--Forum fermé--
 

Partagez | 
 

 Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]

Aller en bas 
AuteurMessage
Adria

avatar

Race : Elfe
Age du personnage : 30
Maître/Ecuyer : /
Armes : Arc (principal) / Dagues
Armes magiques : /
Messages : 289
Date d'inscription : 26/02/2012

Feuille de personnage
Niveau:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Ven 6 Avr - 0:05

Le vent soufflait, se faufilant doucement entre les branches des nombreux arbres qui composaient la forêt qui se dressait non loin de Concordia, le joyau de Valor comme se plaisaient à l’appeler le peuple Humain. Alors que la brise ne parvenait pas à passer inaperçue, pliants les branches les plus petites et faisant chanter les feuilles aux diverses tons de vert, les rayons du soleil eux, se frayaient un chemin dans ce maelström de mouvements faisant danser les ombres bien plus bas sur le sol couvert d’herbe grasse et sur lequel était allongée une femme. Cette dernière était plongée dans un profond sommeil à peine quelques instants plus tôt et désormais elle regardait les quelques morceaux de ciel qu’elle pouvait apercevoir à travers les feuilles. La raison de son réveil ? Ce mouvement des branchages. Lorsqu’elle s’était allongée plus tôt, l’ombre régnait sur l’espace vert qui l’entourait, dispensant d’une fraîcheur agréable et propice à un certain confort, puis plus tard, un rayon de soleil était venu se poser sur ses yeux qui même protéger par les paupières, avaient réagit à ce soudain flux lumineux.

Encore quelque peu prise par les brumes de sa sieste non programmée, Adria c’était contentée de poser son bras sur son front, rouvrant doucement les yeux et attendant que ces derniers s’habituent à la nouvelle luminosité. La prochaine étape la fit se redresser et prendre une position assise le dos accoter contre le tronc de l’arbre comme elle l’avait été au départ. Un rapide coup d’œil tout autour d’elle la rassura quant à la localisation de ses possessions. Son arc, son carquois rempli de flèches et sa sacoche de cuir brun foncé étaient toujours posés contre l’arbre et le livre qu’elle lisait plus tôt était là, sagement posé à quelques centimètres d’elle, ses pages tournées par le vent. Réprimant un bâillement, l’elfe porta sa main droite sur sa nuque et la gratta tranquillement en un geste lent, son regard toujours posé sur le bouquin. L’histoire qu’il contait était loin d ‘être soporifique, mais il fallait croire que les journées chargées, les nuits avec peu de sommeil et la détente engendrée par les lieux avaient réussi à avoir raison d’elle. Adria s’en voulait quelque peu car ce n’était pas très prudent de sa part de s’assoupir ainsi en cet endroit. S’il y avait bien une forêt où elle se le permettrait sans vraiment réfléchir c’était bien Löneariel mais voilà, ici ce n’était pas Löneariel, sa forêt natale était loin. Bien qu’elle n’ai jamais croisé personne sur ce morceau de forêt -c’était d’ailleurs pour cela qu’elle en avait fait son refuge- Adria ne parvenait pas à se sentir complètement en sécurité ici.

La jeune femme chassa ces idées en balançant sa tête de la gauche vers la droite, avant de se relever doucement histoire de ne pas se retrouver une nouvelle fois au sol, cette fois-ci à cause d’une chute de tension occasionnée par sa précipitation à vouloir se relever. Elle ramassa le livre qui gisait toujours à terre et le ferma dans un bruit sec avant de le placer dans sa sacoche où la tranche dépassait légèrement. Elle se dirigea ensuite vers le cours d’eau qui sinuait juste à côté, s’accroupi à son bord et plongea ses main dans ses eaux fraîches avant de la porter à son visage et de rafraîchir ce dernier. Elle s’essuya vite fait avec un pan de sa tunique, alla se rééquiper de son arc, son carquois et de sa sacoche qu’elle portait en bandoulière et quitta les lieux. Elle ne savait pas trop l’heure qu’il était mais cela faisait déjà un bon moment qu’elle était ici, elle s’était trop attardée et même si le soleil était encore haut dans le ciel, la journée était bien entamée, elle n’était pas sensée avoir quitter le château si longtemps. Malgré cela, elle prenait bien son temps sur le chemin du retour. Plus elle passait de temps loin de la ville mieux c’était et cela –c’est triste à dire mais tellement véridique- avait des répercussions sur son humeur. Laissez Adria aller et venir à son gré et elle sera supportable ou du moins se forcera-t-elle. Cloîtrez la et elle vous mènera la vie dure, c’est ce que comprirent vite –quoique pas assez de son propre goût- ses tuteurs lors de ses premières années à Concordia.

L’elfe avait rejoint un petit sentier forestier et le suivait d’un pas tranquille quand un craquement la fit se stopper net, ses sens aux aguets. Elle attendit un deuxième qui pourrait la renseigner quand à la nature de ce qui faisait craquer les branches mortes qui couvraient le sol par ci par là ou encore les branches basses de certains arbres, mais rien… La rouquine reprit son petit bonhomme de chemin, l’air de rien, comme si elle était passée outre, mais c’était loin d’être le cas. La forêt était plutôt calme ces temps ci mais les rapports d’attaques de brigands étaient tout de même conséquents et elle ne pouvait se laisser surprendre de la sorte. Augmentant petit à petit sa cadence, elle bifurqua tout à coups s’enfonçant dans les fourrés, là où il n’y avait plus de chemins à proprement parler et si quelqu’un la suivait, il la perdait à peine deux minutes plus tard. Pourtant elle était toujours bel et bien là, tapie dans l’ombre des multiples végétaux, usant de l’ombre des arbres pour fondre la sienne avec. Si elle n’avait vécue que sa petite enfance parmi son peuple, cela ne l’avait pas empêcher d’en suivre les us et d’apprendre leurs méthodes dans certains domaine et l’un d’eux était la chasse.
S’étant armée entre temps de son arc et d’une flèche qu’elle tenait vaguement encochée.

Toujours aux aguets, un mouvement attira son attention sur sa droite et en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, elle était prête à décocher un trait mortel s’il s’avérait qu’ils s’agissait d’un ennemi ou d’un prédateur trop zélé. Son geste fut stoppé net lorsqu’elle s’aperçu qu’il s’agissait seulement d’un lièvre. Il n’y aurait eu aucun problème si le dit lièvre ne courait pas vers elle ce qui était étrange car il devait avoir senti sa présence et détaler dans une autre direction, mais non, il couru vers elle, passa à côté et continua sa course folle jusque loin dans son dos. Ce comportement ne pouvait dire qu’une chose, il y avait quelque chose de plus effrayant qu’elle ici et le choix n’était guère grand dans ce cas là. Soit il s’agissait d’un prédateur, loup, ours ou lynx, soit d’un Humanoïde. Dans tous les cas, Adria ne pouvait relâcher son attention. Les muscles de l’elfe se contractèrent alors lorsque le bruit de pas feutrés atteignit ses oreilles. Adossées contre un arbre au tronc énorme, elle banda son arc doucement mais surtout sans bruit et se positionna légèrement de biais, dans le sens d’où provenait le son de pas. Immobile comme une statue, sa respiration si lente qu’on croirait qu’elle l’avait bloquée, elle attendit alors que l’être fasse son apparition, prête à agir en conséquence…



~~Présentation~~

Code couleur pour les paroles d'Adria : #003333
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shattered-emblem.forum-canada.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Ven 6 Avr - 13:39

Il s'était levé tôt ce matin là. En fait, il avait été incapable de fermer l'oeil de toute la nuit. Il était donc là, paumes derrière la tête, écrasé de tout son long sur son lit. Bien avant que l'astre solaire ne soit haut dans le ciel, il avait pressenti l'envie de sortir d'ici. À l'heure où la nuit embrasse le jour, à l'heure où l'aube semble vouloir retarder encore un peu son arrivée, le jeune homme tentait en vain de trouver le sommeil, sachant que la journée risquerait d'être longue. Ses yeux s'étaient d'abord rivés sur le plafond de bois vieilli qui surplombait son lit sans qu'il ne réussisse à s'endormir. Puis, à la manière d'un animal pris en cage, le jeune homme avait tourné la tête vers la fenêtre à travers laquelle il percevait des fragments de ciel nocturne parsemés d'étoile. Comme s'il espérait y voir un signe. Lentement, il s'était redressé sur les coudes, avait nonchalamment repoussé ses cheveux vers l'arrière et s'était dirigé d'un pas lent vers la dite fenêtre avant de s'appuyer contre son rebord. La cité. Belle, glorieuse. Mais quelque peu étouffante, malgré qu'elle soit encore endormie.

Balayant le ciel sombre tapissé de petites perles blanches, Ethan plissa les yeux, pencha la tête de côté, songeur. Depuis toujours, le ciel avait été pour lui une sorte de guide, un moyen détourné de croire que quelque chose d'autre brillait pour lui. Ailleurs. Loin. Non pas qu'il soit malheureux d'être devenu chevalier. Au contraire. Ayant fait preuve de respect et ayant toujours exécuté les ordres sans trop ronchonner, c'est très tôt qu'on lui permis de se balader à sa guise et de sortir du périmètre du château et de la cité. Réalisant soudain qu'il ne risquait pas de trouver le sommeil de si-tôt, l'homme se décida enfin sortir de la chambre après avoir enfilé une tunique sombre et sa vieille cape, apportant ses armes avec lui. Il traversa le couloir de l'aile à pas de loup – et c'était le cas de le dire- puis se dirigea vers la cours avant de s'arrêter. Personne. Pas une âme qui vive. Il avait prévu sortir du château le plus rapidement possible. Cependant, le soleil se lèverait bientôt. Le jeune homme opta donc pour la direction des créneaux. Certes, un ou deux gardes devaient y patrouiller, mais il avait pris l'habitude de se faire discret, en retrait. Grande sentinelle solitaire. Arrivé à l'endroit tant apprécié, le vent lui fouetta la figure en une légère bourrasque toute fraîche. Capuchon lui retombant mollement sur le front, le chevalier alla s'appuyer contre la pierre froide, ses yeux ambrés gardant leur attention sur la cime des arbres,au loin, en contrebas. Quelques minutes plus tard, les premiers rayons du soleil virent effleurer le couvert forestier, puis la cité, dans toute sa splendeur. Il n'avait jamais été en mesure d'expliquer pour quelles raisons il appréciait plus que tout se retrouver ici, à observer le soleil débuter sa course. Et bien que certains s'étaient risqués à le lui demander, le chevalier s'était contenté de hausser les épaules, sourire quelque peu navré accroché aux lèvres, l'esprit perdu dans un monde qui n'appartenait qu'à lui.

Les minutes en vinrent à s'égrainer tandis que deux nouveaux hommes arrivaient, venant prendre le tour de garde de ceux qui avaient surveillé les alentours toutes la nuit. Puis, peu à peu, dans la cours et dans le château – il le sentait – les domestiques s'éveillaient, s'affairaient à leurs tâches. L'homme savait pertinemment qu'il devait paraître étrange, debout à cette heure, à observer ce qui, pour la plupart des gens, relevait de l'ordinaire et de la banalité. Cependant, il s'en fichait profondément. On ne change pas si facilement les habitudes et les tares d'un loup solitaire. Ses oreilles commençant à capter un peu trop à son goût les bruits alentours, Ethan décida qu'il était temps pour lui de s'éloigner, ne serait-ce que quelques heures, du château et de ses alentours. En même temps, il en profiterait pour aller vérifier si tout se passait bien aux villages un peu plus éloignés de la luxueuse cité. Si plusieurs avaient tendance à les oublier, lui, tenait à y faire son tour régulier. Ne serait-ce que pour voir les visages reconnaissants, souriants d'une simplicité tout en bonté, des villageois qui faisaient changement des individus pédants de la haute.

