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Date d'inscription : 04/07/2012

MessageSujet: Aikanáro aep Easnillen.   Sam 14 Juil - 1:27





Nom : Aikanáro aep Easnillen.
Âge: Environ 526 ans.
Race: Elfe.
Royaume de naissance : Loneariel.
Rôle: Contrebandier, assassin, mercenaire et criminel recherché à Concordia.
Camp : À qui sait délier la plus grosse bourse.
Arme(s) : Épée longue recourbé, dague elfique, arc.



~ Note ~
Chemlan, Vatt'ghern et dh'oine sont tous des termes elfiques employés pour dire humain, de façon grossière et peu flatteuse.

~ Description Physique ~


Au royaume d'Aurhyne, 1 an auparavant...

Par une nuit glacée dans une auberge perdue au milieu de nulle part, la porte s'ouvrait enfin, laissant place à un homme sortant de la pénombre. Les flambeaux et chandelles sur les tables et les murs éclairaient partiellement son visage. Sur son passage, un froid et un silence de mort parcouraient la pièce, tandis qu'il faisait quelques pas dans la direction du barman accoudé au comptoir de l'auberge. Même ce dernier, la langue étrangement figé, n'osait lui demander quoi lui servir. Comme choquée par sa laideur, les murmures d'une femme à sa droite traversaient ses oreilles pointues alors qu'il ignorait les propos très peu flatteurs de la belle humaine. Tous étaient sans doute d'accord pour affirmer que l'elfe était loin de faire hommage à la beauté de ses semblables. Un bandeau rougeâtre, couvrant presque la moitié de son visage, ne laissait qu'entrevoir une cicatrice béante, qui se terminait là où sa lèvre supérieure droite commençait. Nul n'osaient s'imaginer l'horrible spectacle qui pouvait se cacher sous ce camouflage. Pour dire, là, était sûrement la première chose que l'on pouvait remarquer sur cet homme peu joli. Sans un mot, il baladait son regard sur le tenancier des lieux. À ce qu'il savait, la laideur n'était pas un crime dans cette cité, alors, tout comme les autres, il avait bien le droit d'être servi, non ? Son oeil vert, froid et intense fixait ardemment celui qui avait cessé d'essuyer une chope, ayant remarqué que le monstre le contemplait. Nerveusement, tremblotant, il s'avança vers lui, murmurant presque les mots de civilités qui allaient de soit, pour qui avait son travail. Aikanáro allait lui demander un verre d'hydromel, mais fut interrompu par un bruit cassant derrière lui. Tournant la tête vers celui-ci, il observa une serveuse qui venait de renversé son plateau sans doute après l'avoir aperçu. C'était une elfe et elle ne lui était pas inconnue. L'un des vatt'gherns assit plus loin, lui hurla qu'elle n'était qu'une empotée d'elfe.

L'elfe resta froid, à la dévisager pendant que le barman s'avançait subtilement la tête pour regarder les étranges dessins qui figuraient sur une partie de son cou. Pour ce qu'il pouvait distinguer dans cette faible lumière, c'étaient des feuilles ainsi que des branches. Sans doute le tatouage continuait-il sous son épais manteau, fait en maille et en cuir parsemé de brun, vert et rouge par endroit. À sa taille, il apercevait une lame passablement longue ainsi qu'un étui remplit de flèches, accrochés grossièrement à l'aide d'une bandoulière bleuté. Sur son torse, un plastron de cuir brunit attaché par deux ceintures, où figurait une dague elfique avec des écrits sur son manche. L'humain n'en comprit pas le sens des mots inscrit, mais c'était sans doute mieux pour lui. Près de son épaule gauche un arc était suspendu, à porter de main. Terminant sa vague examen, il recula pour s'éloigner de cet homme qui semblait peu fréquentable. Pendant ce temps, l'elfe se retourna de nouveau vers lui, ignorant désormais cette vielle connaissance de son lointain passé. Reportant son regard émeraude sur l'humain, celui-ci ne pouvait s'empêcher de constater à quel point ses traits faciaux était maigre, voir fatigué et étiré vu de nombreuses années de vies. Pour dire, même pour les elfes, il n'était pas tout jeune, peut-être qu'il lui restait qu'une centaine d'années à vivre ou moins même. Quoi qu'il en soit, Aikanáro finit par lui ordonner de lui servir une chope d'hydromel. Une voix claire, mélodieuse et étrangement jeune vu son apparence, traversa sa fine bouche aux lèvres minces. Le tenancier était surpris qu'une voix aussi enchanteresse puisse appartenir à un homme aussi peu ragoûtant. Une fois le breuvage posé devant lui, il étala les pièces nécessaires sur le comptoir, enleva ses gants bruns qui lui arrivaient aux coudes et prit la chope de sa main droite. Sur le moment, il avançait son visage du verre humant l'odeur de celui-ci à l'aide de son nez volontaire, long et fin. Rassuré de n'avoir trouvé nulle trace de poison dans ce nectar, il engloutissait le liquide en basculant la tête vers l'arrière.