Le reste de l'avant-midi se passa donc sans grandes surprises tandis qu'il s'arrêtait quelques instants pour aider les villageois des alentours ou pour écouter et commenter, avec une patience d'ange, les propos décousus d'un vieil homme solitaire. Toutefois, sa «mission» terminée, le soleil était encore haut dans le ciel et l'idée de retourner au château ne l'enchantait que très peu. Or, c'est vers la forêt qu'il décida de bifurquer plutôt que vers le sentier de terre battue. À peine avait-il franchit la première lignée d'arbres qu'il se métamorphosait en loup. Une bête au pelage aussi sombre que les ailes d'un corbeau. C'est d'une démarche nonchalante que sous forme animale, le chevalier s'enfonça sous l'épais couvert forestier. Aux aguets, rien ne semblait lui échapper. À quelques mètres du loup, un lièvre détalla à toute vitesse sans qu'il ne tente pour autant de mettre un terme à son existence. Non, la chasse ne lui disait rien pour le moment. Seulement la forêt l'intéressait pour l'instant. Un retour aux sources.

Tout à ses pensées, son instinct de prédateur pris momentanément la fuite et dans un craquement sonore, l'une de ses pattes s'écrasa sur une branche morte, révélant brutalement sa présence à de quelconques indésirables. Il cessa d'avancer, tentant de percevoir une quelconque présence aux alentours. Certes, il y en avait bien une. Cela, il le savait fort bien. Cependant, il ne la discernait pas au travers des feuillages. Était-ce une si bonne idée que de s'être transformé ainsi? Un chasseur le guettait-il présentement, bien à l'affut de ses gestes? Lentement, sur le quivive, Ethan avança, balayant les alentours de ses yeux ambrés. Brusquement, il s'arrêta avant de tourner la tête vers un endroit bien précis. De ce qu'il pouvait voir, il n'y avait rien d'autre que des arbres. Néanmoins, son instinct lui dictait autre chose. Ce n'était pas un réel danger qu'il pressentait, mais quelque chose – ou quelqu'un, l'observait. Un autre que lui aurait sans aucun doute détallé au plus vite. Mais pas Ethan. Au contraire, sous forme animale, il se contenta de pencher la tête de côté, fixant inlassablement les feuillages. À se concentrer particulièrement, on aurait presque pu croire que ses sourcils s'étaient haussées, en une expression de «Vraiment? Tu comptes demeurer caché longtemps? Tu crois que je t'ai pas vu?»

Le loup demeura ainsi pendant près de trente secondes, sans bouger. Puis, comme si rien ne s'était passé, il reprit sa marche avant de reprendre forme humaine, aussi facilement qu'il s'était métamorphosé en loup. Ses sens l'avertissaient que la chose qui se cachait ainsi, peut-être prête à bondir, n'était pas un animal. Il ressentait sa concentration intense et savait qu'il ne s'agissait pas d'un simple chasseur non plus. Or, faute de poursuivre son chemin sans rien de plus, une seule chose lui vint à l'esprit:


- Charmant, le camouflage.
Revenir en haut Aller en bas
Adria

avatar

Race : Elfe
Age du personnage : 30
Maître/Ecuyer : /
Armes : Arc (principal) / Dagues
Armes magiques : /
Messages : 289
Date d'inscription : 26/02/2012

Feuille de personnage
Niveau:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Ven 6 Avr - 22:01

Il ne s’était écoulé qu’une minute à peine, voire moins, et pourtant le temps semblait passé bien plus lentement pour Adria, comme si son cours avait été perturbé par la situation et que lui-même était rendu hésitant à poursuivre ce laps à une vitesse tout à fait habituelle. Son arc toujours bandé, elle écoutait attentivement les différents sons qui lui parvenaient. Les pas feutrés s’étaient tus, l’être devait avoir stoppé son avancée et pendant un court instant il n’y eut aucun bruit de plus que celui du vent qui se faufilait toujours dans les branchages. Puis ils reprirent, d’abord feutrés comme au départ puis légèrement plus lourds par la suite. La différence n’était pas très grande entre les deux sons mais grâce à son ouïe elfique et merci à elle, Adria pouvait aisément la discerner. C’était comme si l’individu en était devenu un autre en l’espace d’une fraction de seconde à peine. La jeune femme ne put poussé son sa réflexion plus loin, une voix venait de s’élever et cette voix elle ne la connaissait que trop bien.

Réprimant un soupir, Adria se décrispa et détendit la corde de son arc en douceur, retenant la flèche qui de toute manière ne serait pas aller bien loin étant donné qu’elle se serait fichée dans le tronc du gros arbre derrière lequel elle était cachée. Arc dans une main, flèche toujours tenue par l’autre, l’elfe s’écarta du tronc d’un pas, puis d’un deuxième, pivota et apparue enfin. Replaçant sa flèche dans son carquois, elle lança alors :


« Si on peut vraiment appeler cela un camouflage… »

Expression neutre, démarche souple et droite mais l’allure toutefois décontractée, elle rangea sa flèche dans son carquois d’un geste nonchalant, passa son arc en bandoulière, réajusta sa sacoche et salua le grand homme d’un geste de la main. Elle marcha vers lui et s’arrêta à une distance respectable avant de reprendre la parole.

« Et tu profites souvent du calme de la forêt pour faire une frayeur aux gens comme cela ? »

S’il s’était agit d’une autre personne qu’Adria, sans doute qu’un sourire serait venu appuyer le fait qu’elle avait dit cela sans trop de sérieux, mais il n’en fut rien ce qui amenait toujours les gens à se demander si elle plaisantait ou si elle était réellement sérieuse, mais Ethan la connaissant depuis quelques années maintenant, la jeune femme se disait qu’il devait être apte à discerner si elle l’était ou non. Si ce n’était pas le cas, c’était un bon gros tant pis pour elle. Posant ses mains sur ses hanches, elle se permit de détailler son frère d’arme un instant avant de laisser ses bras retomber le long de son corps, de jeter un coup d’œil aux alentours et de reprendre la marche d’un pas lent. Passant à côté du grand encapuchonné, elle lui lança un rapide coup d’œil de biais.

« Cela fait-il longtemps que tu es ici ? »

Par ceci, l’elfe ne voulait pas parler de la forêt en général mais des environs car l’étendue boisée était bien assez grande pour qu’il ne vienne pas à se croiser comme c’était le cas présent, ce qui revenait à un sacré coup du hasard car cette partie de la forêt n’était pas réputée pour être la plus fréquentée et jusque là elle n’avait jamais croisé quelqu’un de la sorte. Mais la rouquine n’avait pas tellement de quoi se plaindre, elle préférait que se soit Ethan plutôt qu’une autre personne. Les autres avaient tendance à s’accrocher où a vous lancer ces regards qui en disent long sur ce qu’ils pensent de vous et qui pourtant vous saluent de leur voix mielleuse dégoulinante d’hypocrisie. Adria porta sa main vers sa nuque et se gratta le derrière de l’oreille tassant au passage son épaisse chevelure. Levant la tête en faisant le geste, elle observa un instant le plafond feuillu entrecoupé de morceaux azur. La grande elfe pivota une énième fois et fit quelques pas en marchant à reculons avant de reprendre.

« Saurais-tu à peu près l’heure qu’il est ? »

La situation n’était pas peu banale. Ils se tombaient dessus dans la forêt, elle-même était sur le point de lui décocher une flèche et voilà qu’elle demandait l’heure comme si de rien était et qu’ils se trouvaient n’importe où sauf au milieu d’un grand boisé. Une question anodine mais dans un milieu moins anodins et entre deux personnes qui l’étaient encre moins ! En effet les deux jeunes gens n’étaient pas reconnus pour leur loquacité et qu’Adria balance une question de ce genre qui rentrait facilement dans tous les débuts de conversations n’était pas quelque chose qui arrivait souvent. En fait c’était bien parce qu’elle savait qu’Ethan ne s’enivrerait pas d’un élan de jasette et se contenterait de répondre sans toutefois cherchait à relancer la conversation sur un autre sujet et cela arranger bien l’archère au passage. Cette dernière roula doucement des épaules et reposa ses mains sur ses hanches arborant ainsi son habituelle attitude nonchalante qu’on lui connaissait si bien.


~~Présentation~~

Code couleur pour les paroles d'Adria : #003333
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shattered-emblem.forum-canada.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Ven 6 Avr - 23:28

Combien de chances y avaient-il pour qu'il tombe sur sa soeur d'arme en plein milieu de la forêt? Le chevalier était persuadé qu'il n'y en avait que très peu. Pourtant, c'était arrivé. Ainsi, il se retrouva planté là, à quelques pas de la grande rousse à qui il tournait le dos. Nul besoin de se retourner face à elle pour détailler l'expression qui devait s'être fichée sur son visage. Une expression neutre. À la limite de la sévérité pure et simple. Enfonçant les mains dans ses poches, l'homme soupira puis fini par pivoter vers l'elfe qui s'était postée à quelques pas de lui.

Si la démarche décontractée de la jeune femme ne trahissait pas, aux premiers regards, son malaise quant à l'idée de devoir s'adresser à lui, Ethan ne fut pas aussi efficace. Son visage exsangue était à demi caché par l'ombre de son capuchon, conférant à ses yeux l'allure de deux joyaux orangés. Or, bien que dans une autre situation, le fait de ne pas le retirer aurait sans aucun doute été perçu comme un vulgaire manque de respect, le jeune homme ne s'inquiéta pas de cela. Peu être parce que cet acte de politesse s'adressait aux dames et que, à ses yeux, Adria n'en était pas tout à fait une...Il demeura donc ainsi, mains dans les poches, observant la jeune femme de travers. Étonnament, sans doute en raison de la soudaineté de leur rencontre, ses questions s'enchaînèrent les unes après les autres, ce qui eut pour effet de contrarié, ne serait-ce qu'un minimum, le grand ténébreux qui n'avait encore rien prononcé d'autre mis à part son commentaire sur le camouflage de la jeune femme.

Peut-être était-ce parce qu'elle lui semblait si mal à l'aise qu'il n'avait jamais réussi à tenir très longtemps seul avec elle. Certes, le silence ne l'avait jamais embêté. Apparemment, Adria non plus n'était pas dérangée par le silence. En fait, c'était plutôt les mots qui dérangeaient la majorité du temps.

Si d'autres auraient pu prendre les propos de l'elfe comme une insulte, ce n'était pas tout à fait le cas du chevalier, bien qu'il s'en senti quelque peu dérangé. Il se ravisa au dernier instant, évitant ainsi de lui renvoyer une boutade qui n'aurait fait qu'accentuer le malaise déjà présent.


- Je préférais m'éloigner du château pendant que c'est encore possible, histoire de faire le vide.

Réponse claire et honnête. Après tout, il n'avait pas de comptes à rendre. Depuis son arrivée à Concordia, jamais on ne lui avait empêcher d'agir ainsi. Et la forêt était devenue son refuge temporaire. Il avait appris à l'aimer, malgré tous ses défauts.

- Et il faut dire que je ne m'attendais pas à croiser une soeur d'arme cachée derrière un tas de feuilles...

Un bref sourire, à peine perceptible, se ficha sur ses lèvres, puis, comme pour s'avouer vaincu, il passa une main sur le dessus de sa tête pour laisser retomber le capuchon sur ses épaules. Ses yeux se plissèrent tandis qu'ils s'habituaient avec peine à la clarté du jour. Tout en subtilité, l'homme fit un pas vers la gauche, histoire de demeurer sous le couvert forestier. Non pas qu'il n'appréciait pas les rayons du soleil. Mais c,était plutôt ce dernier qui avait tendance à plus ou moins l'apprécier... En guise de réponse à sa question, Ethan esquissa une légère moue, puis fini par répondre:

- Il se trouve que non, je viens de quitter les villages il y a à peine quelques minutes.

Ses sourcils se froncèrent quelque peu tandis qu'il penchait la tête de côté, analysant les traits de la grande rousse.

- Tu ne crois quand même pas que je t'ai suivie jusqu'ici, non?

Sans attendre de réelle réponse de la part de la fougueuse jeune femme, Ethan fini par détourner les yeux, posant son attention sur les alentours. Quelle heure pouvait-il bien être? À en voir la course qu'avait parcouru le soleil, l'avant-midi devait bientôt tirer à sa fin. Or, c'est ce qu'il se contenta de répondre à la question de la rouquine, de manière tout aussi banale et ordinaire qu'elle l'avait fait en posant son interrogation. De toute évidence, il ressentait le malaise de la jeune femme et son envie plus qu'évidente de s'éloigner le plus vite possible. Du moins, c'est ainsi qu'il percevait la chose. En éternel solitaire, il n'était pas réputé pour sa grande facilité à aborder les autres et bien qu'il estimait beaucoup sa consoeur, cette dernière lui causait encore plus de troubles que les autres. Aussi peu loquasse que lui, et beaucoup moins facile d'approche, elle était plutôt de celles qui en imposent, bien qu'il ne donnait pas sa place sur ce point.

- Tu comptais retourner au château maintenant ou tu m'accompagne?

Cette question banale, il l'avait posée de un, par politesse et de deux, pour lui permettre de décider de ficher le camp à toutes jambes ou de rester. Il avait l'habitude de s'enfoncer bien plus loin dans la forêt qu'il connaissait presque par coeur. Néanmoins, avant même qu'il n'ait reçu de réponse, un craquement provenant de plus loin sur sa gauche, quelque part entre les arbres, attira son attention. Ses dons lui indiquèrent qu'il ne s'agissait pas d'un animal, mais bien qu'un être humain. Ou du moins, d'un quelconque humanoïde. Ainsi exposés, les deux chevaliers se trouvaient en fort mauvaise posture s'il s'agissait d'un quelconque attaquant. Or, discrètement, il fit signe à la grande rousse d'avancer vers lui, tout en tentant de faire comme s'il n'avait rien entendu. Contrairement à quelques instants auparavant, il pressentait un réel danger. De la crainte aussi. Peut-être, finalement, n'était-ce pas un hasard qu'ils se soient tous deux trouvés ici au même moment...
Revenir en haut Aller en bas
Adria

avatar

Race : Elfe
Age du personnage : 30
Maître/Ecuyer : /
Armes : Arc (principal) / Dagues
Armes magiques : /
Messages : 289
Date d'inscription : 26/02/2012

Feuille de personnage
Niveau:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Sam 7 Avr - 14:14

Si elle croyait qu’il l’avait suivit jusqu’ici ? Bien évidemment que non. Penser cela était tout à fait stupide, mais Adria jugea qu’il s’agissait d’une réponse tout à fait concordante avec sa pique quand à la présence de l’homme en ces lieux. Lorsqu’il eut dit qu’il était ici pour fuir le château, les sourcils de la l’elfe s’étaient légèrement relevés. A croire que Concordia n’était supportable que pour ceux qui y naissaient. La jeune femme avait tôt fait de noter que tous les « étrangers » avaient plus tendance à vouloir la fuir plutôt que d’y s’y confiner, une différence flagrante entre les Humains qui étaient habitués à tous s’agglutiner à un même endroit à contrario des autres peuples qui vivaient plus éparses mais restaient tout de même soudés ce que certains n’arrivaient toujours pas à comprendre d’ailleurs.
Pour ce qui était de l’heure, Adria ne s’attendait pas à une réponse bien précise de la part de son frère d’arme et à l’énoncé de la tranche de la journée, Adria avait légèrement inclinée la tête vers la droite dans une expression voulant alors clairement dire « oh bah en fait il n’est pas si tard que ça » et tout cela sans vraiment s’en rendre compte. Au final elle n’avait pas dormi si longtemps ! Un bon gros trois heures tout au plus, ce qui oui, était bien moins pire que ce qu’elle pensait à la base.

Si sa première expression était laissée visible, la surprise qui la prit lorsqu’Ethan lui demanda si elle voulait l’accompagner, elle, resta bien cachée derrière ses traits qui étaient alors redevenus de marbre. Bien qu’il lui sembla que la proposition du grand ténébreux n’était que pure politesse de sa part, Adria n’avait pu s’empêcher d’en être surprise, pas que les politesses d’Ethan étaient rares, loin de là, il avait d’ailleurs bien plus de savoir vivre qu’elle, mais en général on fuyait plus sa présence à elle qu’on lui demandait de rester et cela lui convenait parfaitement la majorité du temps, étant donné qu’elle faisait partie de ces gens qui aimaient qu’on els laisse à leur tranquillité. Une vie sociale ? A quoi bon ? Si ce n’était pas les gens qui la blesserait un jour ou l’autre, se serait elle qui le ferait, pour elle cette situation était inévitable, alors autant minimiser les risques. Adria ne redoutait pas d’être blessée, mais l’inverse c’était autre chose…

A réfléchir ainsi, la grande elfe n’avait pas noté qu’elle avait fait planer un bon silence entre eux deux durant un certain laps de temps. Elle allait répondre à son frère d’arme quand un nouveau craquement se fit entendre, dans son dos cette fois-ci. Elle-même n’avait pas les capacités de discerner s’il s’agissait d’un animal ou d’une être humanoïde, mais à l’en croire l’attitude qu’arbora alors le Sylène en face d’elle, ce n’était pas un gentil petit lapin qui semblait s’approcher d’eux. Elle nota le signe discret qu’il lui adressa et son attitude complètement nonchalante, les mains toujours posées sur ses hanches, elle s’avança doucement vers lui, haussa doucement les épaules et parla de manière toute aussi décontractée.


« En fait je pensais qu’il était bien plus tard que cela, Saeth peut très bien m’attendre encore un moment… »

Au départ, c’était plutôt le contraire qu’elle voulait dire, bien qu’elle ne soit pas si prise dans le temps que cela, elle avait plus tendance de faire une escapade aérienne avec son griffon au crépuscule, mais là n’était pas le sujet. Alors qu’elle se retrouvait à moins d’un mètre de son confrère, les craquements avait repris de plus belle et désormais il était facile de discerner des pas lourds, les personnes -car là aussi le doute ne persistait plus- qui en étaient la cause ne devaient plus juger que la discrétion était de mise. Pas même une minute plus tard, trois gaillards et une femme de forte carrure sortirent des fourrés et l’un d’eux lança.

« Vous voyez ! j’vous l’avez dis qu’elle irait pas loin ! Elle c’est même trouver un copain ! »

Et la forte femme d’enchérir :

« C’est-y pas mignon ça ?! »

L’hilarité fut totale. S’étant tournée vers le groupe, Adria ne voyait plus le visage d’Ethan, le sien en tout cas était encore comme à l’accoutumée, elle ne semblait pas être plus gênée que cela de la présence des quatre brutes et pas même une once de crainte ne pouvait être détectée, et pourtant elle était bel et bien sur ses gardes. Si l’elfe faisait le bon rapprochement, les premiers craquements qu’elle avait entendu étaient d’eux et elle avait donc bien fait de se mettre à couvert. Au final Ethan était au mauvais endroit au mauvais moment. Vraiment pas de bol quand on y repensait… Un rapide coup d’œil suffit à faire le point quand à l’armement des comiques. Un avait dagues et arc tout comme la rouquine, le deuxième une hache à double tranchant, le troisième une épée simple et la gaillarde une épée à deux mains ce qui laisser présager qu’elle n’était pas moins brute que les trois hommes, mais côté brutalité Adria savait aussi y faire malgré sa carrure de poids plume comparé à celui de l’Humaine. Adria ne pouvait s’armer de son arc sans précipiter les choses, aussi se contenta-t-elle de rester tranquille, pour le moment du moins… Le groupe s’avança vers eux, l’homme à la hache aux devants, son arme non dégainée, aucun d’eux ne l’avait fait d’ailleurs et s’était tant mieux.

« Hey la grande ! Il est bien beau ton arc ! Ca tombe bien mon copain aurait justement besoin d’un neuf ! Pas vrai B’rock ? »

« Haha ouai vrai qu’il a l’air pas mal ! Tu l’as pris de qui ? »

« C’est le mien. »

« Ah ouai ? Semble pas être un arc de gonzesse pourtant. »

Toujours aucun signe d’agressivité de la part d’Adria, elle avait même très calmement répondu à la question et s’était contentée de hausser une nouvelle fois les épaules à la remarque de l’archer. Se tournant pour faire face aux quatre individus elle fit deux pas pour s’éloigner un peu d’Ethan, histoire qu’il ai une marge quant tout ceci déraperait, car oui cela aller déraper. Le gars à la hache arriva alors à la hauteur de la rousse qui ne bougea toujours pas d’un pouce.

« Alors z’ont quoi d’autres d’intéressant les deux touristes ? »

« Pas grand-chose j’en ai bien peur… »

Encore une réponse fort tranquille de la part d’Adria, c’était à se demander s’il s’agissait bien d’elle. Elle avait même prit un ton doux et poli, à la limite du désolé pour appuyer son « malheureusement ». Pour les traiter de touristes ainsi, les parias ne savaient vraiment pas à qui ils avaient à faire et en l’occurrence c’étaient plutôt eux qui devaient être nouveaux dans les environs. La forêt était propice aux attaques de brigands, mais celle proche de Concordia était étonnamment calme de ce côté-là, la raison était facile à comprendre mais eux ne devaient pas y avoir penser. Aucun autre groupe de malotrus ici, ils pensaient qu’ils pourraient s’en mettre plein les poches à revendre ce qu’ils auraient dépouillé de leurs victimes.

« Mouais… Et elle a quoi dans sa sacoche la rouquine ? »

« Ca ? C’est juste un livre . Vous le voulez ? »

Toute docile, l’elfe extirpa le livre de sa sacoche en douceur et le tendit gentiment à l’homme à la hache. La femme ne tarda pas à cracher avant de faire part du dégoût qu’elle certain qu’elle devait porter aux livres.

« Pfeuh, un bouquin ! Qui se balade avec ça en pleine forêt ? Tu t’crois dans ton jardin la brindille ? »

Brindille… C’était bien la première fois qu’on lui attribuait ce quolibet et ceci n’était pas pour rien étant donné qu’elle n’avait rien d ‘une brindille à contrario de certaines dames anorexiques, mais si la grosse Bertha jugeait sa carrure comme normale, alors oui la comparaison pouvait être faite. Mais l’homme en face d’Adria chassa les propos d’un geste de la main, les autres ne disant rien, elle jugea qu’il devait être à la tête du quatuor de choc.