D'un bras puissant, pour qui était de sa race, il fracassa le verre vide sur le comptoir le faisant éclater du même fait. Seulement, personne ne semblait vouloir lui en tenir rigueur. Un air arrogant sur le visage l'elfe se tourna vers les saloperies d'humains devant lui, éparpillés sur les tables du bâtiment, un sourire presque invitant à la confrontation. Il ne savait pas si c'était sa carrure passablement imposante ou ses traits repoussants, mais pas un ne daignait se lever pour se mesurer à lui. Croisant les bras sur sa poitrine, il arqua un sourcil, bien que les deux ne se seraient pas fait voir, exprimant ensuite haut et fort que les humains étaient tous des porcs de ferrailles, des bons à rien, répugnant, incapable de servir un alcool comestible et de bon goût. Les Chemlans se regardaient entre-eux, pas trop certain de la conduite à adopter devant l'elfe qui semblait chercher les embrouilles. Si son but était de les provoquer, voilà qui était chose faite. Voici que les dh'oines souhaitaient tous sa mort, se levant les uns après les autres, couteaux et armes en mains. L'elfe ne s'arrêta pourtant pas de les injurier, bien pénard, d'une voix étrangement calme comme s'il ne les voyait pas s'approcher de lui, l'air furieux et combatif d'un coup...


~ Description Psychologique ~


Dans quel merdier notre idéaliste s'était-il encore fourré ? Leur faisant face, c'était une arrogance et une mine sans crainte qui perlaient sur le visage de l'elfe. Non, Aikanáro n'avait pas peur de périr, il avait vécu bien longtemps déjà. Pour ces dh'oines, ils leur semblaient même à un moment qu'il embrassait la mort à bras ouvert. Comme si c'était là, son but recherché depuis le commencement. Pour sûr, il était d'une évidence que cet elfe méprisait les humains au plus haut point. À dire vrai, l'elfe n'éprouvait que nausée et dédain, chaque fois qu'il posait son regard sur un de ces odieux humains malodorants. Pour qui se prenaient-ils ? D'oser parler de la sorte à une femme de sa race, devant lui. Évidemment, l'elfe était un incontournable protecteur envers ceux et celles de son peuple, bien qu'il ne les porte pas tous dans son cœur, il ne tolérait ni propos raciaux ou même haussement de ton à leur égard. Pour le coup, il était bien déterminé à faire payer l'assemblée pour la faute d'un seul homme. Ils étaient pourtant nombreux, quoique leurs états passablement avancés n'aiderait sûrement pas leur cas. Maintenant qu'il avait leur attention, il leur exprima des mots dans sa langue natale, insistant à la fois pour que la jeune elfe quitte les lieux sans que les chemlans ne s'en aperçoivent. Ayant pour l'idée de bien garder les regards humains sur lui, il déblatérait alors tous ses talents de combattants, comme le vantard qu'il était. Oui, Aikanáro n'était pas peu fier de sa facilité à guerroyé. Il pensait même être fait pour cela depuis son premier hurlement, sortant de l'entre jambe de sa mère. L'homme n'était pas non plus délicat dans ses mots, pour cela, ils s'en rendaient bien compte. Il disait les choses telles qu'elles étaient, sans essayer d'en obscurcir la vérité ou même mettre des gants blancs. Non, l'elfe n'était pas de ceux qui tentaient d'apaiser les autres, il révélait toujours et impunément ce qu'il pensait vraiment sans porter attention aux conséquences de ses paroles bien souvent blessantes. Ayant une fâcheuse tendance à sous-estimer, voir dénigrer automatiquement les autres, il ne se gêna pas pour leur faire part que leur chance face à lui était mince. Hautain et imbu de lui-même, il le croyait réellement, sans aucun doute possible dans son esprit.