« Moais… Tout dépend du contenu en fait… Paraît qu’y en a qui paient cher pour un bon livre… »

Adria se permit de s’approcher encore un peu plus de l’homme, le livre toujours tendu. Ce dernier devait croire que c’était pour lui donner et sans réfléchir tendit son bras à son tour, mais le bousin n’atterrit jamais dans sa main.


« Dommage que vous ne pourrez jamais savoir son contenu étant donné que vous ne savez pas lire… »

Erreur de l’homme, ce ne fut qu’à ce moment là qu’il jugea bon de vraiment faire attention à l’expression d’Adria. La jeune femme –plus grande que lui- le dardait de son regard froid et sévère. Allez savoir pourquoi, il n’y décrocha pas. Deuxième erreur. Au lieu de tombait dans sa main, le gaillard se prit le livre en pleine face et sans douceur aucune bien évidemment. Durant le bref laps de temps où l’effarement régnait, Adria avait lâché le bouquin et s’était emparée de son arc et ne tarda pas à frapper son adversaire de toutes ses forces au niveau de son ventre, le faisant ainsi se plier en deux. Un dernier coup de coude au niveau de sa tempe et il était hors d’état de nuire. Se redressant, elle pu s’apercevoir que son action n’avait pas plu aux trois copains du gars qu’elle venait de mettre HS et ces derniers étaient armes en mains. Sans surprise, enfin pour elle, se fut la grosse Bertha qui la chargea en second. Prise dans sa soudaine rage et sa vitesse portée par son poids, l’elfe s’écarta de son chemin sans trop de problème et évita le balayage de la grande lame sans gros efforts non plus, ce qui la fit se placer à l’arrière de la guerrière et lui permit de lui asséner un violent coup encore une fois avec son arc, sur la nuque. Déstabilisée, il ne resta plus qu’à l’elfe de pousser la femme en posant son pied sur le bas de son dos et cette dernière alla faire de plus amples connaissances avec un arbre qui se dressait juste devant elle. Adria fit alors volte face pour voir si Ethan n’était pas prit de cours, elle s’arma d’une flèche et était prête à tirer pour aider son frère d’arme s’il le fallait.



~~Présentation~~

Code couleur pour les paroles d'Adria : #003333
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shattered-emblem.forum-canada.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Sam 7 Avr - 20:57

Comme si la jeune femme attirait invraisemblablement le malheur partout où elle allait, quelques secondes après qu'il se soit aperçu de la présence d'indésirables non loin, ces derniers se pointèrent dans toute la grâce et la splendeur dont ils étaient capables de faire preuve.

« Vous voyez ! j’vous l’avez dis qu’elle irait pas loin ! Elle c’est même trouver un copain ! »

Ainsi donc, ils avaient repéré la présence de l'Elfe avant que lui-même ne soit sur place. Bien qu'il connaissait les talents de guerrière de sa soeur d'arme et son côté plutôt brutal de fille manquée endurcie, Ethan préférait se trouver ici. Après tout, s'il était demeuré au château, advenant que les choses tournent mal pour Adria, l'idée de la ramasser en morceaux ne l'enchantait pas beaucoup. Or, il préférait défendre leurs intérêts à tous deux. Néanmoins, aux premières paroles des nouveaux arrivants, le chevalier réalisa qu'on s'adressait directement à la grande rousse et non à lui. Peut-être étaient-ils assez idiots pour croire que la jeune femme serait plus facile à intimider. Et peut-être croyaient-ils qu'il n'agirait pas, étant apparemment en minorité. C'était très mal les connaître tous les deux. Mais enfin...

« C’est-y pas mignon ça ?! »

C'était la femme de carrure imposante qui avait parlé. Mignon. Mignon? Les sourcils de l'homme aux cheveux sombres s'arquèrent lentement alors que ses yeux se posaient sur la créature tout en courbes et en épaisseur. Bien qu'il ne soit pas du genre à insulter les autres, il ne pu s'empêcher de penser qu'elle était bien la chose la moins «mignonne» qu'il avait vu jusqu'à ce jour. Fort heureusement, il se retint de faire part aux autres de son commentaire. Détournant les yeux de cette vision désagréable, le chevalier évalua les armes que possédaient le petit groupe alors qu'Adria s'adressait à eux, toute calme. N'avaient-ils pas réalisés qu'ils se trouvaient en plein centre de l'ouragan et que cet ouragan aux cheveux roux déverserait sa rage sur eux sous peu? Il semblait bien que non...

Or, comme pour ajouter à son comportement qui devait avoir peu de sens pour ceux qui leur faisait face, Ethan croisa les bras, lança un bref coup d'oeil à sa soeur d'arme et ne tenta même pas de s'interposer entre eux et encore moins de la défendre. Si la jeune femme avait été une autre, certes, il aurait agi. Mais pas avec elle. Pas qu'elle ne méritait pas qu'on la protège, mais lorsqu'on la connaissait, on pouvait savoir à quoi s'attendre de sa part. Et cela, Ethan le savait très bien. Ainsi, lorsque les choses se corsèrent, il laissa à sa soeur d'arme la joie de remettre les premiers attaquants à leur place. Parce que c'était à elle qu'ils s'étaient adressés. Et parce qu'elle méritait bien de leur montrer ce qu'elle était – en tant que brindille – capable de faire.

Le tout se déroula sous ses yeux alors que nonchalamment appuyé contre un arbre, il observait la scène, calculant chaque coup et chaque faux pas des piètres adversaires de sa consoeur. Mais surtout, celui qu'il regardait le plus était l'archer. Ce dernier sembla s'en rendre compte car il posa toute son attention sur le grand homme. Son compatriote armé d'une épée rudimentaire fit de même peu de temps après. Du coin de l'oeil, Ethan perçu la rouquine qui s'apprêtait à lui venir en aide, mais d'un geste léger de la main, il lui fit signe que tout allait bien. De toute façon, elle s'était chargée des deux premiers. Il pouvait bien faire le reste, non?

En soupirant, comme si cet effort le dérangeait profondément, il se donna une légère poussée pour se détacher de l'arbre, avança de quelques pas tout en observant attentivement les deux hommes qui lui faisaient face. De la force brute. Pas de réels combattants. Qui plus est, des brutes qu'il dépassait de bien une tête. Tout en posant ses yeux orangés sur les deux hommes, Ethan continua d'avancer. Peut-être un peu trop. Les deux, incertains, le regardaient faire, mi-inquiets, mi-idiots. Ni l'un ni l'autre osait charger en premier, probablement trop intimidés pour agir. Puis, alors que le chevalier se trouvait à à peine un mètre de l'archer, ce dernier eu la brillante idée de bouger. Un imperceptible mouvement préparant inévitablement le moment où il encocherait sa flèche. Trop tard. D'un geste rapide, Ethan agrippa sa propre épée, la fit pivoter et assena un violent coup du plat de sa lame sur l'arc, ce qui eut pour effet premier de surprendre le propriétaire de cette dernière, qui la lâcha sous le choc. Avant même qu'il ne réagisse autrement, le mécréant se fit agriper le bras qui se retrouva dans un angle pour le moins bizarre, dos au chevalier. D'un bref, mais brutal coup de coude, il le frappa à la nuque. Sonné, l'archer s'écroula au sol dans un bruit mat.

À quelques pas, l'homme à l'épée avait empoigné son arme. Un rire nerveux franchit ses lèvres puis, sans réfléchir, il bondit sur le chevalier. Ce dernier évita habilement la lame qui avait pour but premier de s'abattre sur sa tête puis se tourna vers le mécréant, attendant invraisemblablement que celui-ci lui refasse face. Avait-il réellement l'intention de combattre pareil minable? Non. Mais tout homme a sa fierté. Et le pauvre brigand ne s'en remettrait jamais de ne pas avoir été en mesure de tenir face à lui. Enfin, sans doute...

Malheureusement pour l'homme, Ethan ne fit pas preuve d'une très grande patience et mis fin assez radicalement au combat en désarmant son piètre adversaire en lui pointant sa propre lame sous la gorge.


- Vous tenez à obtenir autre chose des touristes ou les dits-touristes peuvent poursuivre leur route?

L'autre le regarda, air béat plaqué au visage. Il s'apprêtait à reprendre son arme qui était tombée au sol, mais le sylène plaça volontairement un pied dessus sans baisser la lame de son épée.

- Partez.

Son ton s'était fait inquisiteur. Il s'agissait bel et bien d'un ordre. Un simple mot. Bien ordinaire. Mais prononcé d'un ton qui n'invitait aucunement à l'argumentation. Certains auraient pu voir un geste de pure méchanceté dans l'idée de voler les armes de ces voleurs. Néanmoins, Ethan les avaient bien observer tandis qu'Adria s'occupait des deux premiers. Elles avaient été forgées par un forgeron de la cité. Or, il était fort peu probable qu'elles appartiennent à ces énergumènes. L'homme qui lui faisait face fut le premier à agir et piqua dans les bois sans demander son reste. Les trois autres étaient encore trop sonnés pour réagir. Ethan empoigna l'arme tombée au sol et la tendit à la grande rousse.

- Tu crois qu'avec tes pouvoirs, tu serais en mesure de retracer le propriétaire de ces jouets?

Il pencha la tête de côté et esquissa un sourire quelque peu mesquin, chose qui était plutôt rare chez lui.

- Histoire que la culpabilité ne me ronge pas pour le reste de la journée, bien entendu...

Jetant un coup d'oeil aux trois individus inertes, l'homme leur retira leurs armes, accrocha la hache à sa taille et pris l'arc dans l'une de ses mains. Il doutait que la jeune femme ne veuille poursuivre leur escapade en forêt, mais il l'incita tout de même à le suivre, juste au cas où. De ce qu'il avait pu explorer depuis son arrivée au château, la forêt recelait de véritables trésors pour quiconque n'appréciaient pas nécessairement l'imposante cité. Et il en avait fort besoin. Restait à savoir si la brute l'accompagnerait ou non. Cependant, il tourna la tête vers elle, la regardant des pieds à la tête.

- Au fait, tu n'es pas blessée?
Revenir en haut Aller en bas
Adria

avatar

Race : Elfe
Age du personnage : 30
Maître/Ecuyer : /
Armes : Arc (principal) / Dagues
Armes magiques : /
Messages : 289
Date d'inscription : 26/02/2012

Feuille de personnage
Niveau:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Dim 8 Avr - 14:41

Un simple geste de la main et Adria baissait son arc sans plus montrer signe de rechignage. Au final elle s’était débarrassée des deux premiers truands avec une facilité déconcertante, il n’y avait aucun doute à ce qu’Ethan n’en fasse qu’une bouchée lui aussi et la suite des évènements le confirmèrent. En l’espace de très peu de temps il avait mit à terre l’archer et surplombait désormais le dernier du groupe encore debout, de toute sa grandeur. Non, ils n’étaient vraiment pas du même acabit que ces voleurs de bas chemins et il le montrait bien au pseudo épéiste. Ethan en imposait et même si Adria n’était pas du genre à se laisser impressionner facilement, elle devait admettre qu’elle non plus n’aimerait pas se trouver à la place de l’autre homme, bien qu’elle ne l’aurait sans doute pas montrer et que son propre orgueil lui aurait intimé de soutenir ce regard et de surenchérir. Malgré cela l’elfe espérait qu’au mieux cela n’arriverait pas ou qu’au pire cela se déroule dans un futur qu’elle voulait très lointain.

La rouquine fut sortie de ses pensées par son frère d’arme qui lui tendait désormais l’épée que le bougre de plus tôt avait lâcher en lui faisant face. Son regard se posa sur le visage pâle du grand homme alors qu’elle se demandait ce qu’il voulait bien qu’elle fasse avec cette épée. La réponse ne tarda guère. Ainsi il pensait que ces « jouets » comme il les appelait, avaient été volés. Ceci était fort probable, il était vrai qu’elles étaient de trop bonnes factures pour ces idiots. La pensée que l’archer puisse tenir son arc à elle entre ses mains hideuses lui traversa alors l’esprit et son visage refléta l’espace d’un instant un profond dégoût. Elle s’empara alors de l’épée que lui tendait toujours Ethan alors qu’un sourire étirait les lèvres du ténébreux, ce sur quoi son regard accrocha. Les sourires d’Ethan étaient rares, ou du moi, elle-même n’en avait vu que peu depuis qu’elle le connaissait et de ces rares sourire, ceux de ce genre étaient encore plus une rareté. Consciente qu’elle était fixée sur le même point depuis un bon moment, elle redirigea ce dernier droit devant elle et fit quelques pas de côté en hochant positivement de la tête.
En règle générale, Adria n’appréciait pas tellement qu’on lui dise ce qu’elle devait faire, mais les propos de son frère d’arme tenaient plus d’une proposition plutôt que d’un ordre et c’était une bonne idée au passage…

Alors qu’Ethan allégeaient les autres brigands de leurs jouets tranchants à eux, Adria elle, tint l’épée par le pommeau avec ses deux mains et fermait les yeux. Elle n’aimait pas trop utiliser ce don en présence d’autres car parfois elle se retrouvait perdue lorsqu’elle « revenait » à l’instant présent. M’enfin… C’était toujours mieux que les visions qui se déclenchaient sans prévenir et où on avait l’impression qu’elle rêvait éveillée. La grande elfe bloqua alors sa respiration et lorsque la vision se lança, ses lèvres s’entrouvrir pour laisser passer une brève mais forte inspiration. Combien de temps cela dura ? Franchement Adria n’en avait toujours aucune idée. Il lui semblait que les scènes se déroulaient et se succédaient à un rythme normal et pourtant lorsqu’elle rouvrait les yeux, souvent, il ne s’était passé que peu de temps, du moins, moins qu’elle le pensait toujours. Quand elle rouvrit les yeux cette fois-ci, elle sembla un instant surprise de se retrouver dans la forêt. Secouant doucement la tête, elle reprit ses esprits et accrocha l’épée à sa ceinture à l’aide d’une longue lanière de cuire. Ses yeux tournés sur le sol elle aperçu alors un livre et le souvenir qu’il s’agissait de celui qu’elle avait amené avec elle lui sauta à l’esprit. S’accroupissant pour le ramasser, la voix d’Ethan ressurgit. De biais à lui, elle n’avait pas noté son balayage du regard sur sa propre personne. Elle répondit alors qu’elle se relevait livre en main.


« Je n’ai rien, mais l’archiviste va me tuer… »

Chose qui pouvait paraître surprenante, mais Adria avait alors affichait une mine déconfite. Pas qu’elle redoutât l’archiviste en tant que tel, mais éviter de devoir se faire passer un sermon pendant une bonne heure voire plus, était bien mieux. Elle chassa du mieux qu’elle pouvait la terre et les brins d’herbe qui étaient collés sur la couverture du bouquin et abandonna pour les pages qui s’étaient retrouvées collées contre le sol herbeux et qui étaient désormais joliment teintées de vert. Si elles n’avaient pas été pliées ou légèrement arrachées, Adria était certaine que ceci aurait pu passer inaperçu ! Du moins jusqu’à ce qu’un nouveau lecteur ne l’ouvre à ces pages-ci… Refourguant le livre dans sa sacoche avec beaucoup de délicatesse afin de ne pas aggraver le désastre, la rouquine se tourna vers son frère d’arme et se dirigea vers lui.

« Rien à déclarer de ton côté ? »

Elle laissa juste le temps à son confrère pour pouvoir lui répondre qu’elle enchaîna :

« Bien vu pour les armes au passage… Elles ont été forgées par un des forgerons de la basse ville, je ne connais pas son nom mais je situe à peu près où se trouve sa forge. Ces couards les ont volé à son apprenti alors qu’il les livrait à leurs propriétaires respectifs. J’ai bien peur qu’il n’ai pas passer un très bon quart d’heure par la suite… »

Par ceci, elle voulait bien évidemment dire : Livraison non livrée = clients insatisfaits = patron fâché = très mauvais moment si ce dernier n’était pas un minimum compréhensif. L’apprenti avait pourtant était courageux, un poil téméraire, mais face à ces quatre grosses brutes il n’avait pu offrir qu’une maigre résistance et les salopards lui en avait refilé une bonne…

Arrivée à hauteur d’Ethan, elle plaça sa main droite au niveau sa hanche à elle et posa la gauche sur le pommeau de l’épée. Penchant très légèrement la tête sur la droite, elle plongea son regard directement dans celui d’ambre du Sylène. Avec son teint pâle et ses longs cheveux d’ébène, il était parfois surprenant de voir à quel point cette couleur pouvait être vive. Rien à voir avec le sien aux couleurs froides. Les yeux sont le reflet de l’âme disaient certains. Pour Adria ce concept était encore trop imagé, bien qu’elle faisait toujours bien attention de regarder quelqu’un dans les yeux car certaines personnes avaient bien du mal à faire taire ses derniers et cela pouvait s’avérer bien utile pour savoir si la dite personne mentait ou non. Mais bien entendu, ici ce n’était pas le but recherché et quand bien même, Ethan pouvait lui dire ce qu’il souhaitait mensonge ou non, il ne lui devait rien et ce n’était pas à elle de se mêler de ceci.
Expression neutre, timbre de voix habituel, elle demanda :


« Que comptes-tu faire ? »


~~Présentation~~

Code couleur pour les paroles d'Adria : #003333
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shattered-emblem.forum-canada.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Dim 8 Avr - 23:07

Elle pouvait bien être offusquée qu'il lui demande de procéder à l'identification des armes, en aucun cas, il ne lui avait imposé la chose. Seulement, il la savait assez intelligente pour ne pas lui faire une crise de gamine à ce sujet. Les yeux du sylène balayèrent vite fait le visage de sa consoeur et il capta l'intérêt troublé qu'elle portait au bas de son visage. L'homme compris quelques instants plus tard qu'elle fixait ses lèvres qui s'étaient étirées en un fin sourire. Sans doute s'était-elle rendue compte qu'elle le fixait un peu trop intensément parce que rapidement, la grande rousse dirigea son regard quelque part au devant d'elle, sans plus porter attention à son frère d'armes. Un bref froncement de sourcil de la part du chevalier ramena son visage pâle à son air habituel. et sa voix suffit à couper court à l'observation minutieuse de la grande rousse. C'est qu'elle avait de ses réactions bizarres quelques fois...

Il l'a suivit des yeux tandis qu'elle ramassait les armes et la laissa procéder à l'identification des armes. En fait, pour l'aider à se concentrer, il s'éloigna, le temps qu'elle se concentre et ne revint que lorsqu'elle sembla avoir terminé avec la reconstitution partielle de leur histoire. Tel qu'il l'avait cru, il avait visé juste. Néanmoins, Ethan ne fit que hocher la tête en un signe positif tandis qu'il posait son attention sur la rouquine qui affirmait ne pas avoir été blessée, contrairement au livre. Malheureusement pour ce dernier, et avec tout le respect qu'il avait pour les écrits des archives, le chevalier fut fort ravi que ce soit le bouquin qui avait reçu la raclée plutôt que la jeune femme. Cela, toutefois, il se garda bien de le mentionner. En guise de réponse à sa question, il lui servi un «Tout va bien de mon côté» en haussant les épaules.

Le ténébreux s'apprêtait à tourner les talons lorsque la grande elfe vint se planter à quelques pas de lui, dans sa pause qu'il lui connaissait si bien. À nouveau, elle se mit à le xier, très probablement sans le vouloir. Néanmoins, cette fois, ce furent les yeux du chevalier qui captèrent son attention. L'homme soutint son regard sans broncher, mais il détourna finalement ses iris ambrés quelque part au dessus de tête de la rouquine. À être observé ainsi, il eut l'impression d'être un véritable livre ouvert à l'intention de la guerrière et cette idée ne lui plaisait aucunement. Certes, il lui faisait confiance, comme il faisait confiance à chacun des membres de l'ordre. Cependant, elle avait quelque chose de différent des autres. Une inaccessibilité froide qui lui avait toujours imposé l'idée qu'ils n'étaient pas du même monde, sans qu'il ne sache trop pourquoi. Certes, elle était une enfant de la forêt, tout comme lui. Mais de manière différente. Elle était également une princesse. D'une race qui n'avait rien à voir avec celle du sylène. Or, les iris que la jeune femme fixait étaient ceux d'un loup.

Un lourd silence s'installa, laissant à la forêt le soin de murmurer à leur place. Puis, la jeune femme le rompit comme si de rien n'était.


« Que comptes-tu faire ? »

Ce qu'il comptait faire? Les sourcils du chevalier se haussèrent et il posa un regard pensif sur les trois corps inertes. Certes, son idée première était de passer encore quelques heures sous le couvert des arbres. Toutefois, il semblait que ces imbéciles de brigands en avaient voulu autrement. S'il s'était trouvé seul, il aurait volontiers décidé de s'enfoncer dans la forêt. Néanmoins, la présence d'Adria fit pencher la balance en la faveur d'un nouveau plan de match. Parce qu'il ne désirait plus la trainer avec lui? Non. Pas du tout. Toutefois, l'idée que d'autres mécréants soient tapis quelque part non loin ne lui plaisait pas pour une seule et unique raison: il ne metterait pas la vie de la grande rousse en danger pour rien au monde. Et même si elle était assez brute pour se débrouiller fort bien toute seule, c'était plus fort que lui.cela non plus, il ne lui en fit point part, ne se risquant pas à subir la colère de la jeune femme. Encore une fois, si elle avait été une autre, cela aurait été fort plus facile. Mais elle n'était pas les autres... pas du tout.

- Que dis-tu d'aller faire un tour vers la base ville pour remettre les armes à leur propriétaire?

Se souvenant des malaises précédents, il s'empressa cependant d'ajouter:

- Sinon, je m'en chargerai bien seul.