Cette confiance en soi qui se dégageait de l'elfe, fit même douter les vatt'gherns sur le moment. Il était vrai que l'elfe avait un talent inné pour influencer les autres, ou même les manipuler selon son bon vouloir. La soudaine hésitation des humains ne faisait que confirmer ce talent certain. C'était d'ailleurs ainsi qu'il avait réussi à rassembler bon nombre de ses pairs dans ses idéaux. L'elfe croyait en la libération de sa race et contre tous, il ne lâcherait pas son combat. Une détermination sans faille, il était impossible de lui faire changer d'avis sur de simples paroles, ayant, de prime à bord, une confiance absolu que pour les siens depuis de nombreuses années. Non, Aikanáro ne faisait pas de crédit sur les belles paroles, c'était non moins que les gestes qui comptaient pour lui. Immoral sur les bords, il n'hésiterait pas à massacrer la totalité des oreilles arrondies devant lui, femme comprise. Sans doute ces hommes, réchauffés par l'alcool, avaient des compagnes et des enfants qui les attendaient sagement à la maison, mais l'elfe n'en avait que faire. Ce sentiment de leur enlever la seule personne qui subvenait à leurs lamentables besoins de chiens galeux le faisait frissonner de plaisir. Ils méritaient un tel sort, tous autant qu'ils étaient. À vrai dire, l'elfe n'éprouvait aucune pitié pour ses êtres qui se disaient supérieurs, alors que leur cerveau et leur façon de voir les choses en prouvaient le contraire. Ce n'était que des imbéciles après tout. Attendant alors qu'ils daignent faire les premiers pas, il ferma enfin son clapet, penchant doucement la tête de côté. Heureusement l'idéaliste était un homme d'une patience incroyable autrement, il se serait déjà rué, à tort dans la mêlée. Non, l'elfe attendrait alors, employant une fois de plus la ruse plutôt que la force, puisqu'il était un véritable spécialiste dans ce domaine. Pour le moment, les humains croyaient qu'il n'était qu'un idiot arrogant un peu trop bavard. Pourtant, ils ignoraient simplement ce qui se produisait autour d'eux à l'instant même, toujours bien braqués sur cet elfe qui s'offrait tel un plateau d'argent. Non, Aikanáro n'était pas le genre de chef à envoyer en pâture la première recrue de la semaine, il préférait lui-même prendre les risques pour les autres ce qui, indirectement, faisait de lui un homme courageux peut-être ? Ou qu'il souhaitait simplement être le rôle principal de la scène ? Qui sait ?

Malin, tel un loup des forêts, le bruit d'un oiseau perça le silence de la pièce depuis peu installé. Tout le monde le sait, les loups chassent toujours en meute et ceci était le signe précaire que ses hommes étaient en place, postés devant les fenêtres tapis dans l'ombre de la nuit. Les archers aux bons endroits, le temps n'était désormais plus à la causette...

Mais ceci n'est qu'une autre partie d'un chapitre de son histoire


~ Pouvoirs ~

¤ Vue accrue
¤ Réflexes accrus
¤ Discrétion



Quel âge as-tu?: ...
Quel est ton prénom?: ...
Disponibilité sur le forum?: Le plus souvent possible.
Que penses-tu du forum?: C'est une question piège ?
As-tu lu les règlements?: Oui.
Le code ?:
Spoiler:
 

Ne PAS posté après ce message et ne PAS me taper s'il reste encore des fautes.
C'est que... j'ai la chair fragile moi.





  
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