C'était idiot comme commentaire. Vraiment. Mais enfin, qu'aurait-il pu dire d'autre? De toute évidence, la jeune femme ne désirait pas rester ici et elle était loin d'être réputée pour désirer la compagnie des autres. Lui non plus, cela n'était pas un secret. Mais enfin... En repoussant d'un geste lent sa longue tignasse, comme s'il réfléchissait à quelque chose à ajouter, le chevalier pris les devants avec l'intention de rebrousser chemin. Si ce changement de programme ne lui plaisait que très peu, il agissait surtout parce qu'il ne désirait pas que la petite brute qu'était Adria ne traverse le boisé toute seule. Ça aussi c'était idiot. Aussi, jamais il n'aurait pris la peine de le lui mentionner. Faute de savoir quoi ajouter, il garda le silence durant tout le trajet du retour, regardant de temps à autres si la rouquine était toujours présente. C'est en posant un regard désintéressé sur ce qui l'entourait qu'il se dirigea d'un pas ferme vers la basse ville, non sans avoir l'impression d'entrer dans une véritable jungle urbaine. Les passants grouillaient telles des petites fourmis affairées à leurs tâches tandis qu'il gardait la tête bien haute au dessus de ce qui lui semblait être une véritable marée humaine.
- On sors d'ici rapidement, tu veux?
Revenir en haut Aller en bas
Adria

avatar

Race : Elfe
Age du personnage : 30
Maître/Ecuyer : /
Armes : Arc (principal) / Dagues
Armes magiques : /
Messages : 289
Date d'inscription : 26/02/2012

Feuille de personnage
Niveau:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Lun 9 Avr - 18:16

Il pouvait s’en charger seul, certes, tout comme Adria pouvait très bien s’en chargeait seule elle aussi. En tout cas, tournant les talons elle se lança à la suite de son frère d’arme. S’il devait couper court à son escapade c’était bien de sa faute à elle, enfin… Elle relevait plutôt des quatre crétins mais même si elle n’y était qu’indirectement liée, l’elfe se sentait comme fautive principale et pourtant elle se contenta simplement de dire :

« Non je t’accompagne… »

D’un air désinvolte, sans ajouter plus sur son état d’âme, ce n’était pas nécessaire.
Ce fut donc en respectant leur nature des plus non bavarde qu’ils se rendirent à la Basse-Ville. Arrivant sur les lieux, la rouquine leva les yeux vers le ciel. Ce dernier était d’un bleu intense et à peine moucheté de quelques nuages d’un blanc laiteux. Elle espérait qu’il ne fasse pas aussi chaud que les derniers jours, car la Basse-ville avait ses odeurs qui ne se montraient guère agréables à mesure que la température s’élevait. Adria n’était vraiment pas du genre à jouer les petites natures, mais elle devait admettre que même elle ne pouvait s’empêcher de plisser le nez sous certaines odeurs. Le capharnaüm qui régnait dans la cité basse n’avait rien à voir avec la haute. En haut tout n’était qu’étalage de luxe que ce soit des bijoux, des soieries voire même d’animaux exotiques, ici… C’était tout autre chose. Entre les servants et servantes qui couraient pour chercher les courses de leurs maîtres dans les plus bref délais, espérant ainsi pouvoir obtenir un petit bonus sur leur paie maigrelette, les divers marchands qui vendaient tout et surtout n’importe quoi, les receleurs et on en passait. Puis dans tout ce tohu-bohu , il ne fallait pas oublié les voleur à la tire et ils étaient bien nombreux de tous âges et de tous horizons.

Grands, l’allure fière, la posture droite et armés jusqu’aux dents, leur passage ne se fit pas dans la plus grande des discrétions. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il «était quasi impossible de se mêler dans la foule de la Basse-Ville. Ceux qui n’y étaient pas originaires ou qui ne s’y rendaient pas beaucoup avait tôt fait de se faire repérer par tous les crapuleux et les pauvres citoyens. A peine en retrait d’Ethan, Adria portait son regard sur les gens alentours. Ceux qui les observaient avaient vite fait de baisser le leur, soit par réflexe, soit par respect, soit à cause du regard sévère de la grande rousse. Alors que la foule se resserrait peu à peu autour d’eux, un frisson parcouru le long de la colonne vertébrale de l’elfe. Étant donné la chaleur qu’il régnait, ce n’était clairement pas un frisson dû au froid, non, et quand cela n’était pas le cas, Adria avait vite assimilé ce frisson à une proximité non voulu. Elle tourna à peine la tête sur sa gauche qu’elle entre-aperçu un mouvement. Par pur réflexe, elle se décala en pivotant sur elle- même et en faisant un pas vers l’arrière. Une masse passa alors devant elle, déséquilibrée et elle attrapa le malotru par le bras avant qu’il ne tombe à terre ce qui le força à se tourner vers elle. Un môme, sale et maigrelet. Ce dernier n’eut même pas le temps d’esquisser un mouvement pour essayer de se libérer de l’emprise d’Adria - ce qui lui aurait été impossible d’ailleurs- qu’un deuxième gamin apparu devant elle. Plus vieux mais tout aussi miteux, il agrippa de toute sa force d’enfant souffrant de malnutrition, l’avant bras de l’elfe qui tenait l’autre môme.


« S’il vous plaît madame, ne lui faites pas de mal, ne le dénonçait pas non plus ! Il a que 7 ans ! Je lui avait dit de pas essayer, j’vous en prie, faites pas d’mal ! »

La scène eu tôt fait d’attirer certains regards et Adria se laissa surprendre par la complet désintéressement de la majorité d’entre eux. Elle était certaine que si elle c’était mise à le battre pas un n’aurait levé le petit doigt et l’aurait laissé crever sans même sourciller. La femme chevalier comprenait l’état d’âme de « chacun pour soit » dans la Basse-ville, la plupart avait déjà assez de problèmes comme cela pour ne pas avoir à s’en rajouter de nouveaux et surtout pas pour sauver un gosse dont la survie était déjà bien mal assurée ici, mais elle trouvait que cela allait trop loin. Il y avait une limite à l’abattement et au courbage de dos. De son point de vue, ce genre de comportement venait assoir encore plus l’autorité Humaine, il n’y aurait aucun changement à ce niveau là s’il n’y en avait déjà pas à celui-ci. L’étreinte des mains du gamin d’une bonne dizaine d’année la ramena sur les lieux. Elle plongea son regard dans le sien et au même moment où elle observa une lueur d’hésitation, l’étreinte s' amoindrie, mais ceci ne fut le cas qu’un court instant. Prenant son courage à deux mains en prenant une grande inspiration, il soutint alors le regard froid et sévère de la grande femme. Cette dernière porta alors son attention sur le plus jeune qui devait être son frère cadet. D’un geste imperceptible elle porta sa main gauche vers sa sacoche et en extirpa quelque chose.

« Je ne vois pas de quoi tu parles… Ton frère à simplement perdu l’équilibre à cause de la foule. »

Adria s’accroupit alors et dégageant sa main droite l’emprise du plus vieux avec le moins de brutalité qu’elle le pouvait, elle redressa le plus jeune, lui plaquant ce qu’elle avait sorti de sa sacoche et ne retira sa main que lorsqu’il eut lui-même porter les sienne pour venir enfouir l’objet rond dans celles-ci, ses yeux s’écarquillant. L’elfe ne lui laissa pas plus de temps pour réagir, elle se redressa vite fait et reprenait déjà la marche alors qu’elle lui lançait.


« Et fais attention la prochaine fois ! »

Puis comme si de rien était, la foule avait reprit son rythme et son désintéressement habituel, s’il y avait eu un accrochage plus personne n’y faisait attention et il était déjà sorti des esprits. Seulement deux frères l’avaient encore en tête, car ils étaient désormais un peu plus riche qu’avant. La manœuvre était dangereuse, un bon voleur n’aurait eut aucune difficulté à cerner les gestes d’Adria et de repérer où se trouvait sa bourse, mais elle ne craignait pas pour elle. Pour les gens d’en haut, ce qu’elle avait donné au gamin était ridicule, une simple pièce d’or, mais ici elle leur assurerait de quoi se nourrir pour deux bonnes semaines. En espérant qu’ils soient assez discrets et ne l’exhibent pas aux yeux de tous, sinon ils n’en seraient très vite plus les propriétaires. Mais de ce qu’elle avait pu discerner du regard de l’aîné, ceci n’arriverait sans doute pas, il était réfléchit et rendu bien plus mature que les enfants de son âge en général, tout cela à cause de ses conditions de vie…

Laissant échapper un long soupir, Adria releva la tête pour voir où ils étaient, essayant de se repérer par rapport à ce qu’elle avait pu voir dans sa vision lorsqu’elle avait essayé de retracer le propriétaire des armes. Un toit de tuiles aux tons rougeâtres et où il en manquait une grande partit, attira son attention. La jeune femme se racla alors la gorge pour attirer l’attention. Elle aurait pu attraper Ethan par la manche de sa tenue, mais non. Ce n’était pas dans ses habitudes et aussi elle ne voulait pas empiéter sur l’espace vital de son frère d’arme. Elle ne savait pas trop comment il aurait réagit si elle avait agit de même, mais vu qu’elle ne l’avait pas fait autant ne pas s’attarder sur ce scénario.


« La forge de la vision est juste à côté de cette maison aux tuiles rouges. »

Elle avait accompagné ses paroles en indiquant le lieu du doigt puis elle s’y était diriger mais sans tout de même prendre trop les devants. Une épaisse fumée blanche s’élevait non loin de la dite maison et ceci était bon signe quand à la présence d’une forge. L’odeur âcre de l’endroit et la chaleur augmentant à mesure qu’ils s’approchaient en étaient de bon indicateurs aussi. Arrivant devant l’atelier, l’elfe toisa les deux hommes qui s’affairaient.[/i]

« Aucun d’eux deux n’est l’apprenti que j’ai vu… »

Elle fit un pas vers l’avant et héla les deux hommes avant de demander :

« Pourriez-vous nous diriger vers le propriétaire de cette forge, s’il vous plaît ? »

Les deux gaillards s’étaient redressés tout en arrêtant leur travail et avaient porté leur attention sur les deux nouveaux arrivants. Croisant les bras sur sa poitrine, Adria attendit patiemment que l’un d’eux ne veuille bien délier sa langue.


~~Présentation~~

Code couleur pour les paroles d'Adria : #003333
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shattered-emblem.forum-canada.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Mar 10 Avr - 20:17

Tandis que sa consoeur balayait la foule de son regard froid, Ethan se contentait, sans vraiment le vouloir, de surplomber les passants en hauteur et en observation. Ainsi, le menton légèrement relevé, en une attitude dont il n'était nullement conscient mais qui faisait de lui un être à l'aspect si inaccessible, l'homme se frayait rapidement un chemin parmi les passants, s'assurant de temps à autres que la grande rousse soit toujours quelque part auprès de lui. De toute évidence, quand bien même elle s'était retrouvée à l'autre bout de la basse-ville, il aurait pu fort bien la repérer en raison de sa tignasse flamboyante. C'était au moins cela de gagner.

À la manière d'un animal sauvage à l'instinct de survie plutôt bien développée, le chevalier n'avait alors qu'une seule chose en tête: sortir de cette agglomération humaine le plus rapidement possible. Et pour le comble de son malheur – et sans aucun doute pour celui d'Adria- les deux membres de l'ordre ne passaient pas inaperçus. Néanmoins, le ténébreux ignora superbement la plupart des regards qui lui étaient adressés pour la simple et bonne raison qu'il craignait que l'on tente de l'interpeller, ce qui aurait inévitablement pour effet de le retenir plus longtemps en ces lieux qu'il considérait comme sauvages. Certes, cela faisait partie de son devoir que de venir en aide à ceux qui réclamaient un coup de main, mais la foule l'angoissait profondément, bien que son sentiment d'oppression grandissante demeurait habilement caché derrière sa fière allure. Tout à sa concentration quant à l'idée d'emplir sa mission, le silène ne remarqua pas l'enfant qui se glissa auprès de sa soeur d'arme, s'apprêtant à lui voler ce qu'elle avait dans sa bourse. Pour être honnête, il percevait tant d'énergies diverses autour de lui, qu'il aurait eu bien du mal à identifier à qui elles appartenaient. Il s'apprêtait à s'adresser à Adria en tournant la tête vers elle lorsqu'il réalisa qu'elle venait de s'arrêter, aux prises avec un morveux qui, de toute évidence, croyait s'attaquer à une proie facile. En soupirant bruyamment, le chevalier fit volte face, manqua d'interagir, aucunement en la faveur du voleur, mais se retint de justesse en observant la réaction de sa soeur d'arme. Pour camoufler son envie irrépressible de la remettre à sa place, le grand homme croisa les bras en penchant la tête de côté, son visage exsangue trahissant une contrariété non feinte, ses yeux ambrés allant de la grande rousse au petit, puis à son morveux de frère. Il fut témoin de la réaction étonnante d'Adria, qui glissa une pièce dans la main de l'enfant, mais ne s'y opposa pas. Il n'était aucunement en accord avec le geste qu'elle venait de poser, non pas parce qu'il désirait mettre une raclée à un petit garçon qui cherchait à trouver quelques sous pour survivre, mais parce qu'encourager ce genre de comportement ne faisait nullement partie de lui. Certes, s'il s'était trouvé à la place de sa soeur d'arme, il n'aurait pas été capable de punir le petit. Néanmoins, il ne l'aurait pas non plus récompenser pour sa façon d'agir.

Ainsi, alors que la rouquine reprenait son chemin, s'apprêtant à le rejoindre, il lui tourna le dos sans même chercher à croiser son regard. Cette attitude n'était pas coutume de la part du chevalier envers ses frères d'armes, mais il craignait que s'il lui faisait face maintenant, les dégâts qu'il pourrait causer seraient irréparables. Or, il se contenta d'attendre qu'elle pointe l'endroit où ils devaient se rendre, s'y dirigea d'un pas ferme en sa compagnie, mais s'arrêta finalement net en chemin avant de l'agripper par le bras. Sa poigne était ferme, cependant, elle n'était pas brusque. Elle n'avait que pour simple but que d'inciter la petite butée qu'elle était à lui faire face. Pendant près de quinze secondes, le ténébreux la détailla du regard, sourcils froncés, mais ne prononça pas un seul mot. À vrai dire, s'il n'avait pas fait de grands efforts pour se contrôler, la jeune femme aurait eu droit à une extraordinaire et peu commune crise de nerf. Or, puisque ce genre de réaction n'était pas courante chez le chevalier et que d'une certaine façon, sa contrariété tenait plus du fait que sa consoeur pourrait être réprimandée pour ce qu'elle avait fait, Ethan soupira bruyamment. Puis, il relâcha légèrement sa poigne sur l'avant-bras de la rousse avant de le libérer complètement. S'il avait été un individu normal, en cet instant, il lui aurait expliqué que récompenser un môme qui volait pour survivre était plutôt illogique de la part d'un représentant de l'ordre. Aussi, il aurait ajouter que si quelqu'un d'autre que lui l'avait vue faire – quelqu'un d'autres que les gens se trouvant sur place- elle aurait pu passer un très mauvais quart d'heure à son retour. Néanmoins, ses yeux se plantèrent dans ceux, beaucoup trop froids, de la jeune femme, et il se contenta de chasser cet instant bizarre d'un bref signe de main qui signifiait clairement «Laisse tomber».

Lorsqu'ils furent arrivés auprès de l'endroit recherché, le chevalier se posta à l'entrée de la forge alors qu'Adria prenait les devants pour interpeller les deux hommes qui faisaient leur boulot. À l'unisson, ils relevèrent la tête vers les nouveaux venus. En plissant les yeux, le plus grand des deux s'essuya le front d'un revers de manche et s'avança vers eux. La chaleur qui se dégageait de la forge était étouffante, mais l'homme y étant probablement habitué depuis belle lurette ne semblait pas en souffrir réellement. Il se posta à une certaine distance des deux chevaliers, se racla la gorge, puis pencha la tête de côté, comme pour se donner un meilleur angle de vue pour toiser la jeune femme de la tête aux pieds.


- Et qui le demande? Se contenta-t-il de demander en guise de réponse, un brin méfiant, mais fort ravi de ce qu'il voyait en reluquant la jeune femme.

Son regard s'attarda un peu trop longtemps au niveau de la poitrine de cette dernière et il sembla momentanément oublier la question qu'il venait de poser. Néanmoins, à peine quelques secondes s'écoulèrent avant que Ethan ne le ramène brutalement à la réalité en s'interposant de toute sa hauteur entre sa soeur d'arme et le travailleur.


-Des membres de l'ordre de Valor, rétorqua alors le chevalier en cherchant à capter le regard de l'homme qui redressa les yeux vers lui, entrouvrit la bouche, la referma, puis tourna les talons en marmonnant un «un instant» bougon.

Le chevalier pivota alors vers la grande elfe, haussa les épaules en guise de «il fallait bien le ramener à la réalité, non? Alors, ne me regarde pas comme ça!» puis attendit en croisant les bras que celui qui s'était éclipsé revienne vers eux. Fort heureusement, ce ne fut pas bien long. À sa suite sorti un homme de forte stature, aux cheveux grisonnants et à la barbe mal taillée. Il s'avança vers les deux chevaliers en les détaillant tour à tour, bien plus méfiant que son employé.


- Qu'est-ce que je peux faire pour vous?

- Nous renseigner sur ceci, rétorqua Ethan en extirpant l'une des armes de sa ceinture avant de la tendre au patron de la place qui l'examina minutieusement. vous, non?

- [color=brown]Ouais, ça vient d'ici,
[i] commença l'homme d'un ton légèrement plus brusque qu'il l'aurait voulu.
Mais ces armes proviennent d'une livraison qui a été faite il y a deux semaines, alors je ne...

- Elle n'a pas été faite, le coupa le chevalier qui, bien qu'il ne soit guère bavard en temps normaux, avait bien décelé l'anxiété qui s'était emparé de son interlocuteur.

À cet instant, l'un des deux employés laissa brutalement retomber son marteau et ses yeux se posèrent sur le guerrier. Son confrère l'imita et un silence oppressant empli la forge. Le patron, quant à lui, semblait sur le point de sauter à la gorge du grand personnage. Lentement, en un mouvement à peine perceptible, Ethan se pencha légèrement vers Adria.

- Rappelle moi de ne plus jamais me trouver là où tu te trouves. Tu n'attires que des ennuis...

Peut-être n'avait-elle pas encore compris, mais certains liens s'étaient faits dans l'esprit du ténébreux qui, de toute évidence, savait que l'apprenti n'était plus de ce monde. Ou du moins, qu'il n'était pas présentement en état de venir leur souhaiter le bonjour. Après un bref sourire des plus froids, Ethan décida de tourner les talons, faisant signe à sa soeur d'arme de le suivre. Lorsqu'ils furent sortis de la forge, il l'entraîna à l'écart – si l'on pouvait se trouver réellement à l'écart et lui expliqua son point de vue.

- Je suis persuadé que ce sont des armes de contrebande. L'apprenti avait peut-être menacé de parler ou il n'était tout simplement pas assez compétent et son patron aura décidé de l'éliminer en l'envoyant livrer une marchandise d'armes en sachant qu'elle n'arriverait jamais à bon port.

Oui, c'était une supposition qui pourrait lui coûter fort cher si elle s'avérait fausse. Mais néanmoins, dès qu'il avait mis les pieds dans la forge, une étrange impression s'était emparé de lui.
Revenir en haut Aller en bas
Adria

avatar

Race : Elfe
Age du personnage : 30
Maître/Ecuyer : /
Armes : Arc (principal) / Dagues
Armes magiques : /
Messages : 289
Date d'inscription : 26/02/2012

Feuille de personnage
Niveau:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   Jeu 12 Avr - 0:18

Lorsqu’elle revint vers Ethan et qu’il lui tourna magistralement le dos, Adria n’y fit pas tant attention et mit cela sur le fait que le grand homme voulait en finir au plus vite à cause de l’oppression régnante ici dans la basse-ville et elle-même devait admettre qu’elle n’aimait pas non plus se trouver cela à ce moment ci de la journée. A l’aube ou au crépuscule c’était déjà plus appréciable car toute la place était bien moins remplie mais là n’était pas la question. Elle venait de légèrement dépasser le Sylène que ce dernier lui attrapa fermement l’avant-bras. Surprise, ses muscles se contractèrent par réflexe au contact et elle du se faire violence pour ne pas se défaire de l’emprise ferme avec tout la non douceur dont elle était capable. Relevant la tête elle plongea son regard dans celui de son frère d’arme, frère d’arme dont les traits et les sourcils froncés indiquaient une forte contrariété. Face à une telle réaction de ce dernier, elle fronça elle-même les sourcils se demandant ce qu’il avait bien à lui reprocher ainsi silencieusement. L’évidence ne tarda pas à lui venir à l’esprit et sourcils toujours froncés son regard qui était quelque peu perdu à cause de l’effet de surprise brilla d’une certaine étincelle de défi alors que ses traits se durcirent, le tout exprimant une réponse qui prononcée à haute voix aurait été claire et concise : « Je sais et j’assume ce que j’ai fais ! ». Au final Ethan lui relâcha vite le bras en accompagnant d’un geste qui était lui aussi on ne peut plus clair.

Laisses tomber… Laisses tomber ! Mais c’était lui qui laissait tomber ! De quoi se mêlait-il ?Qu’est ce que cela pouvait donc bien lui faire ce qu’elle avait fait plus tôt ? Redoutait-il quelconque remontrance de plus haut ? Quand bien même cela arriverait, il n’y avait qu’elle pour porter le blâme, il n’avait rien à voir là dedans, alors pourquoi réagir ainsi ? ainsi dans toute sa fierté et son aveuglement, Adria se posait toutes ces questions et s’insurgea toute seule au sujet de ces dernières. Mais pas bien longtemps puisqu’ils arrivèrent à la forge. Si les deux gros bras de forgerons gagnaient sur la largeur et le gabarit, les deux chevaliers eux n’avaient rien à leur envier côté intimidation, juste par ce qu’ils étaient et que tous deux ne devaient vraiment pas afficher une mine réjouie suite à leur petit accrochage et si déjà en temps normal ils ne favorisaient pas le contact et suscitaient le malaise –enfin surtout Adria- au moment présent ceci n’était que renforcé par leurs mines assombries. En gros le malaise qui régnait alors aurait très bien pu être à cause de ceci et pas d’autres choses, bien que la grande rousse ressente elle-même un certain malaise vis-à-vis des lieux. La situation failli s’envenimer vite fait bien fait lorsque la patiente quitta complètement Adria lorsque « gros bras N°1 » avait décidé dans toute sa stupidité d’homme qui pensait avec son entre-jambe plutôt qu’avec sa tête, de lui reluquer la poitrine. Fait qu’elle comptait bien lui faire regretter mais se fut Ethan qui réagit le premier. Posé, calme mais sans pour autant manquer d’imposition. L’homme était alors parti et le grand ténébreux de se tourner vers elle avant d’hausser les épaules. Si Adria lui avait adresser un regard meurtrier, c’était surtout parce qu’elle n’avait pas eu le temps de se défaire de ce dernier qui était bel et bien destiner au forgeron et non à son frère d’arme. Une chance pour le premier car il s’en était fallut de peut pour que l’elfe ne vienne lui chatouiller la gorge avec la lame d’une de ses dagues.

Le patron arriva, il y eut un court échange qui eut tôt fait de ne pas plaire aux trois gros bras et Adria de rétorquer à la pique de son frère d’arme en bougeant à peine les lèvres et en marmonnant plus qu’en parlant clairement :


« Avoues que tu t’ennuierais trop si ce genre de choses n’arrivaient pas. »

Simple affirmation sans fondement, juste bonne pour servir de réponse car après tout, qui aimait voir son calme troubler de la sorte ? Pas grand monde et ceux qui appréciaient réellement ce genre de choses étaient des fous qui trouveraient un jour la mort à tenter ainsi le danger. Puis le Sylène tourna les talons suivit d’une Adria qui avait bien suivit le malaise mais n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Une chance pour elle, Ethan ne tarda pas à lui faire part de ses suspicions qu’en à toute cette affaire. Ses propos tenaient la route et alors que le regard de la jeune femme se faisait vague –signe de réflexion- elle hocha doucement la tête en signe de confirmation. Oui la réaction des trois gars était louche, très louche même, mais étaient-ce à eux de régler ce problème ? Certes en tant que chevaliers de l’Ordre de Valor, ils se devaient de protéger et d’assurer la Paix et indirectement fournir des armes à des groupuscules de hors la lois entachait cette paix que les membres du conseil avaient si souvent à la bouche.

Mais d’un autre côté, qu’ils en face un rapport et que la milice s’en charge était ce qui était fait généralement. Cependant la procédure pouvait être plus longue et le temps qu’ils viennent réquisitionner les lieux, les trois gros auraient déjà atteints une des frontières d’Aurhyne. Alors qu’elle se mordait la lèvre, prise dans ses réflexions, des « hey ! » lui parvinrent et la firent se retourner. Son regard tomba sur un môme à moitié caché par le mur d’une maison concomitante et qui lui faisait des gestes pour qu’elle aille le rejoindre. Le même gamin que plus tôt. Adria laissa échapper un long soupir mais se dirigea tout de même vers l’enfant, espérant qu’il ne croyait pas qu’elle allait lui faire une deuxième faveur, elle était même déjà prête à l’envoyer paître s’il le fallait. Lorsqu’elle fut à sa hauteur, il ne lui laissa pas le temps d’en placer une que nerveusement il regarda autour de lui avant de parler.


« Faut pas leur faire confiance ! Ils vendent des armes à des méchants hommes ! Jim l’a su et il a voulu partir mais… Faut pas leur faire confiance ! Partez où ils vous feront du mal ! »

Encore une fois elle ne put rien dire, le gamin avait tourner les talons et état partit à la course se mêler une nouvelle fois à la foule de la basse-ville. Elle se redressa doucement et posa ses mains sur ses hanches un imperceptible sourire s’ancrant sur son visage pourtant ferme. Leur faire du mal, voyez vous cela ? La rouquine retourna alors auprès d’Ethan, se défit de l’épée qu’ils avaient récupéré et la passa au grand homme même si lui aussi était déjà pas mal chargé.

« J’ai une idée. Pas sûre que ça marche mais au pire ça ne devrait pas trop dégénérer. »

Ceci dit, elle lui tourna une nouvelle fois le dos et retourna à la forge. Elle dégaina une de ses dague et héla une deuxième fois les trois hommes qui semblaient pris dans une grande discussion. Cette fois-ci bien qu’encore surprit leur accueil fut bien plus glacial que le premier.


« En fait mon compagnon n’a pas était très franc envers vous… Au fait, y’aurait pas un p’tit jeune qui s’appelle Jim qui travaille ici ? »

Prit de cours par le fait que la grande rousse passe ainsi du coq à l’âne, le patron hocha la tête en un signe positif. S’en rendant compte il lui lança un regard meurtrier avant de lui demander de toute ça voix grave et grasse.


« Pourquoi qu’est ce que tu lui veut au môme ? »

« Oh pas grand-chose. Voyez-vous nous –l’encapuchonné et moi- avions repéré vos armes que brandissaient fièrement des amis. Quatre joyeux lurons, trois hommes et une femme bien bâtie, j’pense que vous les connaissez. Pour faire court ils ont perdu leur armes en jouant aux cartes, z’ont jamais était bons pour ça, et là j’leur demande d’où qu’ils tiennent des trucs pareils ?! Parce que franchement s’du bien beau boulot vos armes là. Ils m’aiguillent vers votre jeunot et qu’est ce qu’y m’ fait pas lui ? Y menace de « tout dire à la milice » et blablabla pi là y ajoute « Si vous me payez j’dirais rien ». On était pas mal occupé, alors j’l’ai laissé filé, mais maintenant qu’on a le temps, m’suis dit « hey pourquoi pas aller donner une bonne leçon à s’te sale gosse? », alors voilà s’que j’lui veut. Sa langue, ses yeux et ses tripes ! »

Durant toute la durée de son joli petit monologue -ce qui n’était absolument pas dans ses habitudes de parler tant- Adria avait fait les quatre-cents pas jouant avec sa dague, Vers la fin elle s’était doucement accoter contre un établi et se grattait doucement la nuque avec le côté non tranchant de sa dague. Côté langage il lui avait fallu se remémorer le style linguistique de certains servants du château et des gens même de la basse-ville étant donné qu’elle y avait déjà fait quelques patrouilles et escapades. Un silence régna alors dans la forge, seulement coupé par le crépitement des flammes. Les trois gaillards là regardaient d’un air mêlant la surprise, le scepticisme et une pseudo réflexion. Ce fut le patrons qui coupa court à ce silence, Adria était déjà prête à réagir en conséquence. Il lui fut difficile de retenir son propre étonnement lorsqu’il partit d’un rire si intense qu’il lui fallut trois bonnes minutes pour le calmer.

« Désolé ma p’tite dame, mais on a d’jà fait son compte au môme ! Enfin… Les loups et les bêtes sauvages devraient l’avoir fait maintenant, on l’a laisser ligoté au milieu de nulle part y’a deux nuits. Au pire il doit être en train de crever de faim et de soif mais si vous voulez vous en assurer j’peux vous noter le lieu approximatif sur une carte. »

« Faites donc, je vous ferais part de ses souffrances s’il est malheureusement toujours en vie. Malheureusement pour lui, bien entendu. »

Un nouveau rire, cette fois-ci accompagner par les deux autres. L’air semblant bien heureux, Adria rengaina sa dague et croisa les bras sur sa poitrine avant de reprendre.

« Mais la raison première de notre venue c’est qu’notre patron à nous est pas mal intéressé par votre travail et il aimerait savoir si vous accepteriez de l’honorer d’une commande »

« Lui faut quoi ? »

« Essentiellement des dagues, des coutelas et des poignards »

« Et votre patron il a de l’or ? »

« Évidemment… Sinon je ne serais pas là… »

Disant cela, elle sorti sa bourse de sa sacoche et la balança à l’homme.
« Votre acompte mon bon monsieur. »

Les yeux du forgeron s’écarquillèrent en signe de bonne surprise lorsqu’il jaugea le contenu de la bourse. Tout sourire, il la refourgua dans l’une de ses poches.

« Dites à votre patron que j’peux vous fournir une quinzaine de chaque dans cinq jours et que s’il veut relancer sa commande se sera avec joie. Faut juste décider du lieu de livraison. »

« Et si nous disions ce fameux endroit que vous allez m’indiquer sur une carte ? »

Un petit rire mauvais revint secouer l’artisan : « J’aime votre manière de penser ». Il s’afféra alors plus loin puis vint la rejoindre en lui tendant ce qui semblait être un vieux morceau de papier plier en quatre. «J’ai noté l’heure et la somme en bas à gauche. Nous sommes donc d’accord sur les faits. »

« On ne peut plus »

Elle s’empara alors de la carte. Le forgeron profita de l’occasion de la reluquer, plus proche c’était encore mieux il fallait croire de son regard et son sourire niais. Adria se retint de ne pas réagir surtout que ce dernier renchérit :

« Mais sinon… Z’êtes pressée là ? »

Cette fois-ci c’était une mine de dégoût qu’elle se retint d’afficher. En se forçant grandement, elle étira ses lèvres en un sourire.


« Aujourd’hui oui, mais qui sait, dans cinq jours peut-être… »

Elle laissa planer sa phrase et tourna alors les talons, adressant un signe de la main en guise de salut aux trois gaillard. La forge quittée et malgré le monde qui était encore présent, Adria sentit comme un poids s’ôter de ses épaules. Elle se mêla à la foule, bifurqua, tourna les talons et rejoignit Ethan à qui elle tendit la carte. Affichant un air quelque peu dépiter, elle lui lança :

« Ne me laisse plus jamais faire ça… En tout cas, tu avais encore une fois raison. Ils font de la contrebande et l’apprenti l’a su et a voulu les vendre à la milice. Ils l’ont laisser pour mort dans la forêt, le lieu est indiqué. Accessoirement il s’agit aussi du lieu de livraison pour notre « commande » dans cinq jours. L’heure est notée dessus. On va pouvoir donner tout ça à la milice et les laisser s’occuper de leur offrir une superbe réception. Mais le soucis le plus important c’est l’apprenti, ils l’ont laissé il y a deux nuits, avec de la chance il est encore en vie. Certainement pas en pleine forme mais bon… »

L’elfe se dirigea alors à nouveau vers la foule avant de se tourner vers le grand ténébreux.


«Au risque de me faire passer pour l’impatiente que je suis parfois, il vaudrait mieux qu’on ne perde pas plus de temps si on vaut améliorer nos chances de le retrouver en vie… »

Par ceci Adria ne voulait pas dire qu’ils étaient en train de perdre leur temps, et elle se disait bien qu’Ethan devait déjà avoir penser à tout cela, d’un côté il était bien plus réfléchit et stratège qu’elle, alors pour poser un plan pour n’importe quelle situation il était bien meilleur qu’elle. Mais d’un autre côté ce qu’il avait dit à la forge n’était pas faux, s’il se retrouvait ici c’était par sa faute à elle, aussi ne voulait-elle pas l’impliquer plus, d’autant que ce fameux lieu dans la forêt pouvait tout aussi bien être un piège, bien que le forgeron semblait avoir été des plus sincère dans toute sa vilénie. Si tout cela s’avérer être une embuscade, il valait mieux que cela tombe sur un contingent de miliciens qui seraient alors assez en nombre pour y faire face, mais Adria ne comptait pas non plus abandonner l’apprenti à son triste sort, surtout qu’il y avait encore de bonnes chances pour qu’il soit en vie…


~~Présentation~~

Code couleur pour les paroles d'Adria : #003333
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shattered-emblem.forum-canada.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Promenons-nous dans les bois... [PV : Ethan]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Promenons-nous dans les bois. [Emeric]
» Promenons-nous dans les bois... [Privé]
» Promenons nous dans les bois , pendant que le loup n'y est pas ~PV Yû
» Un, deux, trois promenons-nous dans les bois ♫
» [Défi] Promenons nous dans les bois

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shattered Emblem :: L'empire de Valor :: Le Royaume d'Aurhyne :: Les terres d'Aurhyne :: Les bois et forêts-
Sauter vers: